mercredi 23 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2500572 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DUGOUJON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 avril 2025, Mme B A, représentée par Me Dodat-Akhoun, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre les effets de la décision notifiée le 13 février 2025 par laquelle le président du centre communal d'action sociale de Saint-André lui a notifié le non-renouvellement de son contrat ;
2°) de mettre à la charge du centre communal d'action sociale de Saint-André le paiement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- La condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle est privée de rémunération avec effet immédiat et se trouve dans une situation de précarité financière extrême ;
- La décision attaquée est entachée d'incompétence de son auteur, d'un défaut de motivation, d'erreur de qualification juridique des faits, d'une erreur de droit au regard de l'article 8 de la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012, de détournement de pouvoir, de sanction disciplinaire déguisée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2025, le centre communal d'action sociale de Saint-André, représenté par Me Dugoujon, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la requérante le paiement de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- Il n'y a plus lieu de statuer, la mesure contestée ayant été entièrement exécutée ;
- La requête est irrecevable ;
- La condition d'urgence n'est pas remplie ;
- Il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Un mémoire, présenté le 21 avril 2025 pour Mme A, n'a pas été communiqué.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2500573 tendant à l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 avril 2025 à 10h30, en présence de Mme Poinambalom, greffière :
- le rapport de M. Sorin, juge des référés,
- les observations de Me Boyer substituant Me Dodat, représentant Mme A, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Dugoujon, représentant le CCAS de Saint-André, qui persiste dans ses conclusions.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, qui était agent contractuel du centre communal d'action sociale de Saint-André, demande la suspension de l'exécution de la décision notifiée le 13 février 2025 par laquelle le président du centre communal d'action sociale (CCAS) de Saint-André lui a notifié le non-renouvellement de son contrat.
Sur la demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ".
En ce qui concerne le non-lieu à statuer :
3. En l'espèce, si la mesure contestée a pris effet le 1er février 2025, il résulte de l'instruction qu'elle continue de produire ses effets à l'encontre de Mme A, dans sa relation de travail avec le CCAS de Saint-André, de sorte que la requête n'a pas perdu son objet.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la mesure en litige :
4. En l'état de l'instruction, aucun des moyens ci-dessus analysés dans les visas de la présente décision n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision notifiée le 13 février 2025 par laquelle le président du centre communal d'action sociale de Saint-André a notifié à Mme A le non-renouvellement de son contrat.
5. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, l'une des conditions posées par l'article L. 521-1 précité du code de justice administrative n'étant pas remplie, il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête de Mme A, en ce compris celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme que le CCAS demande euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du CCAS de Saint-André présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au centre communal d'action sociale (CCAS) de Saint-André.
Fait à Saint-Denis, le 23 avril 2025.
Le juge des référés,
T. SORIN
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026