LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2300237

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2300237

lundi 6 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2300237
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantDUGOUJON & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 20 février et 29 septembre 2023, Mme B A, représentée par Me Grimaldi, avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du maire du Tampon rejetant implicitement sa demande du 13 octobre 2022 tendant à l'octroi de l'indemnité d'administration et de technicité (IAT) ;

2°) d'enjoindre au maire du Tampon, sous astreinte, de lui accorder le bénéfice de l'IAT pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021 ;

3°) de mettre à la charge de la commune du Tampon la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- exerçant ses fonctions de manière satisfaisante, elle est en droit de prétendre, pour l'ensemble de la période visée par sa demande, à une IAT attribuée sur le fondement de la délibération du 27 décembre 2010, laquelle demeure applicable ;

- le refus est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le principe d'égalité est méconnu.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 juillet 2023, la commune du Tampon, représentée par Me Dugoujon, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable ;

- les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 ;

- le décret n° 2002-61 du 14 janvier 2002 ;

- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Aebischer, président ;

- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public ;

- les observations de Mme A, requérante ;

- les observations de Me Dugoujon, avocat de la commune du Tampon.

Une note en délibéré présentée pour la commune du Tampon a été enregistrée le 12 octobre 2023.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, adjoint administrative principale, exerce ses fonctions auprès de la commune du Tampon depuis de nombreuses années. Par une lettre du 13 octobre 2022, elle a demandé à son employeur de lui attribuer l'indemnité d'administration et de technicité (IAT) pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021. Par la présente requête enregistrée le 20 février 2023, elle demande l'annulation de la décision du maire du Tampon rejetant implicitement sa demande.

Sur les fins de non-recevoir opposées par la commune :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la demande d'IAT a été présentée sous la forme d'une lettre de l'avocat de Mme A en date du 13 octobre 2022 qui a été reçue par la commune le 2 novembre 2022. Une décision implicite de rejet étant née le 2 janvier 2023, le délai de recours contentieux de deux mois n'était pas expiré à la date d'enregistrement de la requête.

3. En second lieu, contrairement à ce que soutient la commune, ni la circonstance que l'intéressée ait eu connaissance mois après mois, par son bulletin de paye, du non-versement de l'IAT en sus de son traitement mensuel, ni le fait que son syndicat ait largement diffusé l'information sur les succès contentieux obtenus par d'autres agents qui avaient été privés de l'IAT, ne suffisent à établir l'existence, antérieurement à la décision implicite susmentionnée, d'une décision de l'autorité territoriale refusant l'attribution de l'IAT à Mme A. Ainsi, la décision implicite de rejet du 2 janvier 2023 ne présente pas un caractère purement confirmatif.

4. Il résulte de ce qui précède que les fins de non-recevoir opposées par la commune du Tampon doivent être rejetées.

Sur le droit à l'IAT :

5. Aux termes de l'article 5 du décret n° 2002-61 du 14 janvier 2002 : " L'attribution individuelle de l'indemnité d'administration et de technicité est modulée pour tenir compte de la manière de servir de l'agent dans l'exercice de ses fonctions ". Par sa délibération du 27 décembre 2010 prise sur le fondement de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984, le conseil municipal du Tampon a rendu applicable aux fonctionnaires et agents non titulaires de la commune l'IAT instituée par le décret du 14 janvier 2002 et a précisé les critères d'attribution, à savoir la valeur professionnelle, les responsabilités exercées et la manière de servir.

6. A l'égard des droits à indemnités des agents de la commune du Tampon pour les années 2018 à 2022, les dispositions de la délibération du 27 décembre 2010 relatives à l'IAT ne sont pas devenues inapplicables du seul fait de l'entrée en vigueur du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, lequel institue au profit des fonctionnaires de l'Etat un nouveau régime indemnitaire dénommé RIFSEEP destiné à se substituer à plusieurs dispositifs existants dont l'IAT. Au demeurant, la délibération du conseil municipal du Tampon du 18 décembre 2021, telle que modifiée par les délibérations des 30 juin 2022 et 30 septembre 2022, prévoit expressément que, compte tenu des impératifs de la mise en place progressive du RIFSEEP dans la commune, les régimes indemnitaires antérieurs ne sont abrogés qu'à compter du 1er janvier 2023. D'ailleurs, il est constant que le maire du Tampon a continué d'attribuer l'IAT à certains agents communaux jusqu'en 2022.

7. Si la commune du Tampon entend, par ses écritures en défense, mettre en doute les qualités professionnelles de Mme A, il résulte des comptes rendus d'entretien professionnel produits par l'intéressée au titre des années concernées par sa demande, que sa manière de servir est perçue comme très bonne ou bonne à l'égard de l'ensemble des critères et que les appréciations littérales de ses supérieurs hiérarchiques sont élogieuses. Dès lors, la décision refusant l'attribution de l'IAT au titre des services accomplis pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021 est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

8. Il résulte de ce qui précède que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du maire du Tampon lui refusant le bénéfice de l'IAT pour la période susmentionnée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. Compte tenu de ses motifs, le présent jugement implique que la commune du Tampon procède à un réexamen de la situation de Mme A à l'égard des versements d'IAT auxquels elle peut prétendre pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021. Il y a lieu d'enjoindre à la commune de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune du Tampon une somme de 600 euros au titre des frais qui ont été exposés par Mme A pour sa requête.

11. Partie perdante dans la présente instance, la commune du Tampon ne peut qu'être déboutée de sa demande présentée à l'encontre de la requérante sur ce même fondement.

DECIDE :

Article 1er : La décision du maire du Tampon refusant d'attribuer l'IAT à Mme A pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à la commune du Tampon de réexaminer la situation de Mme A à l'égard des versements d'IAT auxquels elle peut prétendre pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune du Tampon versera à Mme A la somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune du Tampon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune du Tampon.

Copie en sera adressée au préfet de La Réunion.

Délibéré après l'audience du 6 octobre 2023 à laquelle siégeaient :

- M. Aebischer, président ;

- M. Monlaü, premier conseiller ;

- Mme Tomi, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2023.

L'assesseur le plus ancien,

X. MONLAU

Le président,

M.-A. AEBISCHER

La greffière,

S. BALOUKJY

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions