mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400516 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | PROSPER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 avril 2024, la Fédération syndicale unitaire (FSU), représentée par son secrétaire général, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, :
1°) d'ordonner la suspension de l'arrêté préfectoral n°2762 du 15 décembre 2023 portant composition du conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement (CCEE) de la région Réunion et de l'arrêté préfectoral n°2999 du 29 décembre 2023 constatant la désignation et nommant les membres du conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement de la région Réunion, ensemble la décision du 6 mars 2024 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 100 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que les décisions attaquées ont pour effet de porter une atteinte grave et immédiate aux intérêts professionnels qu'elle représente ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées au regard, premièrement, de l'incompétence du signataire de l'acte et de l'absence de l'indication lisible des prénom et nom de leur auteur, deuxièmement, du non-respect du principe de la hiérarchie des normes, du non-respect du principe de la représentativité syndicale et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 mai 2024, le préfet de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie, aucun des éléments présentés n'étant de nature à caractériser une situation d'urgence dans laquelle les décisions attaquées préjudicieraient de manière suffisamment grave et immédiate aux intérêts en présence.
- aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 24 avril 2024 sous le n° 2400516 par laquelle la Fédération syndicale unitaire demande l'annulation des décisions attaquées.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 10 mai 2024 à 14h30, tenue en présence de M. Idmont, greffier d'audience, M. Bauzerand a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Prosper représentant la Fédération syndicale unitaire qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens ;
- et les observations de Mme A, représentant le préfet de La Réunion qui reprend ses écritures en défense et soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées ;
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré a été enregistrée pour la Fédération syndicale unitaire le 11 mai 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 15 décembre 2023, le préfet de La Réunion a fixé la composition du conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement (CCEE) de la région Réunion. Par un nouvel arrêté du 29 décembre 2023, le préfet de La Réunion a constaté la désignation et a nommé les membres de ce conseil pour chacun des quatre collèges prévus. Par un courrier du 24 janvier 2024, la Fédération syndicale unitaire (FSU) a formé un recours gracieux à l'encontre de ces deux arrêtés. Ce recours a été rejeté le 6 mars 2024. Par la présente requête, la Fédération syndicale unitaire demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre ces décisions, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur le présent litige.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : "Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique ()" ;
3. Il apparaît, en l'état de l'instruction, qu'aucun des moyens soulevés par la FSU, tels que visés ci-dessus, n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, que les conclusions à fin de suspension de l'exécution de ces décisions doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles relatives aux frais de l'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par la Fédération syndicale unitaire est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Fédération syndicale unitaire et au préfet de la Réunion.
Fait Saint-Denis, le 5 juin 2024.
Le juge des référés,
Ch. BAUZERAND
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400516
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026