jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2101440 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CENTAURE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 novembre 2021, M. A B, représenté par
Me Marciguey, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 octobre 2019 du préfet de la Guyane refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler durant l'examen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à Me Marciguey, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision contestée est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et le préfet n'a pas répondu à sa demande de communication de motifs du 27 octobre 2020 ;
- elle est entachée d'erreur de droit ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 311-4, R. 311-4 et R. 313-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2023, le préfet de la Guyane, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la décision attaquée n'existe pas car M. B n'a jamais formulé de demande de titre de séjour.
Par une décision du 15 juillet 2021, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le
26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Schor,
- et les observations de Me Briolin, représentant le préfet de la Guyane.
M. B n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant haïtien, né en 1973, est entré en France, selon ses déclarations, en 2012. De son union avec une compatriote est né en 2016 un enfant. Le 30 octobre 2019, il s'est rendu dans les locaux de la préfecture de la Guyane pour solliciter un titre de séjour. Un agent a refusé d'enregistrer sa demande. Par un courrier du 27 octobre 2020, M. B a demandé la communication des motifs de cette décision. Le préfet de la Guyane n'a pas répondu à cette demande de communication de motifs. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de la Guyane a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Malgré une mesure d'instruction diligentée en ce sens par le tribunal le 11 avril 2023, reçue par le conseil du requérant le 17 avril 2023, aucune convocation en préfecture n'a été produite par M. B, en particulier pas à la date 30 octobre 2019. La simple mention manuscrite, qui plus est dans le passeport même du requérant, de la date du 30 octobre 2019 ne suffit pas à établir qu'il s'est effectivement présenté en préfecture à cette date. Dans ces conditions, M. B n'établit pas qu'il a été convoqué en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour, ni qu'il a sollicité un rendez-vous pour ce faire et n'aurait pas été convoqué. Par suite, il ne peut utilement se prévaloir des moyens qu'il invoque à l'encontre de la décision attaquée, dont il n'établit pas la réalité, en l'absence de convocation ou de demande préalable, de sorte que la fin de non-recevoir tirée de l'inexistence de la décision attaquée opposée en défense doit être accueillie.
3. Il résulte de ce qui précède, que la requête de M. B doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023 à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
Mme Schor, première conseillère,
Mme Deleplancque, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
E. SCHOR
Le président,
Signé
L. MARTIN La greffière,
Signé
R. DELMESTRE-GALPE
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
N°2101440
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026