vendredi 21 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400517 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DUGOUJON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 23 avril et 19 août 2024, Mme B A, représentée par Me Dugoujon, avocat, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de prescrire une expertise médicale portant sur le préjudice résultant de l'accident dont elle a été victime à Saint-Denis le 18 novembre 2023 sur le trottoir de la rue Maréchal Leclerc à proximité de l'intersection avec la rue Saint-Jacques.
Mme A soutient que :
- sa chute engage la responsabilité de la commune de Saint-Denis et de la CINOR au titre d'un dommage de travaux publics ;
- eu égard à la gravité du préjudice subi, l'expertise sollicitée présente un caractère utile.
Par un mémoire enregistré le 14 mai 2024, la CGSSR déclare ne pas s'opposer à l'expertise.
Par des mémoires en défense enregistrés les 22 juillet et 23 septembre 2024, la commune de Saint-Denis, représentée par Me Gauci, avocate, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que :
- l'accident ne relève pas de sa responsabilité, mais de celle de la CINOR ;
- il est imputable à l'imprudence de la victime ;
- la condition d'utilité inhérente au référé-expertise n'est pas satisfaite.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2024, la CINOR représentée par Me Claisse, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La CINOR soutient que :
- l'accident ne relève pas de sa responsabilité, eu égard au lieu précis où il s'est produit ;
- il est imputable à l'imprudence de la victime ;
- la condition d'utilité inhérente au référé-expertise n'est pas satisfaite.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. La demande d'expertise médicale présentée par Mme A, qui entend imputer à la commune de Saint-Denis et/ou à la CINOR la responsabilité de l'accident dont elle a été victime sur la voie publique le 18 novembre 2023, porte sur la consistance de son préjudice corporel. Cependant, le principe d'une responsabilité encourue par la personne publique est contesté tant par la commune de Saint-Denis que par la CINOR, l'une et l'autre soulevant à cet égard plusieurs moyens de défense dont la faute de la victime. Cette question préalable ne pouvant être tranchée que par le juge du fond, il y a lieu de constater, en l'état de la procédure, que la mesure d'expertise sollicitée devant le juge des référés ne satisfait à la condition d'utilité énoncée par les dispositions précitées. Ainsi, la requête doit être rejetée.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'accueillir les conclusions présentées par les défendeurs sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Denis et par la CINOR au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à la commune de Saint-Denis, à la société SMACL Assurances, à la communauté intercommunale du Nord de La Réunion (CINOR) et à la caisse générale de sécurité sociale de La Réunion (CGSSR).
Fait à Saint-Denis, le 21 mars 2025.
Le juge des référés,
M.-A. AEBISCHER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026