jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2100497 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP MASSE-DESSEN, THOUVENIN, COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 15 avril 2021 et le 24 octobre 2023, Mme B C, représentée par la SCP Thouvenin, Coudray et Grevy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'ordonner, avant dire-droit, la communication de l'ensemble des éléments que le garde des sceaux, ministre de la justice a pu recueillir sur le comportement de la première présidente de la cour d'appel dans le cadre de l'enquête administrative diligentée par l'inspection générale de la justice sur le fonctionnement des juridictions guyanaises et en amont de l'engagement des poursuites disciplinaires menées contre la première présidente de la cour d'appel de A ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 50 000 euros, sauf à parfaire, en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait du harcèlement moral dont elle fait l'objet et d'assortir cette somme des intérêts à compter de la date de réception de la demande préalable, ainsi que la capitalisation des intérêts ;
3°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de retirer de son dossier son évaluation de son activité professionnelle 2018-2019 et, le cas échéant, l'ensemble des rapports défavorables, notamment ceux établis par la première présidente de la cour d'appel de A sur sa manière de servir et de prendre l'ensemble des mesures qui lui permettront de bénéficier de l'ensemble des moyens matériels pour exercer les fonctions de juge des enfants ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a été confrontée à des conditions de service très dégradées, lesquelles ont eu un retentissement particulièrement défavorable sur son activité professionnelle ;
- la circonstance qu'elle ait alerté, le président du tribunal judiciaire et la première présidente de la cour d'appel tout le long de sa période d'emploi à A, de l'anormalité de la situation professionnelle qui était la sienne a déplu et n'a pas contribué à améliorer sa situation ;
- l'ensemble des agissements anormaux répétés et caractérisant des dépassements par la première présidente de la cour d'appel de A et le président du tribunal judiciaire du cadre de leurs prérogatives constituent des faits de harcèlement moral ;
- ces faits justifient l'application de l'article 11 de l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature ;
- ces manquements engagent la responsabilité de l'Etat dès lors qu'elle a subi un préjudice moral et un préjudice de carrière.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au
25 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gillmann, conseiller ;
- le rapport de M. Hégésippe, rapporteur public.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a été nommée en tant que vice-présidente chargée des fonctions de juge des enfants à compter du 1er septembre 2017 au tribunal judiciaire de A. L'intéressée, s'estimant victime d'agissements de harcèlement moral à l'occasion de l'exercice de ses fonctions de la part de la première présidente de la cour d'appel de A, ainsi que du président du tribunal judiciaire de A, a adressé au garde des sceaux, ministre de la justice, le 21 décembre 2020, une demande préalable indemnitaire tendant à la réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis et a demandé à ce que l'administration prenne toutes les mesures nécessaires de protection et propres à faire cesser une situation anormale. Le silence gardé par le ministre sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet. Par la présente requête, Mme C demande la condamnation de l'Etat à l'indemniser à hauteur de la somme totale de 50 000 euros à raison des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait du harcèlement moral dont elle fait l'objet et d'assortir cette somme des intérêts à compter de la date de réception de la demande préalable, ainsi que la capitalisation des intérêts.
Sur les conclusions avant-dire droit :
2. Lorsqu'une enquête administrative a été diligentée sur le comportement d'un agent public, y compris lorsqu'elle a été confiée à des corps d'inspection, le rapport établi à l'issue de cette enquête, ainsi que, lorsqu'ils existent, les procès-verbaux des auditions des personnes entendues sur le comportement de l'agent faisant l'objet de l'enquête font partie des pièces dont ce dernier doit recevoir communication en application de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905, sauf si la communication de ces procès-verbaux serait de nature à porter gravement préjudice aux personnes qui ont témoigné.
