lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2401599 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 novembre 2024, M. A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de retirer de l'enquête publique concernant la révision du plan de mobilité de la communauté intercommunale du nord de La Réunion (CINOR) 2024-2034 et du rapport d'enquête publique l'avis de la préfecture du 29 avril 2024 ainsi que l'avis détaillé de l'Etat ;
2°) de procéder à la révision de l'avis du préfet de La Réunion et de ses services sur le plan de mobilité de la CINOR via des analyses concrètes de la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DEAL) en intégrant les nuisances des réseaux de transports en commun CITALIS et Car Jaune et en mettant en évidence l'amélioration du cadre de vie des habitants en pleine agglomération ;
3°) d'intégrer la révision de l'avis du préfet de La Réunion et de ses services sur le plan de mobilité de la CINOR dans l'enquête publique et son rapport ;
4°) d'enjoindre au préfet de La Réunion et à ses services de procéder aux démarches administratives aux fins d'annulation de l'enquête publique et de son rapport pour intégration effective de la révision de l'avis de l'Etat ;
5°) d'enjoindre à la DEAL de procéder et faire procéder à des études et analyses des réseaux CITALIS et Car Jaune au sein de la ville de Saint-Denis concernant la pollution de l'air, sonore, et la quiétude des riverains ;
6°) d'assortir ces injonctions d'une astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jour de l'audience de référé ;
7°) de mettre à la charge du préfet de La Réunion les entiers dépens ainsi que le paiement d'une somme de 150 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
8°) de mettre à la charge de la DEAL les entiers dépens ainsi que le paiement d'une somme de 150 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le préfet de La Réunion et la DEAL ont commis des manquements dans leurs instructions ;
- la fréquence de passage des autobus du réseau CITALIS entraîne divers dommages tels que des nuisances sonores et olfactives, de la pollution carbone et visuelle et de la détérioration de son lieu d'habitation ;
- la préfecture et la DEAL sont fautives dans la promotion des autobus des réseaux CITALIS et Car Jaune compte tenu de la vétusté du matériel ;
- la configuration de la rue Felix Guyon est inadaptée pour le passage de plusieurs lignes d'autobus ;
- la préfecture et la DEAL méconnaissent les normes environnementales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de l'article L. 521-3 susvisé du code de justice administrative, aux fins d'enjoindre à l'administration de prendre toute mesure utile dans un sens déterminé, il doit veiller à ce que cette demande présente un caractère d'urgence et d'utilité, qu'elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que le conseil communautaire de la CINOR a arrêté son projet de plan de mobilité. Ce projet est notamment soumis à l'avis de l'Etat avant l'ouverture de l'enquête publique. Par sa présente requête, M. B demande au tribunal la révision de l'avis de l'Etat sur le projet de plan de mobilité de la CINOR. Dans ces conditions, sa requête tend uniquement à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. Par suite, la condition posée à l'article L. 521-3 du code de justice administrative tenant à ce que la mesure demandée ne fasse pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative n'est pas remplie.
4. Il s'ensuit que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Sur l'amende pour recours abusif :
5. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive, une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".
6. S'il n'y a pas lieu de faire application immédiate de ces dispositions, il convient d'en rappeler l'existence à M. B à qui le tribunal a déjà expliqué par deux fois le principe des enquêtes publiques. En effet, ces sollicitations répétées et manifestement irrecevables du tribunal administratif caractérisent un comportement qui l'expose, dans le cas où il persisterait dans ses errements, au risque qu'une amende pour recours abusif soit mise à sa charge.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Saint-Denis, le 9 décembre 2024.
Le juge des référés,
Ch. BAUZERAND
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026