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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2201046

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2201046

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2201046
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juillet 2022, M. D G, représenté par Me Balima, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 novembre 2021 par lequel le préfet de la Guyane lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans ;

2°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2022 par lequel le préfet de la Guyane a modifié l'arrêté du 18 novembre 2021 en annulant l'article 2 portant interdiction de retour sur le territoire français de deux ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté du 18 novembre 2021 :

- l'arrêté dans son ensemble est entaché d'incompétence ;

- les décisions portant obligation de quitter le territoire français, portant refus de délai de départ volontaire et fixant le pays de destination sont insuffisamment motivées ;

- elles sont entachées d'une erreur de droit ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elles méconnaissent les dispositions des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elles méconnaissent le droit à l'éducation tel que garanti par le préambule de la Constitution ;

En ce qui concerne l'arrêté du 31 mai 2022 :

- l'arrêté dans son ensemble est entaché d'incompétence ;

- il est insuffisamment motivé ;

- les décisions portant obligation de quitter le territoire français, portant refus de délai de départ volontaire et fixant le pays de destination sont entachées d'une erreur de droit ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elles méconnaissent les dispositions des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elles méconnaissent le droit à l'éducation tel que garanti par le préambule de la Constitution.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2024, le préfet de la Guyane conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Par un courrier du 7 août 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 18 novembre 2021 du préfet de la Guyane en tant qu'il prononce une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans sont susceptibles de faire l'objet d'un non-lieu à statuer.

Le 17 septembre 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction, M. G a présenté des pièces complémentaires, qui n'ont pas été communiquées.

Par une décision du 2 juin 2022, M. G a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale s'agissant du recours formé contre l'arrêté du 18 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution du 4 octobre 1958, notamment son préambule ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Marcisieux a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. D G, ressortissant haïtien né le 1er juillet 2000 à Aquin (Haïti), déclare être entré en France en 2019. L'intéressé à fait l'objet d'une interpellation le 18 novembre 2021 dans le cadre d'un contrôle aux fins de vérification du droit de circulation ou de séjour. Par un arrêté du même jour, le préfet de la Guyane lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par un courrier du 15 janvier 2022, M. G a formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté. Par un arrêté du 31 mai 2022, le préfet de la Guyane a modifié l'arrêté du 18 novembre 2021 en annulant l'article 2 portant interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Par la présente requête, M. G demande au tribunal d'annuler les deux arrêtés du préfet de la Guyane du 18 novembre 2021 du 31 mai 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 18 novembre 2021 :

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français de deux ans :

2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet a, par un arrêté du 31 mai 2022, modifié l'arrêté du 18 novembre 2021 en tant qu'il prononce à l'encontre de M. G une interdiction de quitter le territoire français de deux ans. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 18 novembre 2021 prononçant à l'encontre de M. G une interdiction de quitter le territoire français de deux ans sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :

3. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. L'arrêté contesté a été signé par Mme E, cheffe de la section des étrangers en situation irrégulière qui disposait, en vertu de l'article 2 de l'arrêté

n° R03-2021-11-10-00002 du 10 novembre 2021 régulièrement publié et produit par le préfet en défense, d'une subdélégation de M. A, directeur général de la sécurité, de la règlementation et des contrôles, en cas d'absence ou d'empêchement de M. B à l'effet de signer les décisions relevant des attributions du bureau de l'éloignement et du contentieux. Il n'est pas établi que

M. B n'était pas absent ou empêché et M. A disposait d'une délégation du préfet de la Guyane prévue par l'article 1er de l'arrêté n° R03-202-11-09-00009 du 9 novembre 2021, régulièrement publié, dont l'article 4 vise notamment, au sein du sous-titre " en matière d'éloignement et de contentieux ", les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et doit être écarté.

4. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée () ".

5. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté, qui n'est pas stéréotypé, que celui-ci mentionne l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et notamment la référence au parcours de l'intéressé et à sa situation personnelle. Le préfet vise en particulier les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise d'une part, que M. G est dépourvu de titre de séjour, sans emploi et qu'il déclare être célibataire et sans enfant à sa charge et mentionne la présence en France de son père, son petit-frère et sa petite sœur ainsi que la présence dans son pays d'origine de sa mère, son autre frère ainsi que ses trois sœurs. Dès lors, le préfet a mis l'intéressé à même de connaitre les éléments de droit et de fait fondant la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le préfet indique d'autre part, que l'intéressé ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité son admission et refuse de retourner dans son pays d'origine. Dès lors, le préfet a mis l'intéressée à même de connaître les éléments de droit et de fait fondant la décision portant refus de délai de départ volontaire. Enfin, s'agissant de la décision fixant le pays de destination, le préfet précise que l'intéressé n'établit pas être exposée à des risques dans son pays d'origine et vise les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions des articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et dès lors que le préfet n'était pas tenu de faire état de l'ensemble des circonstances propres à sa situation, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

