mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400272 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | R222-13 (JU 2) |
| Avocat requérant | DUGOUJON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 29 février et 8 juillet 2024, Mme C A B, représentée par Me Dugoujon, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du président du conseil départemental de La Réunion des 18 septembre 2023 et 29 février 2024 refusant de lui attribuer la carte mobilité inclusion stationnement ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lui attribuer l'avantage sollicité ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le refus est insuffisamment motivé ;
- son handicap justifie la délivrance de la carte mobilité inclusion stationnement.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 mai 2024, le département de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il soutient que l'avantage sollicité a été refusé à bon droit.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;
- les observations de Me Dugoujon, avocat de la requérante.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte des dispositions des articles L. 241-3, 3° et R. 241-12-1, IV du code de l'action sociale et des familles que la carte " mobilité inclusion " avec mention " stationnement pour personnes handicapées " est délivrée aux personnes atteintes d'un handicap qui réduit de manière importante et durable leur capacité et leur autonomie de déplacement à pied. Il résulte de l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017 pris pour l'application des dispositions susmentionnées que le critère de la réduction importante de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied est rempli dans le cas d'une personne ayant un " périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ".
2. Il résulte des pièces médicales produites par Mme A B à l'appui de sa requête, qui attestent du caractère invalidant de ses affections, notamment à l'égard des séquelles de sa fracture du bassin, et de l'impact de son handicap sur sa capacité à se déplacer, ainsi que des éléments circonstanciés présentés à l'audience sur son état de santé, que les difficultés de déplacement auxquelles elle est confrontée sont particulièrement importantes, le périmètre de marche pouvant être regardé comme largement inférieur à 200 mètres. Dès lors, il y a lieu de constater que le refus d'attribution de la carte mobilité inclusion stationnement procède d'une inexacte application des dispositions précitées.
3. Il résulte de ce qui précède que les décisions de refus opposées à Mme A B les 18 septembre 2023 et 29 février 2024 doivent être annulées et qu'une injonction de délivrance de la carte mobilité inclusion stationnement doit être prononcée.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du département de La Réunion une somme de 1 000 euros à verser à Mme A B au titre des frais qu'elle a exposés pour sa requête.
DECIDE :
Article 1er : Les décisions du président du conseil départemental de La Réunion des 18 septembre 2023 et 29 février 2024 refusant d'attribuer à Mme A B la carte mobilité inclusion stationnement sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au département de La Réunion d'attribuer à Mme A B la carte mobilité inclusion stationnement.
Article 3 : Le département de La Réunion versera à Mme A B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A B et au département de La Réunion.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.
Le magistrat désigné,
M.-A. AEBISCHER
La greffière,
S. LE CARDIETLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026