lundi 30 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2500970 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 et 26 juin 2025, Mme B A doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner au préfet de La Réunion de lui accorder un rendez-vous et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de sa carte de résident.
Elle soutient qu'elle a entamé une demande de renouvellement de sa carte de résident le 15 décembre 2024 sur le site de l'ANEF, trois mois avant son expiration ; qu'elle a obtenu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 juin 2025, dont elle n'a pas obtenu le renouvellement malgré plusieurs relances et se retrouve dès lors en situation irrégulière : elle justifie d'une situation d'urgence dès lors qu'elle a été licenciée par son employeur et a perdu son salaire ainsi que la suspension de ses droits.
Par un mémoire enregistré le 25 juin 2025, le préfet de La Réunion conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que la requérante qui avait été convoquée en vue d'une prise d'empreintes le 31 mars 2025 ne s'est pas présentée, qu'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande lui a été délivrée le 23 juin 2025 à la suite de sa présentation auprès de ses services.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Blin, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante malgache née le 24 novembre 1996, titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 10 mars 2025, en a sollicité le renouvellement le 15 décembre 2024. Elle a été munie d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 juin 2025, dont elle n'a pas obtenu le renouvellement malgré plusieurs relances. Par la présente requête, Mme A doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de La Réunion de lui accorder un rendez-vous et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de sa carte de résident.
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, Mme A a été reçue par les services préfectoraux afin de réaliser les prises d'empreintes nécessaires à la mise à jour de son dossier le 23 juin 2025. Le même jour, le préfet de La Réunion lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande valable jusqu'au 22 septembre 2025. Par suite, les conclusions de la requête ont perdu leur objet.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 30 juin 2025.
La juge des référés,
A. BLIN
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026