3. En l'espèce, Mme C ne demande pas l'annulation pour excès de pouvoir d'une décision prise en considération de la personne de la première présidente de la cour d'appel de A, qui fait l'objet d'une procédure disciplinaire devant le conseil supérieur de la magistrature, mais la condamnation de l'Etat à raison d'agissements de harcèlement moral qu'elle estime avoir subis. Par suite, les principes rappelés au point précédent ne sont pas applicables et les conclusions de la requérante tendant à ce qu'il soit ordonné avant-dire droit au garde des sceaux, ministre de la justice de lui communiquer l'ensemble des éléments qu'il a pu recueillir sur le comportement de la première présidente de la cour d'appel de A dans le cadre de l'enquête administrative diligentée par l'inspection générale de la justice sur le fonctionnement des juridictions guyanaises et en amont de l'engagement des poursuites disciplinaires doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
4. Le fait, pour un magistrat dont la situation administrative est régie par l'ordonnance du 22 décembre 1958, de subir des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel caractérise une situation de harcèlement moral. Il appartient à un magistrat judiciaire qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme C a fait l'objet d'une évaluation professionnelle provisoire 2016-2017 établie au mois de janvier 2018 révélant ses qualités professionnelles et compétences juridiques et qu'elle a été amenée à occuper les fonctions de coordonnatrice du tribunal pour enfants de A à compter du 2 janvier 2018. Toutefois, les appréciations reprennent en majorité les " termes des évaluations précédentes " lorsqu'elle était en poste au tribunal de grande instance d'Evry en région parisienne. Il résulte en outre de l'instruction, que sa hiérarchie ne nie pas que l'état du cabinet 3 du tribunal pour enfants, dont l'intéressée a la charge, était déjà dégradé avant son arrivée, tout comme l'ensemble du tribunal pour enfants faisant l'objet d'un " turn-over et de vacances de postes des magistrats et des greffiers ".
6. Mme C soutient, qu'en conséquence des difficultés du tribunal pour enfants, la première présidente de la cour d'appel a fait le choix de la priver d'une partie de ses attributions et de ses responsabilités, qu'en raison de sa charge de travail, elle a eu des soucis de santé, qu'aucune mesure de réorganisation des services n'a été prise par le président de la juridiction, que les tentatives d'organisation d'audiences foraines dans le secteur de l'ouest guyanais ont été mises en échec et quelle n'a pas pu accéder correctement au matériel de visioconférence. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que Mme C aurait eu des problèmes de santé en lien avec la hausse de la charge de travail et que les obstacles matériels dont elle a fait l'objet, qui ne sont pas contestés, révéleraient un comportement abusif de sa hiérarchie. Il ne résulte pas non plus de l'instruction, que la magistrate placée à
Saint-Laurent-du-Maroni, et qui avait la charge de " renforcer l'effectif de la juridiction afin d'assurer le traitement contentieux dans un délai raisonnable " ait été nommé au mois de mai 2019, sans que la requérante ne soit mise au courant. L'intéressée produisant l'ordonnance de la première présidente de la cour d'appel de A du 14 octobre 2019 nommant ladite magistrate à la chambre détachée de Saint-Laurent-du-Maroni. Si Mme C soutient qu'elle n'a pas été mise au courant de cette arrivée visant à réduire le stock de dossier de son cabinet, il résulte d'un courrier électronique du 21 août 2019 adressé au président du tribunal judiciaire que la requérante attendait expressément la réalisation du " projet de déléguer des juges placés pour assurer, compter de septembre 2019, les fonctions de juge des enfants sur le ressort de Saint-Laurent-Du-Maroni ". Mme C ne peut pas non plus soutenir qu'elle a appris à l'arrivée de la magistrate placée qu'elle ne traitait pas son stock dans un délai raisonnable, dès lors qu'il résulte d'un autre courrier électronique du 1er septembre 2019, adressé au président du tribunal judiciaire, qu'elle était consciente, à la suite d'un pré-rapport de l'inspection générale de la justice du mois d'août 2019, que les délais de jugements n'étaient pas raisonnables au sein du tribunal pour enfants. Enfin, il ne résulte pas non plus de l'instruction que l'arrivée de cette magistrate placée a perturbé le service et que l'intéressée a eu encore plus de difficultés à monter des audiences foraines à Saint-Laurent-du-Maroni. Si le garde des sceaux, ministre de la justice ne conteste pas que dans le cadre de l'organisation de ces audiences,
Mme C se serait heurtée au secrétariat général de la cour d'appel de A, ainsi qu'à la présidence de cette cour et que ses projets d'audiences pénales ont été rejetés, la requérante ne produit aucun élément permettant de caractériser des comportements abusifs venant de sa hiérarchie.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 43 de l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature : " Tout manquement par un magistrat aux devoirs de son état, à l'honneur, à la délicatesse ou à la dignité, constitue une faute disciplinaire. / Constitue un des manquements aux devoirs de son état la violation grave et délibérée par un magistrat d'une règle de procédure constituant une garantie essentielle des droits des parties, constatée par une décision de justice devenue définitive () ".
