mardi 20 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2401087 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 août 2024, la section syndicale de la commune de Saint-André du syndicat Sud-CT de La Réunion, représentée par Mme Ingrid Teyssedre, secrétaire de la section, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'enjoindre à la commune de Saint-André sous astreinte de 500 euros par jour de retard, de mettre à sa disposition un local syndical distinct des autres organisations doté des équipements nécessaires ainsi qu'un panneau d'affichage sur les sites de travail et ce, dans le délai d'un mois.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la section syndicale n'est pas en mesure de recevoir rapidement le personnel dans son local ;
- une atteinte grave et manifestement illégale est portée à la liberté syndicale.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 août 2024, la commune de Saint-André, conclut au rejet de la requête comme étant dépourvue d'objet.
Elle fait valoir que :
- la commune a engagé les travaux de réfection des locaux destinés à accueillir l'ensemble des organisations syndicales, qui disposeront d'un local individuel et de moyens adaptés en termes de bureautique et d'informatique ;
- l'entrée dans les lieux est prévue pour être effective le 26 août 2024 ;
- un protocole a été élaboré pour être soumis à la signature des organisations syndicales concernées d'ici à la date d'entrée dans les lieux fixée au 26 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution et notamment son préambule ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le décret n° 85-397 du 3 avril 1985 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Tomi pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience publique du 19 août 2024 à 14 heures.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Tomi, juge des référés ;
- les observations de Mme B représentant la section syndicale Sud CT au sein de la commune de Saint-André qui déplore le manque d'information de la part de la commune qui aurait permis d'éviter une nouvelle saisine du juge des référés et insiste sur la nécessité pour la section syndicale de disposer d'un local individuel ;
-les observations de Mme A, responsable des affaires juridiques, pour la commune de Saint-André.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". Il résulte de ces dispositions que le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une autorité administrative aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale.
2. Il résulte de l'instruction et des débats à l'audience, qu'à la suite de l'audience de référé du 20 juin 2024, la commune de Saint-André qui s'était engagée à mettre à disposition de la section syndicale Sud CT un local individuel et des panneaux d'affichage, justifie notamment par la production de devis de travaux de peinture, de fourniture de matériels divers, de plomberie et de menuiserie, de mobilier y compris informatique et bureautique avoir lancé les travaux d'aménagement des locaux destinés à être occupés par les neuf organisations syndicales qui se verront livrer des bureaux individuels répartis dans deux appartements situés 78 avenue de la république - bâtiment B au centre commercial de Sain- Andrée qui comprendront en outre deux espaces communs. Par ailleurs, la commune fait savoir que des panneaux d'affichage seront installés à trois endroits différents. Par suite, les conclusions de la requête ont perdu leur objet.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées par la section syndicale de Saint-André, du syndicat SUD-CT de La Réunion.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la section syndicale de la commune de Saint-André, syndicat Sud-CT de La Réunion et à la commune de Saint-André.
Fait à Saint-Denis de La Réunion le 20 août 2024.
Le juge des référés,
N. TOMI
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/la greffière en chef
La greffière,
J. BELENFANT
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026