vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2200980 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 juillet 2022, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision de la commission disciplinaire de l'université de la Guyane du 27 juin 2022 portant exclusion de tout établissement d'enseignement supérieur pendant deux ans.
Il soutient que la décision attaquée est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, l'université de la Guyane conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un courrier du 14 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, le requérant n'étant plus étudiant de l'Université de la Guyane à la date des faits litigieux.
Les parties n'ont pas présenté d'observations en réponse à ce moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Schor ;
- les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public ;
- et les observations de Mme C, représentant l'université de la Guyane.
Une note en délibéré présentée par l'université de la Guyane a été enregistrée le
14 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. B était étudiant à l'Institut National Supérieur du Professorat et de l'Education (INSPE) de Guyane, dont il a démissionné le 17 avril 2021. Il lui a été reproché par l'Université de la Guyane d'avoir adressé le 8 juin 2021 à une autre étudiante un message à caractère raciste et diffamatoire. À la suite de sa convocation à la réunion le 28 avril 2022 de la commission de discipline de la section disciplinaire compétente à l'égard des usagers, le président de cette commission a prononcé le 27 juin 2022 la sanction d'exclusion pendant deux ans de tout établissement d'enseignement supérieur. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette sanction.
2. Aux termes de l'article R.811-10 du code de l'éducation : " Le conseil académique, constitué en section disciplinaire conformément à l'article L. 811-5, est compétent pour prononcer des sanctions à l'égard des usagers de l'université, dans les conditions et selon la procédure prévue aux articles R. 811-11 à R. 811-42. ". Aux termes de l'article R. 811-11 du même code : " Relève du régime disciplinaire prévu aux articles R. 811-10 à R. 811-42 tout usager de l'université lorsqu'il est auteur ou complice, notamment : / () / 2° De tout fait de nature à porter atteinte à l'ordre, au bon fonctionnement ou à la réputation de l'université. /() ".
3. M. B soutient sans être contesté qu'il a démissionné de l'Université de la Guyane, où il était inscrit, le 17 avril 2021. Les faits qui lui sont reprochés dans la décision attaquée datent du 8 juin 2021. Par conséquent, à la date des faits litigieux, M. B n'était plus usager de l'Université de la Guyane et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il était inscrit, à cette date, dans un autre établissement universitaire. Par suite, en lui infligeant une sanction disciplinaire, la section disciplinaire compétente à l'égard des usagers de cette université a méconnu le champ d'application de la loi.
4. Il résulte de ce qui précède que la décision du 27 juin 2022 doit être annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner le moyen de la requête.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 27 juin 2022 est annulée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'université de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024 à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Schor, première conseillère,
Mme Deleplancque, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
E. SCHOR
Le président,
Signé
O. GUISERIXLa greffière,
Signé
C. PAUILLAC
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026