lundi 9 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2401146 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 août 2024, M. B A représenté par Me Wandrey demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier l'ordonnance du juge des référés du tribunal n° 2401011 du 16 août 2024, d'enjoindre au préfet de La Réunion de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours ou à titre subsidiaire de lui délivrer dans un délai de huit jours une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à occuper un emploi.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il a perdu son emploi et qu'il est dans l'impossibilité de reprendre une activité ;
-l'ordonnance du 16 août 2024 n'a eu aucun effet sur sa situation.
Vu :
- l'ordonnance n°2401011 du 16 août 2024 du juge des référés du tribunal administratif de La Réunion;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Tomi première conseillère, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ". Et aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Par une ordonnance n°2401011 du 16 août 2024, le juge des référés du tribunal administratif de La Réunion saisi sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision par laquelle le préfet de La Réunion a implicitement refusé de faire droit à la demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention vie privée et familiale présentée par M. A et enjoint au préfet de La Réunion de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, rejetant le surplus des conclusions de la requête.
3. Si, pour établir le caractère d'urgence M. A fait état de la perte de son emploi et de l'impossibilité de reprendre une activité, il produit un contrat à durée indéterminée dont il n'établit pas qu'il aurait été rompu par son employeur. Par ailleurs, dans la mesure où il s'est vu délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 27 février 2025 ce document place l'intéressé dans une situation régulière, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Par suite les mesures demandées ne revêtent pas un caractère d'urgence. En tout état de cause, les conclusions qui tendent selon les termes de la requête, à " compléter " l'ordonnance du 16 août 2024, ne reposent sur aucun élément nouveau au sens des dispositions de l'article L521-4 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de rejeter les conclusions tendant à la modification de l'ordonnance du 16 août 2024 sur le fondement des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 9 septembre 2024.
Le juge des référés,
N.TOMI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2401146
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026