LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2101623

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2101623

jeudi 2 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2101623
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantR. WEYL - F. WEYL - F. WEYL - S. PORCHERON - E. TAULET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 14 et 21 décembre 2021, M. D C, représenté par Me Weyl, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le recteur de la Guyane sur sa demande du 27 août 2021 tendant au bénéfice de la troisième fraction de l'indemnité de sujétion géographique ;

2°) d'enjoindre au recteur, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de lui payer la troisième fraction, assortie des intérêts légaux à compter du 31 août 2021, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2.000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que le refus de paiement est entaché d'erreur de droit, pris en violation de l'autorité de la chose jugée et pris en méconnaissance des dispositions du décret du 15 avril 2013.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2022, le recteur de la Guyane conclut au rejet de la requête, en opposant sa tardiveté, puis en faisant valoir que la troisième fraction a été entièrement versée en mars 2022.

Par un mémoire enregistré le 25 juin 2022, M. C demande l'annulation de la décision implicite, en tant qu'elle refuse de lui payer la somme de 1.595 euros, outre intérêts légaux sur cette somme à compter du 30 mai 202En application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées, par un courrier du 16 décembre 2022 que le jugement est susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'exécution des jugements rendus les 12 mars 2020 et 10 novembre 2021, qui présentent à juger un litige distinct.

Le 26 décembre 2022, M. C a présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Hegesippe, rapporteur public,

- Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Professeur certifié, M. C est affecté en Guyane depuis le 1er septembre 2017. Par un jugement n° 1800600 du 12 mars 2020, ce tribunal a annulé la décision du 6 décembre 2017 par laquelle le recteur de la Guyane a refusé de lui verser la première fraction de l'indemnité de sujétion géographique et a condamné l'Etat à lui payer ce montant assorti des intérêts légaux à compter du 13 septembre 2017. Par un jugement n° 2000048 du 10 novembre 2021, ce tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de M. C tendant au bénéfice de la deuxième fraction de l'indemnité et a condamné l'Etat à lui verser les intérêts légaux pour la période du 14 novembre 2019 au 27 mars 2020, date de mise en paiement du principal.

2. Par un courriel du 27 août 2021, M. C a réitéré sa demande adressée en octobre 2020 tendant au bénéfice de la troisième fraction. Sa requête tend, dans le dernier état de ses écritures, à ce qu'il soit enjoint au recteur de lui payer la somme de 1.595 euros correspondant au solde de la troisième fraction.

3. Il est constant que M. C a perçu en mars 2020, le montant de 19.243,94 euros correspondant aux deux premières fractions, puis en juillet 2020 le montant de 15.120,23 euros. Compte tenu de son reclassement avec effet à la date de son arrivée en Guyane et de la majoration pour son affectation à Saint-Georges de l'Oyapock, il a perçu en mai 2022, postérieurement à l'introduction de la requête, le solde de la troisième fraction d'un montant de 2.749,13 euros. Il en résulte que les conclusions de M. C tendant au paiement de ce solde sont privées d'objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

4. Si le requérant fait valoir que compte tenu de l'absence de paiement des intérêts légaux mis à la charge de l'Etat par les jugements des 12 mars 2020 et 10 novembre 2021, qu'il estime à 1.595,36 euros au 27 mars 2020, la troisième fraction reste impayée à concurrence du même montant, ces conclusions, qui tendent à l'entière exécution des jugements, présentent à juger un litige distinct sur le fondement de l'article L.911-4 du code de justice administrative. Elles ne peuvent qu'être rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense.

5. Il n'y a pas lieu, en l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. C au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C tendant au paiement du solde de la troisième fraction de l'indemnité de sujétion géographique.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse.

Une copie en sera adressée au recteur de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Martin, président,

Mme Lacau, première conseillère,

M. Bernabeu, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023

La rapporteure,

Signé

M.T. B Le président,

Signé

L. MARTIN

La greffière,

Signé

M. A E

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions