mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2200817 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TSHEFU EMILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire en réplique et un nouveau mémoire, enregistrés les 21 juin, 22 et 28 juillet 2022, Mme A E, représentée par Me Tshefu, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, dans l'attente de l'avis des instances médicales, de rétablir provisoirement la totalité de son traitement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de lui rétrocéder les sommes de 1 032,88 euros et 84,80 euros retenues sur son salaire, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite ;
- l'objet de l'action introduite consiste à enjoindre au préfet de la Guyane d'édicter un arrêté dans l'attente d'une régularisation de la situation de sorte que le recours déposé ne saurait être regardé comme faisant obstacle à l'édiction d'une décision administrative ;
- l'utilité des mesures sollicitées réside dans la nécessité de clore la procédure de demande de congé qu'elle a entamée ;
- la préfecture de la Guyane a opéré une confusion dans le traitement de son dossier de sorte que l'utilité et la permanence de l'action introduite ne sauraient être déniées ;
- aucun arrêté n'est intervenu pour son placement en congé de longue maladie de sorte que sa situation est révélatrice de carences graves et permanentes de l'administration ;
- la qualité du management dont elle a fait l'objet justifie qu'il soit fait droit à ses demandes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2022, le préfet de la Guyane conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le conseil médical départemental a émis, le 23 juin 2022, un avis favorable à la demande de la requérante de sorte que les conclusions aux fins de rétablissement de son traitement dans l'attente de cet avis ont perdu leur objet ;
- les conditions requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne sont pas remplies.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Saisi sur le fondement de ces dispositions, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
2. Mme E, adjointe administrative de l'intérieur et de l'Outre-mer, a sollicité, par un courrier du 29 mars 2022, le bénéfice d'un congé longue maladie (CLM) courant à compter du 1er avril 2022. Elle a été convoquée le 26 avril 2022 pour être examinée par le docteur C B lequel a émis un avis favorable à sa demande d'un CLM. L'intéressée, qui estime, d'une part, que l'administration tarde à édicter l'arrêté préfectoral consacrant son congé et, d'autre part, que des retenues ont été indûment appliquées sur son traitement, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Guyane de rétablir la totalité de son traitement dans l'attente de l'avis des instances médicales et de lui rétrocéder les sommes retenues sur son salaire.
3. D'une part, il résulte de l'instruction que le comité médical départemental s'est prononcé le 23 juin 2022 sur la situation de Mme E, soit postérieurement à l'introduction de sa requête, et qu'un arrêté préfectoral du 28 avril 2022 l'a placé en congé maladie ordinaire courant du 29 mars au 1er juillet 2022. Dans ce contexte, les conclusions de l'intéressée tendant au rétablissement provisoire de la totalité de son traitement dans l'attente d'un avis du comité médical départemental ont perdues leur objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
4. D'autre part, si la requérante soutient qu'il appartient à l'administration de lui rétrocéder les sommes retenues sur son salaire, le préfet de la Guyane fait valoir, en premier lieu, que l'évolution du traitement de Mme E a été fonction de la durée de ses congés successifs et, en second lieu, que les bulletins de salaire de l'intéressée font état de saisies à tiers détenteur qui ne sont pas du fait du ministère de l'intérieur. Il en résulte, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, que les moyens et éléments de contexte développés, sur ce point, par la requérante n'établissent pas, en l'espèce, le caractère non contestable de sa demande de rétrocession. Par suite, les conclusions de Mme E tendant à la rétrocession des sommes retenues sur son salaire doivent être rejetées.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme réclamée par Mme E en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme E tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Guyane de rétablir son plein traitement provisoirement dans l'attente de l'avis du conseil médical départemental.
Article 2 : Le surplus des conclusions de Mme E est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A E et au préfet de la Guyane.
Copie pour information sera adressée au secrétariat général pour l'administration de la police nationale de Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 3 août 2022.
Le juge des référés,
Signé
D. HEGESIPPE
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026