mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400919 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires de production enregistrés les 14 et 17 juillet 2024, le " syndicat SUD-CT de La Réunion par le biais de la section SUD-CT de la commune de Saint-André " :
1°) déclare former un recours contre le silence gardé par l'administration communale suite à sa demande du 7 mai 2024 tendant à la suspension du nouvel outil de gestion du temps de travail appelé " badgeuse " ;
2°) demande l'annulation ou la suspension de l'application de cet outil de gestion du temps de travail ;
3°) demande au tribunal d'enjoindre à la commune de procéder à un bilan de ce dispositif à soumettre aux instances représentatives du personnel.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4' Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".
3. Les mesures prises à l'égard d'agents publics qui, compte tenu de leurs effets, ne peuvent être regardées comme leur faisant grief, constituent de simples mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours.
4. La requête susvisée du syndicat SUD-CT peut être regardée comme dirigée contre le refus implicitement opposé par le maire de Saint-André à sa demande du 7 mai 2024 tendant à la suspension du dispositif " badgeuse " qui, de son point de vue, aurait été irrégulièrement mis en application, notamment à travers un mail de la DRH du 3 novembre 2022, suite à une délibération du conseil municipal du 22 juin 2022. Cependant, il n'apparaît pas que le début de mise en application dont fait état le syndicat requérant soit porteur d'effets significatifs pour les agents de la commune. Ainsi, l'acte du 3 novembre 2022 ne fait pas grief par lui-même et s'analyse comme une simple mesure d'ordre intérieur. De même, l'acte par lequel le maire de Saint-André s'est borné à rejeter, de manière implicite, la demande qui lui était faite par le syndicat de suspendre le projet, ou la mise en œuvre, du dispositif " badgeuse " est dépourvu de caractère décisoire.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête susanalysée du " syndicat SUD-CT de La Réunion par le biais de la section SUD-CT de la commune de Saint-André ", à supposer que puisse être admise la qualité pour agir de cette entité, est en tout état de cause manifestement irrecevable en ce qui concerne son objet. Il y a lieu de la rejeter par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête du syndicat SUD-CT est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat SUD-CT.
Copie en sera adressée à la commune de Saint-André et au préfet de La Réunion.
Fait à Saint-Denis le 14 août 2024.
Le président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026