vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400688 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 juin 2024, M. B A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de prescrire diverses mesures de nature à faire échec à l'inertie du maire de Saint-Paul et du préfet de La Réunion à l'égard des nuisances dues à la pratique du camping sauvage sur le littoral et de la nécessité de mettre à exécution l'arrêté du 4 janvier 2024 interdisant le stationnement de certains véhicules en divers lieux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3, le juge des référés peut rejeter la requête sans instruction ni audience " lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ".
2. Pour justifier de l'urgence à prescrire la mise en œuvre effective, par le maire de Saint-Paul et le cas échéant par le préfet de La Réunion des pouvoirs de police qui leurs sont dévolus par le code général des collectivités territoriales, M. A invoque la gravité des nuisances occasionnées par la pratique, sous diverses formes, du camping sauvage sur le littoral saint-paulois. Cependant, les nuisances en cause ne peuvent être regardées, en l'état des précisions et justifications produites par le requérant, comme présentant une acuité telle qu'elles nécessiteraient une intervention immédiate du juge des référés agissant sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Ainsi, il y a lieu de constater que la condition d'urgence particulière requise par lesdites dispositions n'est pas satisfaite en l'espèce.
3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de prendre position sur la condition tenant à une atteinte grave et manifestement illégale portée à une liberté fondamentale, que la requête de M. A ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. B A.
Copie en sera adressée au préfet de La Réunion et à la commune de Saint-Paul.
Fait à Saint-Denis, le 12 juillet 2024.
Le juge des référés,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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