LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2100419

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2100419

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2100419
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPAGE JULIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I/ Par une requête et trois mémoires, enregistrés le 29 mars, le 7 mai, le

14 septembre 2021 et le 28 juin 2022 sous le n°2100419, Mme D A, représentée par Me Page, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 novembre 2020 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, la décision du 18 mars 2021 de la même autorité rejetant son recours contre cet arrêté ainsi que les arrêtés du 12 avril 2021 et du 26 juillet 2021 la plaçant en congé de maladie ordinaire et tous les arrêtés pris à la suite de l'arrêté du 20 novembre 2020 ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté du 20 novembre 2020 n'a pas été précédé de la saisine de la commission de réforme ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- les arrêtés postérieurs à l'arrêté du 20 novembre 2020, du 12 avril 2021 et du

26 juillet 2021, ont été pris à sa suite et doivent être annulés par voie de conséquence de l'annulation de l'arrêté du 20 novembre 2020.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2022, le préfet de la Guyane conclut au rejet de la requête. Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

II/ Par une requête et trois mémoires, enregistrés le 6 avril, le 7 mai, le

14 septembre 2021 et le 28 juin 2022 sous le n°2100453, Mme D A, représentée par Me Page, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 novembre 2020 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, la décision de la même autorité du

18 mars 2021 rejetant le recours gracieux contre cet arrêté, ainsi que les quatre arrêtés du

18 avril et du 26 juillet 2021 la plaçant en congé de maladie ordinaire, ainsi que toutes les décisions postérieures ayant le même objet ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de rétablir son plein traitement depuis le 12 avril 2021 ;

3°) de mettre la somme de 5 000 euros à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté du 20 novembre 2020 n'a pas été précédé de la saisine de la commission de réforme ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- les arrêtés postérieurs à l'arrêté du 20 novembre 2020, du 12 avril 2021 et du

26 juillet 2021, ont été pris à sa suite et doivent être annulés par voie de conséquence de l'annulation de l'arrêté du 20 novembre 2020.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2022, le préfet de la Guyane conclut au rejet de la requête. Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par un courrier du 7 novembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions aux fins d'annulation de "tous les arrêtés pris à la suite de l'arrêté préfectoral en date du

20 novembre 2020 " dont ni la réalité ni la date n'étaient établies étaient irrecevables.

Les parties n'ont pas présenté d'observations sur ce point.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C ;

- les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public,

- et les observations de Me Page, représentant Mme A et de Mme B, représentant le secrétariat général pour l'administration de la police nationale de Guyane.

Le préfet de la Guyane n'étant ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D A a été affectée en tant qu'adjointe administrative principale au secrétariat général pour l'administration de la police nationale de Guyane en charge des congés bonifiés. Elle présente un syndrome anxiodépressif majeur depuis le 9 juin 2020. Elle a demandé la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie le 29 septembre 2020. Par un arrêté du 20 novembre 2020, le préfet de la Guyane a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de cette maladie. Par les présentes requêtes, Mme A demande au tribunal de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et d'annuler tous les arrêtés refusant cette reconnaissance depuis le 20 novembre 2020.

Sur la recevabilité :

2. Il n'entre pas dans l'office du juge administratif de statuer sur la légalité de décisions futures non datées et non déterminées. Par conséquent, les conclusions tendant à l'annulation de " tous les arrêtés pris à la suite de l'arrêté préfectoral en date du

20 novembre 2020 " ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée " I. Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. () IV. Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. () ". Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 35. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article

L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident ; () ". Aux termes de l'article 13 du décret du

14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " La commission de réforme est consultée notamment sur : 1. L'octroi du congé de maladie ou de longue maladie susceptible d'être accordé en application des dispositions du deuxième alinéa des 2° et 3° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ;/2. L'application des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983/ () /5. La réalité des infirmités résultant d'un accident de service ou d'une maladie professionnelle, la preuve de leur imputabilité au service et le taux d'invalidité qu'elles entraînent, en vue de l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité instituée à l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ; () ". Il résulte de ces dispositions que les éléments de fait sur lesquels l'administration se fonde pour fixer la date de consolidation des lésions dont souffre un fonctionnaire victime d'un accident de service doivent, préalablement à cette décision, avoir fait l'objet d'une appréciation par la commission de réforme, laquelle se prononce selon une procédure qui permet à l'intéressé de faire valoir ses arguments.

4. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision ou s'il a privé les intéressés d'une garantie.

5. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la commission de réforme se serait réunie pour examiner le cas de Mme A. Par suite, cette dernière est fondée à soutenir que l'arrêté du 20 novembre 2020 a été édicté au terme d'une procédure irrégulière. L'absence de consultation de la commission de réforme a privé Mme A d'une garantie. Par suite, cette dernière est fondée à soutenir que les décisions en litige ont été prises en méconnaissance de l'article 13 du décret du 14 mars 1986.

6. En raison des effets qui s'y attachent, l'annulation pour excès de pouvoir d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, emporte, lorsque le juge est saisi de conclusions recevables, l'annulation par voie de conséquence des décisions administratives consécutives qui n'auraient pu légalement être prises en l'absence de l'acte annulé ou qui sont en l'espèce intervenues en raison de l'acte annulé. Il en va ainsi, notamment, des décisions qui ont été prises en application de l'acte annulé et de celles dont l'acte annulé constitue la base légale. Il incombe au juge de l'excès de pouvoir, lorsqu'il est saisi de conclusions recevables dirigées contre de telles décisions consécutives, de prononcer leur annulation par voie de conséquence, le cas échéant en relevant d'office un tel moyen qui découle de l'autorité absolue de chose jugée qui s'attache à l'annulation du premier acte.

7. La décision du préfet de la Guyane du 18 mars 2021 rejetant le recours gracieux contre l'arrêté du 20 novembre 2020, ainsi que les quatre arrêtés du 18 avril et du

26 juillet 2021 la plaçant en congé de maladie ordinaire, sont consécutifs à l'arrêté du

20 novembre 2020 en tant qu'il rejette la demande d'imputabilité au service de la maladie de Mme A. L'annulation de cet arrêté du 20 novembre 2020 implique ainsi nécessairement l'annulation, dans ces limites, de la décision du préfet de la Guyane du 18 mars 2021 rejetant le recours gracieux contre cet arrêté, ainsi que des quatre arrêtés du 18 avril et du

26 juillet 2021.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 20 novembre 2020, la décision du 18 mars 2021 rejetant le recours gracieux contre cet arrêté, ainsi que, par voie de conséquence, les quatre arrêtés du 18 avril et du 26 juillet 2021, ayant le même objet et la plaçant en congé de maladie ordinaire, doivent être annulés.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. Compte tenu du moyen d'annulation retenu, il n'y a lieu que d'enjoindre au préfet de la Guyane de réexaminer la situation de l'intéressée dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du préfet de la Guyane du 20 novembre 2020, la décision du

18 mars 2021 rejetant le recours gracieux contre cet arrêté, ainsi que les quatre arrêtés du

18 avril et du 26 juillet 2021 sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Guyane de réexaminer la situation de Mme A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à Mme D A la somme de 1 200 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au préfet de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Martin, président,

Mme Schor, première conseillère,

Mme Deleplancque, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.

La rapporteure,

Signé

E. C

Le président,

Signé

L. MARTIN

La greffière

Signé

M-Y METELLUS

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

Nos 2100419, 2100453

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions