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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2100442

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2100442

jeudi 2 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2100442
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantBALIMA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 avril 2021, M. D A, représenté par Me Balima, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 octobre 2020 par lequel le préfet de la Guyane lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, à titre principal, de lui délivrer une carte temporaire de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valant autorisation de travail, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour valant autorisation de travail ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le signataire de l'arrêté contesté ne justifie pas de sa compétence ;

- l'arrêté litigieux est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'erreur de droit dès lors que le préfet de la Guyane s'est estimé lié par l'avis du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que rien ne permet de vérifier la validité d'un tel avis et que le préfet ne justifie pas de l'existence d'un traitement approprié dans son pays d'origine ;

- il est entaché d'erreur de fait ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions des articles L. 313-11, 7°, L. 313-11, 11° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations des articles 3-1, 9-1 et 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que celles de l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par deux mémoires en défense et des pièces complémentaires, enregistrés les 29 avril 2022, 4 et 5 février 2023, le préfet de la Guyane, représenté par Me Mathieu, conclut à titre principal au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un courrier du 4 février 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai 30 jours étaient susceptibles de faire l'objet d'un non-lieu à statuer dès lors que le préfet de la Guyane a délivré à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour du 16 novembre 2022 au 15 mai 2023.

Par une décision du 22 février 2021, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. F ;

- M. A et le préfet de la Guyane n'étant ni présents ni représentés.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant haïtien né en 1985, est, selon ses déclarations, entré en France en 2016. Il a sollicité le 17 février 2020 le bénéfice d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 313-11, 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 29 octobre 2020, le préfet de la Guyane lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet de la Guyane :

S'agissant des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de renvoi :

2. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la fiche de M. A au Fichier National des Etrangers (FNE) que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, le préfet de la Guyane a délivré à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour du 16 novembre 2022 au 15 mai 2023. Il s'ensuit que le préfet a implicitement mais nécessairement abrogé l'arrêté du 29 octobre 2020 en tant qu'il oblige le requérant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixe le pays de renvoi. Les conclusions tendant à l'annulation des décisions précitées sont ainsi devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

S'agissant de la décision portant refus de séjour :

3. Si le préfet fait valoir qu'il n'y aurait plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté litigieux en tant qu'il refuse le séjour à M. A dès lors qu'un récépissé de demande de titre de séjour a été délivré à l'intéressé, il est toutefois constant que la délivrance d'un tel récépissé n'a ni pour objet, ni pour effet d'abroger la décision portant refus de séjour du 29 octobre 2020. Dans ces conditions, le préfet n'est pas fondé à soutenir que les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de séjour aurait perdu leur objet. Il y donc lieu d'écarter l'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet de la Guyane en ce qui concerne de telles conclusions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

S'agissant de la légalité externe :

4. D'une part, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. En l'espèce, par un arrêté n° R03-2020-02-27-003 du 27 février 2020, le préfet de la Guyane a donné délégation à M. B, directeur général de la sécurité, de la réglementation et des contrôles, à l'effet de signer les décisions prévues sous la rubrique intitulée " en matière d'éloignement et de contentieux ", et notamment les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français avec et sans délai, les refus de séjour et les interdictions de retour sur le territoire français. Par un arrêté n° R03-2020-10-01-001 du 1er octobre 2020, publié le 2 octobre suivant au recueil des actes administratifs de l'Etat n° R03-2020-219, M. C, chef du bureau de l'éloignement et du contentieux, a reçu une subdélégation de signature de la part de M. B pour l'ensemble des décisions relevant de la rubrique précitée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté contesté manque en fait et doit être écarté.

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police [] ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

6. En l'espèce, il ressort de la lecture de l'arrêté attaqué que celui-ci vise notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code des relations entre le public et l'administration et cite l'article L. 313-11, 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application. La décision portant refus de titre de séjour est donc suffisamment motivée en droit. Le préfet indique ensuite que l'intéressé peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et y voyager sans risque, au vu du rapport du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), de sorte qu'il ne présente pas les conditions d'éligibilité pour l'obtention d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-11, 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet relève en outre que M. A vit maritalement avec une ressortissante haïtienne, en situation irrégulière sur le territoire français et qu'il est le père de deux enfants mineurs non français dont l'un réside en Haïti. La décision portant refus de séjour est suffisamment motivée en faits. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.

