jeudi 18 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2200249 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | PAGE JULIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 février 2022 et le 20 mars 2024,
M. A C, représenté par Me Page, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le recteur de l'académie de Guyane a rejeté sa demande tendant à ce que sa rémunération soit réexaminée afin qu'il soit reclassé à l'échelon 10, indice brut 840 (indice majoré 687) à compter du 1er septembre 2017, à l'échelon 11, indice brut 883 (indice majoré 720) à compter du 1er septembre 2020 et à ce que lui soit versé la somme de 11 921,12 euros au titre du rappel de salaire sur la période allant du 1er septembre 2017 au mois de décembre 2021 ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Guyane de reconstituer sa carrière en le reclassant à l'échelon 10, indice brut 840 (indice majoré 687) à compter du 1er septembre 2017 et en le reclassant à l'échelon 11, indice brut 883 (indice majoré 720) à compter du
1er septembre 2020 ;
3°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Guyane de lui verser la somme de
12 230,40 euros au titre du rappel de salaire sur la période allant du mois de février 2018 au mois de février 2022 ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- sa requête est recevable dès lors que ses demandes formées le 8 juillet 2020 et le
7 juillet 2020 ne portent pas sur le même objet ni sur les mêmes causes juridiques que la demande du 9 décembre 2021, que la demande litigieuse est une demande indemnitaire et qu'elle est justifiée par l'existence de nouveaux faits ;
- le recteur de l'académie de Guyane a commis une erreur de droit dès lors qu'en application de l'article 4 du décret du 19 mars 1993 et de l'article 1-3 du décret du
17 janvier 1986, il était tenu de réévaluer sa qualification et sa rémunération à compter de son recrutement par le rectorat en 2017 ;
- le recteur a commis une erreur manifeste d'appréciation quant à l'adéquation entre le niveau de rémunération et ses diplômes et titres, sa qualification, ainsi que l'intégralité de son expérience professionnelle ;
- en raison de son reclassement et de l'application de la loi du 31 décembre 1968, le recteur de l'académie de Guyane doit lui verser la somme de 12 230,40 euros au titre du rappel de salaire sur la période allant du mois de février 2018 au mois de février 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2024, le recteur de l'académie de Guyane conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête de M. C est irrecevable car tardive dès lors qu'il a été saisi de divers recours qui ont été implicitement rejetés ayant tous pour objet unique la réévaluation de son indice de rémunération ;
- les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le décret n° 93-412 du 19 mars 1993 ;
- l'arrêté du 19 mars 1993 fixant la rémunération des personnels contractuels du niveau de la catégorie A exerçant en formation continue des adultes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gillmann, conseiller ;
- les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public ;
- les observations de Me Page, représentant M. C ;
- et les observations de M. B, représentant le recteur de l'académie de Guyane.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a été recruté dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée en tant que conseiller en formation continue au sein du GRETA centre est à Cayenne à compter du 1er septembre 2017 après avoir exercé dans le ressort de l'académie de Reims entre le mois de septembre 2013 et le mois d'août 2017. Le contrat de l'intéressé fixe une rémunération afférente à l'indice brut 800, indice majoré 657. A compter du 1er septembre 2021, M. C a été nommé en tant que directeur adjoint du groupement d'intérêt public formation continue et insertion professionnelle (GIP FCIP) et affecté en tant que directeur opérationnel du centre de formation d'apprentis (CFA) de l'Education nationale en Guyane. M. C a, par un courrier du 9 décembre 2021, demandé au recteur de l'académie de Guyane le réexamen de sa rémunération afin qu'il soit reclassé à l'échelon 10, indice brut 840 (indice majoré 687) à compter du 1er septembre 2017, à l'échelon 11, indice brut 883 (indice majoré 720) à compter du 1er septembre 2020 et à ce que lui soit versé la somme de 11 921,12 euros au titre du rappel de salaire sur la période allant du 1er septembre 2017 au mois de décembre 2021. Par la présente requête, M. C doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision implicite résultant de cette demande.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. En application de ces dispositions, il est de principe qu'une deuxième décision dont l'objet est le même que la première revêt un caractère confirmatif, dès lors que ne s'est produit entre temps aucun changement dans les circonstances de droit ou de fait de nature à emporter des conséquences sur l'appréciation des droits ou prétentions en litige.
