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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2500047

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2500047

mardi 27 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2500047
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. La requérante s’est désistée de ses conclusions après avoir obtenu satisfaction, le préfet lui ayant délivré l’attestation demandée le 24 janvier 2025. Par ordonnance du 27 mai 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, faute pour Mme B d’établir avoir exposé des frais non couverts par l’aide juridictionnelle totale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 janvier 2025, Mme A B, représentée par Me Wandrey, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de La Réunion a implicitement refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de carte de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de La Réunion d'enregistrer sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer pour la durée de l'examen de la demande une autorisation provisoire de séjour autorisant son titulaire à occuper un emploi.

Par un mémoire enregistré le 26 février 2025, Mme B demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 13 janvier 2025, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Baizet, première conseillère, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Par un mémoire enregistré le 26 février 2025, Mme B conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction au motif qu'elle a obtenu satisfaction et qu'une attestation de prolongation d'instruction lui a été délivrée le 24 janvier 2025. Ce faisant Mme B doit être regardée comme se désistant desdites conclusions. Ce désistement d'instance est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme réclamée au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, Mme B n'établissant pas avoir exposée de frais autres que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée.

O R D O N N E:

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : Les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Wandrey et au préfet de La Réunion.

Fait à Saint-Denis, le 27 mai 2025.

La magistrate désignée,

E. BAIZET

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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