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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2401146

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2401146

lundi 9 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2401146
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à modifier une précédente ordonnance du 16 août 2024. Le requérant sollicitait, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le réexamen de sa situation et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A bénéficiant déjà d'une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 27 février 2025, et qu'aucun élément nouveau ne justifiait la modification de l'ordonnance initiale. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 août 2024, M. B A représenté par Me Wandrey demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier l'ordonnance du juge des référés du tribunal n° 2401011 du 16 août 2024, d'enjoindre au préfet de La Réunion de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours ou à titre subsidiaire de lui délivrer dans un délai de huit jours une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à occuper un emploi.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il a perdu son emploi et qu'il est dans l'impossibilité de reprendre une activité ;

-l'ordonnance du 16 août 2024 n'a eu aucun effet sur sa situation.

Vu :

- l'ordonnance n°2401011 du 16 août 2024 du juge des référés du tribunal administratif de La Réunion;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Tomi première conseillère, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ". Et aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Par une ordonnance n°2401011 du 16 août 2024, le juge des référés du tribunal administratif de La Réunion saisi sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision par laquelle le préfet de La Réunion a implicitement refusé de faire droit à la demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention vie privée et familiale présentée par M. A et enjoint au préfet de La Réunion de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, rejetant le surplus des conclusions de la requête.

3. Si, pour établir le caractère d'urgence M. A fait état de la perte de son emploi et de l'impossibilité de reprendre une activité, il produit un contrat à durée indéterminée dont il n'établit pas qu'il aurait été rompu par son employeur. Par ailleurs, dans la mesure où il s'est vu délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 27 février 2025 ce document place l'intéressé dans une situation régulière, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Par suite les mesures demandées ne revêtent pas un caractère d'urgence. En tout état de cause, les conclusions qui tendent selon les termes de la requête, à " compléter " l'ordonnance du 16 août 2024, ne reposent sur aucun élément nouveau au sens des dispositions de l'article L521-4 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de rejeter les conclusions tendant à la modification de l'ordonnance du 16 août 2024 sur le fondement des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de La Réunion.

Fait à Saint-Denis, le 9 septembre 2024.

Le juge des référés,

N.TOMI

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2401146

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