lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201070 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BALIMA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2022, M. E C, représenté par Me Balima, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 avril 2022 par lequel le préfet de la Guyane a refusé sa demande titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, dans un délai de 30 jours et fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " l'autorisant à travailler, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à défaut de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l'arrêté est entachée d'une incompétence de son auteur ;
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen réel de sa situation ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur de droit ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décisions méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation concernant les conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen réel de sa situation ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décisions méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne le pays de destination :
- la décision est insuffisamment motivée.
Le préfet de la Guyane a produit une pièce le 2 août 2024, qui a été communiquée.
Par une décision du 27 juin 2022, M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par un courrier du 14 août 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête étaient susceptibles de faire l'objet d'un non-lieu à statuer, en raison de la délivrance, postérieurement à l'introduction de la requête, d'un récépissé de demande de carte de séjour.
Par un courrier du 22 août 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, avec un délai de départ de 30 jours et fixant le pays destination, étaient susceptibles de faire l'objet d'un non-lieu à statuer, en raison de la délivrance, postérieurement à l'introduction de la requête, d'un récépissé de demande de carte de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Topsi.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. E C, ressortissant haïtien, a déclaré être entré France irrégulièrement le 5 mars 2014. Il a sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 12 avril 2022, le préfet de la Guyane a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et, a fixé le pays de destination. Par sa requête, il demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'étendue du litige :
2. Il ressort de l'extrait de la fiche de M. C au fichier national des étrangers versée au dossier qu'un récépissé de demande de carte de séjour a été délivré le 6 mars 2024 à M. C, soit postérieurement à l'introduction de la requête. Il s'ensuit que le préfet a implicitement mais nécessairement abrogé les décisions du 12 avril 2022 portant obligation de quitter le territoire français, dans un délai de 30 jours, et fixant le pays de destination à son pays d'origine ou tout autre pays dans lequel il établit être admissible. Dans ces conditions, les conclusions tendant à l'annulation de ces décisions, sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation tendant du refus du titre de séjour :
3. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. L'arrêté contesté a été signé par Mme D, cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux, disposait, en vertu de l'article 2 de l'arrêté
n° R03-2022-02-07-00007 du 7 février 2022, régulièrement publié, d'une subdélégation de
M. A, directeur général de la sécurité, de la réglementation et des contrôles en cas d'absence ou d'empêchement de M. B à l'effet de signer les décisions en matière de refus de séjour, d'éloignement et de contentieux. Il n'est pas établi que ce dernier n'était pas absent ou empêché. En outre, M. A disposait d'une délégation du préfet de la Guyane prévue par l'article 1er de l'arrêté n° R03-2022-04-08-000008 du 8 avril 2022, régulièrement publié, dont l'article 4 vise notamment les arrêtés de refus de séjour, les arrêtés d'obligation de quitter le territoire avec délai, et ceux fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et, doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que, d'une part, celui-ci mentionne notamment les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D'autre part, l'arrêté précise les considérations relatives à la situation personnelle de M. C telles que son entrée irrégulière le 5 mars 2014, le refus de titre de séjour qui lui a été opposé, par un arrêté du 24 octobre 2018, assorti d'une obligation de quitter le territoire, l'enregistrement de sa demande de titre de séjour le 26 octobre 2021, qu'il est célibataire, sans enfant, sans emploi et sans ressources, la présence d'une sœur sur le territoire et ses attaches dans son pays d'origine. Dès lors que le préfet n'était pas tenu de faire état de l'ensemble des circonstances propres à sa situation, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, ainsi qu'il a été relevé au point précédent, l'arrêté n'est pas stéréotypé et il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel de sa situation doit, également, être écarté.
7. En quatrième lieu, à l'appui du moyen tiré de l'erreur de fait, M. C fait valoir que c'est à tort qu'il a été considéré qu'il " a conservé des attaches familiales dans son pays d'origine, où il a passé la quasi-totalité de sa vie, et où résident ses parents ". Il ressort des pièces du dossier que M. C, né en 1981, est entré en France le 5 mars 2014, âgé de trente-deux ans et qu'il avait quarante ans au moment de la décision attaquée, et qu'il ne justifie pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. En revanche, si M. C établit que son père est décédé en 2002, en Haïti, en dépit d'une rédaction maladroite retenue par le préfet, il ne ressort pas des pièces du dossier que le celui-ci se serait fondé sur des faits matériellement inexacts. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
9. En l'espèce, M. C est entré irrégulièrement en France le 5 mars 2014, à l'âge de trente-deux ans. L'intéressé établit la continuité de son séjour, la présence de sa sœur et ses neveux, de nationalité française, ainsi que d'un oncle, titulaire d'une carte résident, sur le territoire français. Toutefois, ces circonstances ne sont pas de nature à lui conférer un droit au séjour, d'autant plus qu'il est célibataire, sans enfant, qu'il ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, ni avoir noué des liens stables, anciens et intenses, en dehors de sa sphère familiale. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier que M. C a réalisé une formation d'une durée de deux mois en 2019, cela ne suffit pas à justifier d'une intégration professionnelle et sociale. Il en résulte, eu égard aux conditions et à la durée de son séjour en France que M. C n'est pas fondé à soutenir que, par le refus de titre de séjour qui lui a été opposé, le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation du préfet concernant les conséquences de la décision sur sa situation personnelle doivent, également, être écartés.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
11. M. C ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'a pas sollicité le bénéfice d'un titre de séjour sur ce fondement et que ces dispositions ne prévoient pas l'attribution d'un titre de séjour de plein droit. Par ailleurs, à supposer que, par son arrêté du 12 avril 2022, le préfet aurait entendu se prononcer sur la possibilité d'admettre M. C au séjour sur le fondement de ces dispositions, qu'il a visées, aucun des éléments exposés au point 9 ne constitue, pris ensemble ou séparément, des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour en date du 12 avril 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 12 avril 2022 portant obligation de quitter le territoire français, dans un délai de 30 jours, et fixant le pays de destination.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C, Me Balima et au préfet de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Marcisieux, conseillère,
Mme Topsi, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
M. TOPSI
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
S. PROSPER
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026