lundi 26 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2301007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré enregistré le 31 juillet 2023 et des pièces complémentaires reçues le 19 novembre 2024, le préfet de La Réunion demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Saint-André ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. B A, présentée le 20 octobre 2022 et tendant à l'édification d'une construction à usage de chambre, sur une parcelle cadastrée BO 355, située au 71 de la ruelle Janac.
Il soutient que le projet en litige, par sa nature et sa consistance, devait faire l'objet d'un permis de construire, de sorte que le maire de Saint-André était tenu de s'opposer à la déclaration préalable présentée par M. A.
La requête a été communiquée à la commune de Saint-André, qui n'a pas présenté de mémoire en défense.
La requête a été communiquée à M. A, qui n'a pas présenté de mémoire en défense.
Par lettre du 23 novembre 2023, la commune de Saint-André a été mise en demeure de présenter ses observations en défense en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 avril 2025 :
- le rapport de M. Duvanel,
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête, le préfet de La Réunion demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Saint-André ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. B A, présentée le 20 octobre 2022 et tendant à l'édification d'une construction à usage de chambre, sur une parcelle cadastrée BO 355, située au 71 de la ruelle Janac.
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de l'urbanisme : " Les constructions nouvelles doivent être précédées de la délivrance d'un permis de construire, à l'exception : () b) Des constructions mentionnées aux articles R. 421-9 à R. 421-12 qui doivent faire l'objet d'une déclaration préalable. " Aux termes de l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " En dehors du périmètre des sites patrimoniaux remarquables, des abords des monuments historiques et des sites classés ou en instance de classement, les constructions nouvelles suivantes doivent être précédées d'une déclaration préalable, à l'exception des cas mentionnés à la sous-section 2 ci-dessus : / a) Les constructions dont soit l'emprise au sol, soit la surface de plancher est supérieure à cinq mètres carrés et répondant aux critères cumulatifs suivants : / - une hauteur au-dessus du sol inférieure ou égale à douze mètres ; / - une emprise au sol inférieure ou égale à vingt mètres carrés ; - une surface de plancher inférieure ou égale à vingt mètres carrés ; () ".
3. Lorsqu'il est constaté que des travaux sont, en vertu des dispositions du code de l'urbanisme, soumis à l'obligation d'obtenir un permis de construire mais n'ont fait l'objet que d'une simple déclaration, le maire est tenu de s'opposer aux travaux déclarés et d'inviter le pétitionnaire à présenter une demande de permis de construire.
4. Il ressort des pièces du dossier de déclaration préalable que le projet en litige a pour objet l'édification d'une maisonnette d'une hauteur comprise entre 5,20 m et 5,40 m, et d'une emprise au sol de 39,90 m². Dans ces conditions, le projet porte sur une construction nouvelle devant être autorisée par un permis de construire, en application des dispositions précitées des articles R. 421-1 et R. 421-9 du code de l'urbanisme. Par suite, le préfet de La Réunion est fondé à soutenir que la décision de non-opposition du maire de Saint-André a été pris en méconnaissance de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite par laquelle le maire de la commune de Saint-André ne s'est pas opposé à la déclaration préalable présentée le 20 octobre 2022 par M. A est annulée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet de La Réunion, à la commune de Saint-André et à M. B A.
Délibéré après l'audience du 24 avril 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Banvillet, premier conseiller faisant fonction de président,
- M. Duvanel, premier conseiller,
- Mme Beddeleem, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2025
Le rapporteur,
F. DUVANEL
Le premier conseiller
faisant fonction de président,
M. BANVILLET
Le greffier,
D. CAZANOVE
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
Le greffier,
D. CAZANOVE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026