mardi 15 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2500760 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LANDOT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 25 octobre 2024, Mme A B demande au tribunal d'enjoindre à la communauté d'agglomération du Sud (CASUD), sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2300314 du 18 juin 2024 par lequel le tribunal a annulé la décision implicite du 31 décembre 2022 du président de la CASUD portant refus d'attribution de l'IEMP et de l'IAT à compter du 1er janvier 2018, et enjoint au président de la CASUD de réexaminer sa situation à l'égard des versements d'IEMP et d'IAT auxquels elle peut prétendre à compter de cette date, dans un délai de 2 mois suivant la notification de ce jugement.
Par une ordonnance du 9 mai 2025, une procédure juridictionnelle a été ouverte, sous le n° 2500760, en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 2300314.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2025, la communauté d'agglomération du Sud (CASUD), représentée par Me Landot, demande de constater l'exécution pleine et entière du jugement et de prononcer un non-lieu à statuer.
Vu :
- le jugement n° 2300314 du 18 juin 2024 du tribunal administratif de La Réunion ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Blin, vice-présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : () les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (). ".
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 921-6 du même code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent et, en tout état de cause, à l'expiration d'un délai de six mois à compter de sa saisine, le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle ".
3. Par un jugement du 18 juin 2024, le tribunal a annulé la décision implicite du 31 décembre 2022 du président de la CASUD portant refus d'attribution de l'IEMP et de l'IAT à compter du 1er janvier 2018, et enjoint au président de la CASUD de réexaminer sa situation à l'égard des versements d'IEMP et d'IAT auxquels elle peut prétendre à compter de cette date, dans un délai de 2 mois suivant la notification de ce jugement. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'enregistrement de la requête à fin d'exécution, le président de la CASUD a réexaminé la situation de Mme B et lui a attribué, par arrêtés du 27 mai 2025 notifiés à l'intéressée le 3 juin 2025, d'une part une indemnité d'administration et de technicité égale à 1,2 fois le montant moyen annuel attaché à son grade de cartographe, d'autre part une indemnité d'exercice de missions des préfectures égale à 1 fois le montant moyen annuel attaché à son grade, à compter du 1er janvier 2018 et jusqu'au 31 août 2021, soit jusqu'à la mise en place du RIFSEEP ainsi que le demandait la requérante, correspondant à un montant total de 2 376,97 euros, outre les intérêts au taux légal majoré à compter du deuxième mois suivant la notification du jugement. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution du jugement du tribunal de La Réunion du 18 juin 2024.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par Mme B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la communauté d'agglomération du Sud (CASUD).
Fait à Saint-Denis, le 15 juillet 2025.
La présidente de la 2ème chambre,
A. BLIN
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026