mercredi 25 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2500012 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 5 janvier, 6 février et 18 juin 2025, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision par laquelle la commune de Saint-Louis a refusé d'instruire sa demande de congé de longue maladie.
Elle soutient que :
- elle a été victime d'un accident vasculaire cérébral le 4 juin 2024 sur son lieu de travail ; son dossier de demande de congé de longue maladie n'était toujours pas traité à la date de sa requête ;
- si la commune a régularisé sa situation en avril 2025, le délai a été long, laissant supposer un refus de sa part si elle n'avait pas présenté une requête.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 juin 2025, la commune de Saint-Louis demande de prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable au regard des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, en l'absence de décision de refus d'octroi d'un congé de longue maladie ; malgré l'incomplétude du dossier de la requérante qui n'avait pas transmis toutes les pièces requises, elle a saisi le conseil médical le 22 janvier 2025 ; la requérante n'a complété son dossier que le 24 janvier suivant ;
- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors qu'elle a adopté, le 20 mars 2025, un arrêté portant mise en position de Mme A en congé de longue maladie à compter du 4 juin 2024 jusqu'au 3 décembre 2024 inclus après réception de l'avis du conseil médical, et qu'elle a procédé au versement du traitement correspondant à la période de congé longue maladie.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Blin, vice-présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 20 mars 2025, pris postérieurement à l'introduction de la requête, la commune de Saint-Louis a placé la requérante en congé longue maladie à compter du 4 juin 2024 jusqu'au 3 décembre 2024 inclus. Il ressort également des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la commune a procédé au versement des traitements dus à la requérante au titre de cette période. Par suite, les conclusions de la requête de Mme A ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et la commune de Saint-Louis.
Fait à Saint-Denis, le 25 juin 2025.
La présidente de la 2ème chambre,
A. BLIN
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026