8. La requérante soutient que la circonstance qu'elle ait alerté le président du tribunal judiciaire, ainsi que la première présidente de la cour d'appel de A de l'anormalité de la situation professionnelle qui était la sienne a déplu auprès de ces autorités et ces démarches ont eu un impact négatif. Il n'est pas contesté par le garde des sceaux, ministre de la justice que l'intéressée à proposé plusieurs mesures à sa hiérarchie afin de résorber les dysfonctionnements du tribunal pour enfants et que celles-ci n'ont pas été reprises. Toutefois, cette circonstance ne constitue pas un comportement abusif de la part de sa hiérarchie. Il ne résulte pas non plus de l'instruction que Mme C aurait fait l'objet de propos dénigrants et des invectives de sa hiérarchie. Ainsi, la lettre de la première présidente de la cour d'appel de A du
12 novembre 2018 visant à lui rappeler qu'elle ne pouvait ignorer les règles fondamentales régissant sa fonction ne critique pas le sens des décisions prises par l'intéressée mais son sens du respect des procédures. Par ailleurs, les échanges produits par la requérante sont sans rapport avec ses réflexions sur le dysfonctionnement de son cabinet. En outre, son évaluation professionnelle 2018-2019 se base sur le rapport de fonctionnement du tribunal de grande instance établi en juillet 2019 par l'inspection générale de la justice sur la base de constatations faites en mars-avril 2019 et ne mentionne pas que l'intéressée n'aurait mené aucune réflexion sur la réponse judiciaire apportée aux mineurs de l'ouest guyanais et sur l'avenir de la justice des mineurs dans l'arrondissement de Saint-Laurent-du-Maroni. Si les courriers électroniques du
23 décembre 2019 et du 7 janvier 2020 de la première présidente de la cour d'appel de A, où étaient en copie le président du tribunal judiciaire, le secrétariat général de la cour d'appel et le procureur général près la cour d'appel, révèlent une situation conflictuelle, ceux-ci ne peuvent être considérés comme constitutifs d'un comportement abusif. Ensuite, si Mme C soutient que son taux de fixation de sa prime modulable a été diminué à 10,50 % en 2020, alors que la moyenne est de 12 % au sein de l'ensemble des magistrats, il n'existe pas de droit à la fixation d'un taux déterminé du versement d'une prime modulable laquelle est fixée sur la base de plusieurs critères. Dans ces conditions, la réduction à 10,50 % du taux de sa prime modulable n'est pas constitutive, bien que possiblement ressentie comme telle, d'une sanction ou d'un fait caractérisant, par lui-même, une situation de harcèlement moral. Ainsi, il ne résulte pas de l'instruction, comme le prétend l'intéressée que le comportement de la première présidente serait déplacé au regard du ton et des propos employés et qu'il serait constitutif d'une faute disciplinaire au regard de l'article 43 de l'ordonnance du 22 décembre 1958. Il ne résulte pas non plus de l'instruction que l'objectif de la hiérarchie de la requérante était de lui faire porter la responsabilité des graves dysfonctionnements qui existaient avant son arrivée.
9. En dernier lieu, il ne résulte pas de l'instruction et n'est d'ailleurs pas soutenu que Mme C aurait sollicité vainement le bénéfice de la protection statutaire prévue à l'article 11 de l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature à l'égard des faits de harcèlement dont elle s'estimait faire l'objet.
10. Au regard de l'ensemble des faits ainsi décrits, les difficultés que
Mme C a rencontrées depuis 2017 ne sauraient être regardées comme résultant d'une situation de harcèlement moral. Dans ces conditions, l'intéressée ne justifie pas d'un faisceau d'indices suffisamment probant susceptible de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral.
11. Il résulte de ce qui précède que l'Etat n'a pas commis de faute qui engage sa responsabilité à l'égard de Mme C. Par voie de conséquence, les conclusions indemnitaires présentées par Mme C doivent être rejetées.
Sur l'injonction :
12. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de Mme C doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme C la somme demandée au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Lacau, première conseillère,
M. Gillmann, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
Le rapporteur,
Signé
J. GILLMANN
Le président,
Signé
O. GUISERIX Le greffier,
Signé
C. PAUILLAC
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026