lundi 3 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400411 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er avril 2024, M. A C B, représenté par Me Belliard, avocat, retenu au centre de rétention du Chaudron, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 mars 2024 par lequel le préfet de la Réunion a prononcé son maintien en rétention ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à l'AARPI Belliard-Ratrimoarivony-Chhann, qui s'engage à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Khater, vice-présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Par une décision du 22 avril 2024, le directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides a reconnu la qualité de réfugié à M. B, lequel a alors été autorisé par le ministre de l'intérieur à entrer sur le territoire français à compter de cette date. Dans ces conditions, la requête a perdu son objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B aux fins d'annulation de la décision de du 30 mars 2024 par laquelle le préfet de La Réunion a prononcé son maintien en rétention administrative.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B aux fins de suspension de la décision du 30 mars 2024.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B et au préfet de la Réunion.
Fait à Saint-Denis le 03 juin 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
A. KHATER
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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