jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201157 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | TSHEFU EMILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 août 2022, Mme G F, M. E M, M. B K, M. O, Mme L D et M. N C, représenté par Me Tshefu, doivent être regardés comme demandant au juge des référés :
1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision de non-opposition délivrée le 8 janvier 2021 par le maire de la commune de Matoury, relative à la déclaration préalable présentée par la société outre-mer Télécom pour l'implantation à Stoupan d'une antenne multi-opérateurs mobile ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Matoury la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les requérants soutiennent :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que le chantier d'implantation du pylône a débuté ;
- les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 34-9-1 et D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, de la méconnaissance des articles R. 411-27 et R. 421-9 du code de l'urbanisme, de la méconnaissance du plan local d'urbanisme applicable à la commune de Matoury, et de l'exposition supérieure au niveau maximal d'exposition aux ondes en tout lieu de vie intérieur, sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2022, la société Outremer Télécom, représentée par Me Feldman, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de chacun des requérants la somme de 1 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors, d'une part, que la requête en suspension de M. M, M. K, M. J, M. I C et Mme A D est irrecevable en l'absence de requête au fond signée par eux tendant à l'annulation de la décision dont il est demandé la suspension dans la présente instance, d'autre part, que Mme F ne saurait avoir représenté ces personnes, sans méconnaître l'article R. 431-5 du code de justice administrative, que par ailleurs, Mme F ne justifie pas d'une qualité lui donnant intérêt à agir, en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et, enfin, que le recours au fond n'a pas été régulièrement notifié eu égard aux exigences de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, dès lors que les courriers du 22 juin 2022 constituent une simple information, sans communiquer le recours exercé ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens soulevé n'est propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.
La procédure a été communiquée à la commune de Matoury qui n'a pas présenté d'observations dans la présente instance.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 29 juin 2022 sous le numéro 2200870 par laquelle Mme F demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Metellus, greffière d'audience,
- le rapport de M. H,
- les observations de M. K au nom des requérants, qui relève en particulier l'absence de communication de la commune de Matoury à l'adresse des habitants du chemin Mogès en ce qui concerne la construction du pylône ;
- et celles de Me Feldman pour la société Outremer Télécom, qui reprend l'essentiel de ses écritures, tant en ce qui concerne les moyens d'irrecevabilité que les moyens de fond.
La commune de Matoury n'étant pas représentée.
La clôture de l'instruction a été fixée au 28 septembre 2022 à 11 h05 mn, à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de () recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours () ".
2. Il résulte de ces dispositions que pèse sur l'auteur d'un recours contentieux à l'encontre d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol, une obligation d'information à l'égard tant de l'auteur de la décision contestée que du pétitionnaire, distincte du recours exercé et des formalités qu'il implique, et consistant à notifier aux intéressés une copie du recours, dans un délai de quinze jours francs à compter de son enregistrement au greffe de la juridiction.
3. Par une requête, enregistrée le 29 juin 2022, les requérants ont sollicité l'annulation de la décision dont ils demandent la suspension de l'exécution dans le cadre de la présente instance. Par un courrier du 12 juillet 2022, le tribunal a demandé aux requérants d'apporter la preuve de l'accomplissement des formalités prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme dans un délai de quinze jours à compter de l'enregistrement du recours. Si les requérants ont produit deux courriers du 22 juin 2022, au demeurant antérieurs à l'introduction du recours contentieux enregistré le 29 juin 2022 devant la juridiction, ainsi que la preuve de la notification de ces courriers à la commune de Matoury ainsi qu'à la société Outremer Télécom le 28 juin 2022, ces correspondances se bornent toutefois à informer les intéressées de l'existence d'une procédure en vue de l'annulation de la décision litigieuse qui ne peuvent, en tout état de cause, être assimilées, en l'absence d'éléments établissant que le recours y était joint et que ses destinataires l'avaient reçu à un document présentant des garanties équivalentes à celles exigées par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Ainsi, les requérants ne justifient pas avoir accompli les formalités prescrites par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme précité. Par suite, la requête de Mme F et autres est irrecevable et doit, dès lors, être rejetée sans qu'il soit besoin pour le juge des référés de se prononcer sur les autres fins de non-recevoir soulevées en défense.
Sur les frais liés au litige :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise, sur ce fondement, à la charge de la commune de Matoury, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme F et autres, les sommes demandées par la société Outremer Télécom en application de ces mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme F et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société Outremer Télécom exposées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme G F, M. E M, M. B K, M. O, Mme L D et M. N C, à la société Outremer Télécom et à la commune de Matoury.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
Le juge des référés
Signé
L. H
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef
Ou par délégation le greffier,
Signé
M-Y. METELLUS
N°2201157
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026