jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2000963 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | PHILIP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires en réplique, enregistrés le 26 octobre 2020, le 19 avril 2022 et le 20 juillet 2022, la SARL Sardanapale, représentée par Me Philip, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge partielle des cotisations de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019 en raison des bâtiments implantés sur la parcelle dont elle est propriétaire, située section BC n°36 à Cayenne ;
2°) de faire constater la superficie et l'affectation des locaux litigieux ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration fiscale a méconnu le principe général des droits de la défense, d'une part, en ne lui communiquant pas les procès-verbaux relatifs à la détermination du bien de référence et, d'autre part, en ne la mettant pas à même de connaître les raisons de la rectification et de présenter ses observations ;
- elle a commis une erreur de droit en procédant à une double imposition pour une seule et même surface, affectée désormais à un usage professionnel.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 avril 2021 et le 24 mai 2022, le directeur régional des finances publiques de la Guyane conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 17 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 décembre 2022 à 12 heures 00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme A.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Sardanapale est propriétaire d'une parcelle située section BC n°36 à Cayenne et sur laquelle sont implantés des bâtiments. L'administration fiscale lui a adressé une proposition de rectification le 29 août 2018 et a mis en recouvrement une cotisation supplémentaire de taxe foncière au titre de l'année 2017 pour un montant de 5 400 euros en raison des locaux situés sur ce terrain. Au titre des années 2018 et 2019, elle a été assujettie à des cotisations de taxe foncière à hauteur respectivement de 9 634 euros et de 8 600 euros, ce dernier montant ayant été ensuite majoré à 9 460 euros faute de paiement de la cotisation dans les délais. A la suite du rejet implicite de sa réclamation préalable formée 13 décembre 2019, la SARL Sardanapale demande au tribunal de prononcer la décharge partielle des cotisations de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019.
Sur la procédure d'imposition :
2. D'une part, il résulte des dispositions de l'article 1498 du code général des impôts que lorsque l'administration procède à une évaluation par comparaison, il appartient au contribuable, s'il s'y croit fondé, de contester devant le juge de l'impôt la pertinence du local-type retenu pour le calcul de la valeur locative. Dans ce cas, l'administration doit faire droit à la demande du contribuable tendant à la communication de la partie du procès-verbal des opérations de révision foncière correspondant à ce local-type. Si le contribuable entend contester la validité du procès-verbal, elle doit également lui communiquer les extraits pertinents permettant de vérifier la régularité de ce procès-verbal.
3. En l'espèce, si la SARL Sardanapale soutient que l'administration n'a pas répondu à sa demande tendant à la communication des procès-verbaux relatifs à la détermination du bien de référence, elle n'a toutefois pas entendu contester la pertinence du local-type retenu pour le calcul de la valeur locative. Ainsi, elle ne peut utilement se prévaloir de l'absence de communication desdits procès-verbaux qui ne revêtaient aucun caractère pertinent eu égard à la nature de la présente contestation.
4. D'autre part, la société requérante ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des droits de la défense dans le cadre de la procédure de rectification de l'année 2017 dès lors que sa demande tend à la décharge des cotisations de taxe foncière établies au titre des seules années 2018 et 2019. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que par un courrier du 29 août 2018, précédant la mise en recouvrement du supplément d'imposition au titre de l'année 2017, l'administration fiscale avait informé l'intéressée des raisons de la rectification tenant à l'existence d'un " local occupé par la société d'affinage et apprêts de métaux précieux " et l'avait invitée à présenter des observations. Au surplus, en reprenant les bases retenues au titre de l'année 2017, l'administration fiscale n'était pas tenue de solliciter une nouvelle fois les observations du contribuable en ce qui concerne les années ultérieures.
5. Il en résulte que la SARL Sardanapale n'est pas fondée à soutenir que la procédure d'imposition est irrégulière.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
6. La société requérante soutient que l'administration fiscale a procédé à une double imposition pour une seule et même surface, auparavant destinée à un usage d'habitation et désormais affectée à un usage professionnel. A cet égard, il résulte de l'instruction et notamment du relevé de propriété cadastrale et des descriptifs des locaux produits en défense que les bâtiments sur lesquels se fondent l'imposition en litige se divisent en trois lots différents à savoir deux locaux à usage d'habitation de surfaces respectives de 31m² et de 168m² et un local de 353m² affecté à un autre usage. En se bornant à contester la surface totale des bâtiments, qui n'aurait subi aucune modification, et à produire à l'appui de ses allégations un plan, non daté et sans indication de son origine, qui ne permet pas de faire état de la configuration de sa propriété au moment des impositions en litige, la société requérante n'apporte aucun élément suffisant de nature à remettre en cause la surface des différents locaux retenue par l'administration fiscale. Ainsi, la SARL Sardanapale n'est pas fondée à soutenir que l'administration a procédé à une double imposition en raison des bâtiments situés sur la parcelle dont elle est propriétaire.
7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SARL Sardanapale doit être rejetée dans toutes ses conclusions y compris celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Sardanapale est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Sardanapale et au directeur régional des finances publiques de Guyane.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
Mme Schor, première conseillère,
M. Deleplancque, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.
La rapporteure,
Signé
C. A
Le président,
Signé
L. MARTIN La greffière,
Signé
C. PAUILLAC
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026