S'agissant de la légalité interne :

7. Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : [] 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".

8. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Guyane, après avoir implicitement considéré que l'état de santé du requérant nécessitait une prise en charge dont le défaut aurait pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, a estimé, en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 15 juin 2020 produit à l'instance, que M. A pouvait bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié. Si le requérant soutient que le préfet de la Guyane ne justifie pas de l'existence d'un tel traitement en Haïti, il lui appartenait néanmoins de produire tous éléments permettant d'apprécier l'absence d'un accès effectif à un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine. Or, M. A, qui n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause la validité de l'avis du collège des médecins de l'OFII, ne produit à l'instance aucun élément de nature à établir qu'il ne pourrait pas bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement adapté aux douleurs hyperalgiques dont il fait l'objet à la suite d'une fracture fémorale gauche. Dans ces conditions, le préfet de la Guyane, dont il ne ressort pas de la lecture de l'arrêté litigieux qu'il s'est estimé lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII, n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 313-11, 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'a pas entaché le refus de séjour d'une erreur de droit.

9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

10. Aux termes de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : [] 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

11. M. A soutient que l'arrêté litigieux porte atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale dès lors que, présent en France depuis 2016, il y vit avec sa compagne et leurs deux enfants. Si M. A justifie de sa présence sur le territoire français depuis 2016 notamment par la production de nombreuses ordonnances médicales, ainsi que de documents administratifs et de factures, il est toutefois constant que la compagne de l'intéressé, Mme E, est en situation irrégulière sur le territoire français et que leurs enfants mineurs ne sont pas français. La circonstance que le père et le frère de l'intéressé seraient régulièrement présents sur le territoire français n'est pas, à elle seule, de nature à lui conférer un droit au séjour. Enfin, sans emploi, M. A, qui bénéficie de la carte mobilité inclusion priorité, de la carte mobilité inclusion stationnement pour personne handicapée, de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, d'une orientation vers le marché du travail avec l'appui d'opérateur ainsi que de l'allocation aux adultes handicapés, ne démontre pas une insertion particulière au sein de la société française. Dans ces conditions, la décision portant refus de séjour n'a pas porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a ainsi méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. M. A ne saurait utilement invoquer les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre de l'arrêté litigieux dès lors que, d'une part, il n'a pas sollicité de titre de séjour sur ce fondement et, d'autre part, le préfet de la Guyane, qui n'y était pas tenu, n'a pas entendu procéder à un examen de sa situation personnelle au regard de ces dispositions.

13. Si M. A soutient que l'arrêté litigieux serait entaché d'erreur de fait, il n'en apporte toutefois pas les précisions nécessaires permettant d'en apprécier le bien-fondé.

14. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". L'article 16 énonce quant à lui que : " 1. Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. 2. L'enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

15. La décision portant refus de séjour n'a ni pour objet ni pour effet de séparer M. A de ses filles, nées en 2018 et 2020, et rien ne fait obstacle à que la cellule familiale se reconstitue en Haïti, pays dont le requérant, ses enfants et leur mère ont la nationalité. Dans ces conditions, le préfet de la Guyane n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 et 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

16. M. A ne saurait utilement invoquer ni les stipulations de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, qui sont dépourvues d'effet direct à l'égard des particuliers, ni celles de l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui ne sont invocables qu'à l'encontre de la mesure d'éloignement en vertu des stipulations de l'article 51 de cette Charte limitant son applicabilité aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de séjour. Il y a donc lieu de rejeter ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté litigieux en tant qu'il refuse le séjour à M. A. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de renvoi.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 9 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Martin, président,

Mme Lacau, première conseillère,

M. Bernabeu, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023.

Le rapporteur,

Signé

S. F

Le président,

Signé

L. MARTIN Le greffier,

Signé

M.-Y. METELLUS

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

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