lundi 7 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2500269 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 et 24 février 2025, Mme B A doit être regardée comme demandant au juge des référés d'enjoindre au recteur de l'académie de La Réunion de faire respecter les documents aménageant la scolarisation de sa fille C A par son enseignant et que les dix-huit heures de l'accompagnement d'élèves en situation de handicap (AESH) dont sa fille a été indûment privée lui soient restituées.
Elle soutient que :
- les aménagements prévus par le " Guide d'évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation " (Geva-Sco), par le projet personnalité de scolarisation et le projet d'accueil individualisé ne sont pas respectés par l'enseignant en charge de sa fille ;
- sa fille n'a pas bénéficié effectivement de dix-huit heures d'AESH auxquelles elle avait droit dès lors que les deux heures d'accompagnement dont elle a bénéficié durant les cours de piscine étaient inutiles. Elle est, par conséquent, en droit d'en obtenir la restitution.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2025, le recteur de la Réunion conclut au rejet de la requête.
Il soutient que l'urgence à agir n'est pas établie.
Vu :
- la procédure de médiation engagée à l'initiative du juge et enregistrée sous le n° 2500329 ;
- les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Banvillet, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Banvillet,
- les observations de Mme A qui a indiqué se désister de ses conclusions relatives à l'aménagement de la scolarité de sa fille et maintenir l'intégralité de ses autres prétentions,
- les observations de Mme D, représentant le rectorat de La Réunion.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
2. D'une part, Mme A a déclaré au cours de l'audience se désister de ses conclusions relatives à l'aménagement de la scolarité de sa fille. Ce désistement est pur et simple. Par suite, et alors que les parties avaient abouti à un accord sur ce point à l'issue du processus de médiation conduit à l'initiative du juge, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. D'autre part, aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe ne permet le report, d'une année scolaire sur l'autre, du crédit d'heures d'aide humaine individuelle à un enfant en situation de handicap accordé par la maison départementale des personnes handicapées. Dans ces conditions, et alors que Mme A n'a pas justifié d'une situation d'urgence au sens des dispositions précitées du code de justice administrative, les conclusions tendant à ce que lui soient restituées 18h de présence auprès de sa fille d'un accompagnant des élèves en situation de handicap ne peuvent être que rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A de ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au recteur de l'académie de La Réunion de faire respecter les documents aménageant la scolarisation de sa fille C.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est de Mme A est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au rectorat de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 7 juillet 2025.
Le juge des référés,
M. BANVILLET
La République mande et ordonne au ministre d'état, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026