LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2100651

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2100651

jeudi 12 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2100651
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mai 2021, Mme C B doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 15 mars 2021 par laquelle le recteur de l'académie de la Guyane a rejeté sa demande tendant à son inscription sur la liste des promouvables à l'accès au grade hors classe de professeur des écoles pour l'année 2020 ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de la Guyane de l'inscrire sur la liste des promouvables à l'accès au grade hors classe de professeur des écoles pour l'année 2020, ainsi qu'au tableau d'avancement des professeurs des écoles et de procéder à sa nomination au grade hors classe quatrième échelon au 1er septembre 2020 avec conservation de l'ancienneté de huit mois acquise au onzième échelon à la même date ;

3°) d'enjoindre au recteur de l'académie de la Guyane de procéder à la revalorisation de son traitement avec effet rétroactif au 1er septembre 2020, assorti des intérêts au taux légal ;

4°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 1 500 euros en réparation du préjudice moral qu'elle estime avoir subi ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens.

Elle soutient que :

- elle remplit les conditions requises au passage au grade hors classe pour l'année 2020, dès lors qu'elle a obtenu un avis " satisfaisant " dans le cadre de la campagne d'accès au grade hors classe en 2018, qu'elle compte depuis la campagne 2014 plus de deux ans d'ancienneté dans le neuvième échelon, qu'elle était en position d'activité au 31 août 2020 et qu'elle a bénéficié d'un congé parental qui a débuté postérieurement à la date mentionnée dans le bulletin officiel spécial du 5 novembre 2020 ;

- sans l'erreur du recteur de l'académie de la Guyane, elle aurait été promue au grade hors classe au 1er septembre 2020 et l'absence de cette promotion a créé un manque à gagner, ainsi qu'une une inégalité de traitement qui lui sont préjudiciables ;

- elle a subi un préjudice moral dès lors que son honneur a été atteint, ce qui a eu des répercussions sur santé physique.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 août 2023, le recteur de l'académie de la Guyane conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête de Mme B est irrecevable ;

- aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un courrier du 29 août 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office, tirés de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le recteur de l'académie de la Guyane a refusé de l'inscrire sur la liste des promouvables à l'accès au grade hors classe de professeur des écoles de classe normale pour l'année 2020, cette décision ne constituant qu'une mesure préparatoire à l'établissement du tableau d'avancement, n'ayant par suite, pas le caractère d'une décision susceptible d'être déférée devant juge de l'excès de pouvoir et de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires, faute de demande indemnitaire préalable présentée à l'administration.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 90-680 du 1er août 1990 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gillmann ;

- les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public ;

- et les observations de M. A, représentant le recteur de l'académie de la Guyane.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, professeure des écoles de classe normale affectée dans l'académie de la Guyane, était classée au onzième échelon de son grade depuis le 1er janvier 2020. L'intéressée a constaté que le recteur de l'académie de la Guyane ne l'avait pas inscrite sur la liste des professeurs des écoles promouvables au grade hors classe lors de la campagne d'avancement de l'année 2020. Mme B a formé un " recours gracieux " le 27 octobre 2020 dans lequel elle demande son inscription dans la liste des personnels promouvables au passage hors classe. Par un courrier réceptionné le 18 mars 2021, le recteur de l'académie de la Guyane a rejeté son recours gracieux. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 15 mars 2021 par laquelle le recteur de l'académie de la Guyane a rejeté sa demande tendant à son inscription sur la liste des promouvables à l'accès au grade hors classe de professeur des écoles pour l'année 2020 et de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros en réparation du préjudice moral qu'elle estime avoir subi.

Sur la recevabilité des conclusions :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. Aux termes de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception ". Aux termes de l'article L. 112-6 du même code : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation. () ". Toutefois, aux termes de l'article L. 112-2 de ce code : " Les dispositions de la présente sous-section ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents ".

4. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent, les dispositions de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicables aux agents publics.

5. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a adressé le 28 octobre 2020 un courrier électronique tendant à ce qu'elle soit inscrite sur la liste des promouvables à l'accès au grade hors classe de professeur des écoles pour l'année 2020, dont il n'est pas contesté qu'il a été reçu le jour même par les services du rectorat. La décision implicite de rejet née le 28 décembre 2020 du silence gardé par l'administration pendant deux mois est devenue définitive le 2 mars 2021, le 29 février 2021 étant un samedi. La décision expresse de rejet de sa demande du 15 mars 2021, intervenue postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux qui courrait contre la décision implicite n'avait qu'un caractère confirmatif du précédent rejet implicite et n'était pas de nature à rouvrir ou proroger les délais de recours contentieux. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de Mme B enregistrées au greffe du tribunal le 13 mai 2021 sont tardives et doivent être rejetées comme irrecevables.

6. En second lieu, en vertu du deuxième alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, la requête tendant au paiement d'une somme d'argent n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. En méconnaissance de ces dispositions, les conclusions indemnitaires de Mme B n'ont été précédées d'aucune demande préalable susceptible de faire naître une décision de nature à lier le contentieux. Dans ces conditions, ces conclusions sont irrecevables et doivent être rejetées.

7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris, en tout état de cause, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à la mise à la charge des dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au recteur de l'académie de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023 à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Lacau, première conseillère,

M. Gillmann, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2023.

Le rapporteur,

Signé

J. GILLMANN

Le président,

Signé

O. GUISERIX La greffière,

Signé

R. DELMESTRE-GALPE

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions