LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2100839

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2100839

jeudi 25 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2100839
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantFERNANDEZ-BEGAULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 juin 2021, Mme B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision de l'Agence Régionale de Santé de Guyane du 17 juin 2021 rejetant sa demande d'octroi d'une autorisation spéciale d'absence ;

2°) de condamner l'Agence Régionale de Santé de Guyane à lui verser une somme en réparation du préjudice moral qu'elle a subi.

Elle soutient que la décision attaquée est entachée de plusieurs vices de procédure, d'une erreur de droit et porte atteinte à ses droits et à sa situation professionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2021, l'Agence Régionale de Santé de Guyane, représentée par Me Fernandez-Begault, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable car ni les conclusions à fin d'annulation ni les conclusions indemnitaires n'exposent de moyens et de faits, que la décision attaquée constitue une simple mesure d'ordre intérieur, que le contentieux indemnitaire n'a pas été lié et que la requérante ne chiffre pas ses demandes. A titre subsidiaire, elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Schor ;

- les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public ;

- et les observations de Me Fernandez-Begault, représentant l'Agence Régionale de Santé Guyane.

La requérante n'étant ni présente ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a été embauchée en 2010 par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Guyane en tant que cheffe de cabinet de la direction générale. Elle a sollicité le 18 mai 2021 le bénéfice d'une autorisation spéciale d'absence (ASA) à compter du 24 mai 2021, durant la période de fermeture des établissements scolaires en Guyane à raison de la crise sanitaire. Par une décision du 17 juin 2021, le directeur général adjoint de l'ARS Guyane a rejeté cette demande. Par la présente requête, Mme A demande d'une part l'annulation de cette décision et d'autre part la réparation du préjudice moral qu'elle a subi du fait de ce refus.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. La requérante demande l'annulation de la décision du 17 juin 2021 de l'ARS Guyane lui refusant l'octroi d'une ASA en soutenant que cette décision est entachée de vices de procédures et d'erreurs de droit. Toutefois, elle n'assortit ces moyens d'aucune précision permettant de les circonscrire et d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ces moyens ne peuvent qu'être écartés et les conclusions à fin d'annulation rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. Il résulte de l'instruction d'une part que ces conclusions n'ont fait l'objet d'aucune demande à l'administration, d'autre part qu'elles ne sont pas chiffrées. Par suite, l'ARS Guyane est fondée à faire valoir qu'elles sont irrecevables et les fins de non-recevoir doivent être accueillies.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A une somme de 600 euros au titre des frais exposés par l'ARS de Guyane et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Mme A versera à l'ARS de Guyane une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'Agence régionale de Santé de Guyane.

Délibéré après l'audience du 4 mai 2023 à laquelle siégeaient :

M. Martin, président,

Mme Schor, première conseillère,

Mme Deleplancque, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.

La rapporteure,

Signé

E. SCHOR

Le président,

Signé

L. MARTINLa greffière,

Signé

R. DELMESTRE-GALPE

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions