jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400195 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 février 2024, l'Union nationale des professions libérales (UNAPL) de La Réunion, représentée par Me de Froment, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet de La Réunion du 15 décembre 2023 portant composition du Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) en tant qu'il désigne la Chambre nationale des professions libérales (CNPL) au titre du premier collège ;
2°) d'annuler par voie de conséquence l'arrêté du préfet de La Réunion du 29 décembre 2023 en tant qu'il nomme M. A, représentant de la CNPL, en qualité de membre du premier collège du CESER ;
3°) d'enjoindre au préfet de La Réunion de désigner l'UNAPL au titre du premier collège du CESEF ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu l'ordonnance de référé n° 2400202 du 13 mars 2024.
Vu la décision du Conseil d'Etat n° 493012 déclarant non admis le pourvoi formé par l'UNAPL contre l'ordonnance de référé susvisée.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4' Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () / 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens irrecevables () ".
2. Il résulte des dispositions de l'article R. 4134-1 du code général des collectivités territoriales et de l'annexe XI à ce code que la décision par laquelle le préfet de région procède à la répartition des sièges d'un collège du CESER, dont le nombre a été préalablement fixé, présente un caractère indivisible.
3. En premier lieu, eu égard à la règle d'indivisibilité rappelée ci-dessus, les conclusions par lesquelles l'UNAPL demande l'annulation de l'arrêté du préfet de La Réunion du 15 décembre 2023 en tant qu'il désigne la CNPL au titre du premier collège du CESER sont manifestement irrecevables.
4. En second lieu, l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 décembre 2023 en tant qu'il nomme M. A, représentant de la CNPL, en qualité de membre du premier collège du CESER, est sollicitée par l'UNAPL " par voie de conséquence " de l'annulation partielle sollicitée à l'égard de l'arrêté du 15 décembre 2023. Compte tenu de la règle d'indivisibilité rappelée ci-dessus et de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation partielle dirigées contre ledit arrêté, ce moyen doit être écarté comme irrecevable.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de l'UNAPL est vouée à un rejet par ordonnance, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de l'UNAPL est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Union nationale des professions libérales (UNAPL) de La Réunion, au préfet de La Réunion, à la Chambre nationale des professions libérales (CNPL) et à M. B A.
Fait à Saint-Denis, le 4 juillet 2024.
Le président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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