vendredi 17 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2401557 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2024, le collectif de l'impasse Fernand Deveaux, représenté par M. B A, mandataire unique, demande au tribunal :
1°) le remboursement de 50 % de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ;
2°) le respect du cahier des charges stipulant la collecte de porte à porte des déchets végétaux et encombrants à l'aide de camions appropriés comme ceux du prestataire précédent.
Il soutient que depuis janvier 2024 la prestation de collecte de porte à porte des ordures ménagères n'est assurée qu'à 50 % dans les impasses par la collecte des bacs jaunes et des bacs verts, à l'exclusion des déchets végétaux et encombrants ; à la suite de leur intervention auprès de la CIVIS, il a été demandé aux habitants de l'impasse de déposer leurs déchets végétaux et encombrants à 200 mètres de l'habitat le plus éloigné de ladite impasse dans l'attente d'une solution ; un essai de collecte de déchets végétaux effectué le 14 mars a révélé que le camion du prestataire ne remplissait pas les conditions requises pour cette collecte dans les impasses ; le cahier des charges du marché n'est dès lors pas respecté, alors que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères a été augmentée de 10,90 % en deux ans ; un courrier a été adressé au centre des finances publiques ainsi qu'à la CIVIS en vue d'obtenir une réduction de cette taxe à hauteur de 50 % ; il a également été demandé à la CIVIS d'intercéder auprès du prestataire pour qu'il s'équipe de camions appropriés et se conforme au cahier des charges ; l'agence régionale de santé a été alertée du risque de leptospirose, de chikungunya et de dingue par les moustiques du fait de l'amoncellement des déchets.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ; ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ".
2. Par sa requête, le collectif de l'impasse Fernand Deveaux forme un " dépôt de plainte contre la CIVIS et Derichebourg océan indien pour collecte des déchets végétaux et encombrants non assurée dans plusieurs impasses depuis janvier 2024 " sur le territoire de la commune de Saint-Pierre, et demande, d'une part, le remboursement de 50 % de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et, d'autre part, le respect du cahier des charges stipulant la collecte de porte à porte des déchets végétaux et encombrants à l'aide de camions appropriés comme ceux du prestataire précédent.
3. En dépit de la demande qui lui a été adressé par le tribunal le 28 novembre 2024 à fin notamment de production de la décision attaquée dans un délai de quinze jours, dont le collectif a accusé réception le 30 novembre et à laquelle il a répondu le 3 décembre 2024 en produisant les mêmes pièces que celles présentées à l'appui de la requête, celui-ci n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, produit la ou les décisions dont il entend demander l'annulation. Par suite, la requête du collectif de l'impasse Fernand Deveaux est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du collectif de l'impasse Fernand Deveaux est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au collectif de l'impasse Fernand Deveaux représenté par M. B A, mandataire unique.
Fait à Saint-Denis, le 17 janvier 2025.
La présidente de la 2ème chambre
A. BLIN
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026