4. Le recteur de l'académie de Guyane fait valoir que la requête de
M. C est irrecevable dès lors qu'il a déjà rendu deux décisions portant sur deux recours ayant pour objet unique la réévaluation de son indice de rémunération. Si le requérant soutient que ses demandes antérieures ne portaient pas sur le même objet ni sur les mêmes causes juridiques que sa demande du 9 décembre 2021 qui constitue selon lui une demande indemnitaire et qu'elle est justifiée par l'existence de nouveaux faits, il ressort des pièces du dossier que M. C a formé un recours administratif le 8 janvier 2020 implicitement rejeté et qui n'a pas été contesté dans les délais de recours contentieux, dans lequel il sollicitait le " bénéfice de changement d'échelon avec ses effet rétroactifs " à compter du 1er septembre 2017. Ainsi, au cours de cette demande, l'intéressé pouvait déjà se prévaloir de son expérience professionnelle et de l'acquisition d'une ancienneté suffisante lui permettant de changer d'échelon. En outre, le requérant a formé une nouvelle demande en date du 7 juillet 2020, explicitement rejetée par le recteur le 30 juillet 2020, au sein de laquelle il a sollicité le changement d'indice à compter du 1er septembre 2017 conformément au décret du 19 mars 1993. Par ailleurs, la demande litigieuse ne peut s'analyser comme une demande indemnitaire puisque M. C demande au recteur, qui était selon lui " tenu de réévaluer sa qualification et sa rémunération à son embauche ", de considérer qu'il devait être placé à l'échelon 10, indice brut 840 (indice majoré 687) à compter du 1er septembre 2017 et à l'échelon 11, indice brut 883 (indice majoré 720) à compter du 1er septembre 2020 et à ce qu'il lui verse la somme de 11 921,12 euros au titre du rappel de salaire. Ainsi, et en l'absence de changement dans les circonstances de fait ou de droit, la décision en litige en ce qu'elle concerne le réexamen de la rémunération du requérant à compter du 1er septembre 2017 afin qu'il soit reclassé à l'échelon 10, indice brut 840 (indice majoré 687) présente un caractère confirmatif de la décision implicite de rejet de la demande formée le 8 janvier 2020. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de la demande du 9 décembre 2021 sont irrecevables seulement en tant qu'elles concernent le réexamen de la demande de M. C à compter du 1er septembre 2017, de sorte que la fin de non-recevoir doit être accueillie sur ce point.
5. Toutefois, le recteur de l'académie de Guyane ne conteste pas que la demande du 9 décembre 2021 est la première concernant le réexamen de la rémunération du requérant à compter du 1er septembre 2020 afin qu'il soit reclassé à l'échelon 11, indice brut 883 (indice majoré 720) à compter de cette date. Par suite, la requête de M. C est seulement recevable en ce qui concerne cette partie du litige.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite en tant qu'elle rejette la demande tendant au réexamen de la rémunération de M. C à compter du 1er septembre 2020 :
6. Aux termes de l'article 1er du décret du 19 mars 1993 relatif aux personnels contractuels du niveau de la catégorie A exerçant en formation continue : " Pour l'exercice des activités de formation continue des adultes et d'apprentissage, il peut être fait appel à des agents contractuels pour les emplois du niveau de la catégorie A. () / Lorsque les personnels contractuels sont chargés d'exercer les fonctions de conseiller en formation continue définies à l'article 1er du décret du 22 mai 1990 susvisé, les contrats sont conclus par le recteur d'académie ". L'article 2 de ce décret dispose que : " Il est créé quatre catégories de rémunération d'agents contractuels : hors catégorie, 1re catégorie, 2e catégorie, 3e catégorie. / Les indices bruts minimum, moyen et maximum servant à la détermination de la rémunération de chaque catégorie sont fixés par arrêté conjoint des ministres chargés respectivement de l'éducation, du budget et de la fonction publique ". Aux termes de l'article 4 du même décret : " A l'intérieur de chaque catégorie, l'indice attribué à chaque agent contractuel est fixé par l'autorité qui le recrute en fonction des diplômes et titres qu'il détient, de sa qualification et de son expérience professionnelles antérieures, de la nature et du niveau des fonctions qu'il sera appelé à exercer ".
7. Aux termes de l'article 1-3 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents non titulaires de l'Etat, dans sa rédaction applicable au litige : " Le montant de la rémunération est fixé par l'autorité administrative, en prenant en compte, notamment, les fonctions occupées, la qualification requise pour leur exercice, la qualification détenue par l'agent ainsi que son expérience. / La rémunération des agents employés à durée indéterminée fait l'objet d'une réévaluation au moins tous les trois ans, notamment au vu des résultats des entretiens professionnels prévus à l'article 1-4 ou de l'évolution des fonctions ". Ces dispositions s'appliquent à l'ensemble des agents contractuels relevant de ce décret, quel que soit le fondement du recrutement.
