LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2400259

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2400259

lundi 18 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2400259
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 février 2024, Mme E A et M. F C, représentés par Me Quemper, demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet de La Réunion du 14 septembres 2023 portant traitement de l'insalubrité d'un immeuble d'habitation, sis au n° 93 bis, de l'avenue Raymond Vergès à Sainte-Suzanne, ensemble la décision implicite portant rejet de leurs recours gracieux née le 2 janvier 2024.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie, car la décision contestée a des conséquences financières particulièrement lourdes ;

- le doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué découle de l'expertise judiciaire à venir, de l'incompétence de l'autorité ayant déclenché la procédure de mise en sécurité, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles L. 511-9, L. 511-10 et L. 511-12 du code de la construction et de l'habitation, de l'opposition des locataires quant à l'exécution des travaux et de l'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2024, le préfet de La Réunion conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- l'urgence n'est pas justifiée ;

- les moyens ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à l'Agence régionale de santé de La Réunion (ARS) qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 mars 2024 à 15 heures :

- le rapport de M. Bauzerand, juge des référés ;

- les observations de Me Quemper, représentant les requérants ;

- les observations de Mme H, représentant le préfet de La Réunion ;

- et les observations de M. B représentant le directeur général de l'Agence régionale de santé qui revient sur les conditions dans lesquelles l'ARS est intervenue.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E A et M. F C sont propriétaires indivis d'un immeuble à usage d'habitation sur une parcelle cadastrée BC 1027, sise 93 bis, avenue Raymond Vergès à Sainte-Suzanne. Cette maison a été donnée à bail le 23 décembre 2017 à M. D et Mme G. Signalement ayant été effectué par les locataires quant à l'état du logement, il a été procédé à une visite des lieux par un technicien de l'Agence régionale de santé le 21 mars 2023. Par un arrêté relatif au danger imminent pour la santé des occupants de ce logement en date du 9 mai 2023, le préfet de La Réunion a mis en demeure les propriétaires de réaliser certaines mesures dans un délai d'un mois. Le 14 septembre 2023, le préfet de La Réunion a pris un arrêté d'insalubrité de l'appartement concerné prévoyant la réalisation de travaux et mesures dans un délai de six mois. Un recours gracieux a été formé le 2 novembre 2023, rejeté implicitement le 2 janvier 2024. Par la présente requête, Mme A et M. C demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 14 septembre 2023, ensemble la décision implicite portant rejet de leurs recours gracieux née le 2 janvier 2024.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. En vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Le recours dont dispose le propriétaire d'un immeuble contre les décisions prises par le préfet déclarant un immeuble insalubre et prescrivant, dans un intérêt de salubrité, et en application du code de la santé publique, l'exécution de certains travaux ou portant interdiction d'habiter est un recours de pleine juridiction. Le juge administratif, saisi d'un recours de plein contentieux contre un arrêté d'insalubrité d'un immeuble ou d'un logement, doit tenir compte de la situation existant à la date à laquelle il se prononce.

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par les requérants, tels qu'énoncés dans les visas de la présente ordonnance, n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition relative à l'urgence, les conclusions de Mme. A et M. C présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A et M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E A, à M. F C et au préfet de La Réunion.

Copie en sera adressée à l'Agence régionale de santé (ARS).

Fait à Saint-Denis, le 18 mars 2024.

Le juge des référés,

Ch. BAUZERAND

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/la greffière en chef

La greffière,

E. POINAMBALOM 2

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions