mardi 6 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2401042 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 août 2024, M. A B demande au juge des référés du tribunal, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l'exécution de la décision du 26 avril 2024 par laquelle la direction exécutive de La Poste Outre-Mer a décidé de sa mutation à compter du 1er juin 2024.
Il soutient que :
Sur la condition d'urgence :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il n'occupe plus son emploi et se voit confier de nouvelles activités dépourvues de pouvoirs décisionnaires et de responsabilités managériales, qu'il se trouve administrativement muté en métropole, ce qui le prive d'être éligible au CSE d'établissement de la direction exécutive de La Réunion où il exerce effectivement ses fonctions, alors que les listes électorales seront arrêtées au 31 août 2024.
Sur les moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 26 avril 2024 :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas bénéficié de l'ensemble des droits attachés à la procédure disciplinaire ;
- elle retire une décision individuelle créatrice de droits ;
- elle est entachée d'un détournement de procédure ;
- elle a été prise en violation de la loi et méconnait " l'action syndicale ", liberté fondamentale
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 30 juillet 2024, sous le numéro 2401020 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Baizet, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. Par la décision contestée dont il indique avoir reçu notification le 30 mai 2024, M. B, fonctionnaire de La Poste, affecté à la direction exécutive de La Poste de La Réunion, a été muté à compter du 1er juin 2024 à l'antenne " DDROM " de Saint-Denis de La Réunion. Pour justifier de l'urgence à ce que la mesure de mutation soit suspendue, le requérant soutient qu'il n'occupe plus son emploi et se voit confier de nouvelles activités dépourvues de pouvoirs décisionnaires et de responsabilités managériales, qu'il se trouve " administrativement " muté en métropole, ce qui le prive d'être éligible au CSE d'établissement de la direction exécutive de La Réunion où il exerce effectivement ses fonctions, alors que les listes électorales seront arrêtées au 31 août 2024. Toutefois de tels éléments, à les supposer établis, ne sont pas de nature à démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Au surplus, alors qu'il occupe toujours un poste à La Réunion, l'intéressé a attendu plus de deux mois pour introduire le présent recours. Dans ces conditions, M. B n'établit pas l'existence d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
4. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête présentée par M. B selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée pour information au centre de service des ressources humaines de La Poste.
Fait à Saint-Denis le 6 août 2024.
La juge des référés,
E. BAIZET
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026