8. M. C soutient que sa rémunération aurait dû être réexaminée au mois de septembre 2020 en application de l'article 1-3 du décret du 17 janvier 1986 dès lors que cela faisait trois ans qu'il travaillait dans l'académie de Guyane, que cela a été demandé par son supérieur hiérarchique et que compte tenu de son expérience et du travail accompli, il aurait pu raisonnablement prétendre à l'indice brut 883 (indice majoré 720). Le recteur de Guyane fait valoir en défense que le requérant a été classé, le 31 mai 2023, à l'échelon 10 avec effet rétroactif à partir du 1er septembre 2021 et qu'il va faire l'objet d'une réévaluation de son indice au regard de son compte rendu professionnel au plus tard au 1er septembre 2024 dès lors qu'entre le 1er septembre 2020 et le 1er septembre 2021, M. C aurait dû percevoir une rémunération brute annuelle de 57 750,59 euros. Ainsi, le recteur admet qu'il n'a pas réévalué la rémunération de l'intéressé à compter du 1er septembre 2020 et il ne ressort d'aucune pièce du dossier que ledit réexamen ait été effectué à cette date, alors même que le contrat à durée indéterminé de l'intéressé courrait depuis le 1er septembre 2017. Dans ces conditions,
M. C est fondé à soutenir que le recteur de l'académie de Guyane a commis une erreur de droit en ne procédant pas à une réévaluation de sa rémunération à compter du
1er septembre 2020.
9. En revanche si M. C soutient qu'il aurait pu prétendre à l'indice brut 883 (indice majoré 720), il ne résulte d'aucune stipulation de son contrat ni d'aucun texte réglementaire qu'il aurait dû être reclassé à cet échelon à compter du 1er septembre 2020. En tout état de cause, la rémunération des agents non titulaires est fixée par voie contractuelle et aucun principe n'impose de fixer par voie réglementaire les conditions de leur rémunération. Dès lors, M. C ne peut utilement se prévaloir de la grille de rémunération des contractuels du niveau de la catégorie A recrutés sur le fondement du décret n° 93-412 de l'académie de Caen, qui ne peut être regardée comme ayant une valeur réglementaire, pour soutenir qu'il aurait dû être classé au 11ème échelon, indice brut 993 (indice majoré 720).
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen de la requête, que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de la décision en litige en tant qu'elle rejette la demande tendant au réexamen de la rémunération de M. C à compter du 1er septembre 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. D'une part, eu égard au rejet des conclusions tendant à l'annulation de la décision en litige en ce qu'elle concerne le réexamen de la rémunération de M. C à compter du 1er septembre 2017 afin qu'il soit reclassé à l'échelon 10, indice brut 840 (indice majoré 687), les conclusions à fin d'injonction à ce qu'il soit placé à l'échelon 10, indice brut 840 (indice majoré 687) à compter du 1er septembre 2017 et celles tendant au rappel de salaire sur la période comprise entre le 1er janvier 2018 et le 1er septembre 2020 doivent également être rejetées.
12. D'autre part, l'exécution du présent jugement n'implique aucune des mesures demandées par le requérant dans ses conclusions à fin d'injonction et notamment de le placer à l'échelon 11, indice brut 883 (indice majoré 720) à compter du 1er septembre 2020. Par ailleurs, et dès lors que le recteur de l'académie de Guyane devait seulement réexaminer sa rémunération à compter du 1er septembre 2020, il n'y a pas non plus lieu de l'enjoindre à lui verser le rappel de salaire en tant qu'il aurait placé à l'échelon 11 à compter du 1er septembre 2020.
Sur les frais liés au litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite de rejet du recteur de l'académie de Guyane faisant suite à la demande de M. C du 9 décembre 2021 est annulée en tant seulement qu'elle rejette sa demande tendant au réexamen de sa rémunération à compter du 1er septembre 2020.
Article 2 : L'Etat versera à M. C une somme de 1 200 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au recteur de l'académie de Guyane.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2024 à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Lacau, première conseillère,
M. Gillmann, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. GILLMANN
Le président,
Signé
O. GUISERIXLa greffière,
Signé
L. MAYEN
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026