7. M. G déclare être entré irrégulièrement en France en 2019 à l'âge de dix-neuf ans. S'il invoque la présence en France de son père, d'un frère et d'une sœur, il ne justifie ni même n'allègue de la régularité du séjour de ces derniers. Il ressort des pièces du dossiers que l'intéressé poursuivait, à la date à laquelle le préfet a pris son arrêté, un baccalauréat professionnel " métiers du commerce et de la vente ". Toutefois, célibataire et sans enfants, il peut poursuivre sa vie privée et familiers ainsi que ses études or de France, notamment en Haïti où résident sa mère, son autre frère et ses trois autres sœurs. Au surplus, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. G justifierait d'une quelconque insertion économique sur le territoire français. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, il en va de même s'agissant du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du préfet dans son appréciation des conséquences de la décision en litige sur la situation personnelle de l'intéressé. Le préfet n'a pas non plus entaché sa décision d'une erreur de droit quant à la vie privée et familiale de M. G. Pour les mêmes motifs, il en va de même s'agissant du moyen tiré de l'erreur manifeste dans son appréciation des conséquences de l'arrêté en litige sur la situation personnelle de l'intéressé.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à

l'article L. 412-1. ".

9. Eu égard à ce qui a été dit au point 7 du présent jugement, M. F ne fait état d'aucun motif exceptionnel ni d'aucune considération humanitaire qui lui permettrait de bénéficier d'une carte de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ses conditions et à supposer même que le préfet ait entendu examiner la situation de M. F au regard de ses dispositions, le moyen tiré de la méconnaissance de celles-ci doit être écarté.

10. En cinquième lieu, aux termes du 13ème alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 : " La nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture () ".

11. M. G pouvant poursuivre ses études hors de France, aucune atteinte au principe d'égal accès à l'instruction garanti par le treizième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, auquel se réfère celui de la Constitution de 1958, n'est caractérisée.

12. Enfin en dernier lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté en litige ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. G.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 31 mai 2022 :

13. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. La signataire de l'arrêté contesté, Mme C, cheffe du bureau de l'éloignement du contentieux, disposait, en vertu de l'article 2 de l'arrêté n° R03-2022-05-13-00001 du 13 mai 2022, régulièrement publié, d'une subdélégation de M. A, directeur général de la sécurité, de la règlementation et des contrôles, en cas d'absence ou d'empêchement de M. B, à l'effet de signer les refus de séjour et les mesures d'éloignement. Il n'est pas établi que M. B n'était pas absent ou empêché et M. A disposait d'une délégation du préfet de la Guyane prévue par l'article 1er de l'arrêté n° R03-2022-04-08-00008 du 8 avril 2022, régulièrement publié, dont l'article 4 vise notamment, au sein du sous-titre " en matière d'éloignement et de contentieux ", les arrêtés portant mesures d'éloignement. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte attaqué manque en fait et doit être écarté.

14. L'arrêté du 31 mai 2022 du préfet de la Guyane vise l'arrêté du 18 novembre 2021 qu'il modifie en ses articles 1er et 2. Il est constant que ce dernier arrêté, contesté dans la présente instance, a été précédemment adressé à M. G, qui, comme il l'a été relevé au point 5 du présent jugement, est suffisamment motivé. Par suite, et dès lors que le préfet n'était pas tenu de faire état de l'ensemble des circonstances propres à sa situation, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté doit être écarté.

15. Enfin, il résulte de ce qui a été fit aux points 6 à 11 du présent jugement que M. F n'est pas fondé à soutenir que le préfet a méconnu les stipulations de l'articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le droit à l'éducation tel que garanti par le préambule de la Constitution, qu'il n'a pas non plus entaché sa décision d'une erreur de droit ni d'une erreur manifeste dans son appréciation des conséquences de l'arrêté en litige sur la situation personnelle de M. G et qu'il ne ressort ni des termes de l'arrêté en litige ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. G.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des arrêtés du 18 novembre 2021 en tant qu'il prononce une obligation de quitter le territoire sans délai et fixe le pays de destination et l'arrêté du 31 mai 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 18 novembre 2021 en tant qu'il prononce à l'encontre de M. G une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D G et au préfet de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Marcisieux, conseillère,

Mme Topsi, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2024.

La rapporteure,

Signé

M.-R. MARCISIEUXLe président,

Signé

O. GUISERIX La greffière,

Signé

S. PROSPER

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

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