jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201195 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CHARLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 septembre 2022, M. A B, représenté par
Me Charlot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avenant n°2 du 1er septembre 2022, par lequel le recteur de l'académie de la Guyane a fixé sa quotité de service à 100% ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de la Guyane de le mettre à disposition sans suspension de salaire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée de vice de procédure car il n'a pas eu d'entretien avec un inspecteur de l'éducation nationale ;
- elle est entachée de vice de forme car elle n'est pas signée par le recteur ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 juin 2024, le recteur de l'académie de la Guyane conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il fait valoir que le requérant a été placé le 4 juillet 2023 en disponibilité pour convenances personnelles qu'il a sollicitée et qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un courrier du 18 juillet 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que l'avenant contesté du 1er septembre 2022 n'existait pas, puisqu'il n'a été signé par aucune des deux parties au contrat, et que, par suite, la requête dirigée contre une décision inexistante serait irrecevable.
Les parties n'ont pas présenté d'observation en réponse à ce moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le décret n°2002-1072 du 7 août 2002 relatif au temps partiel annualisé dans la fonction publique de l'Etat ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Schor,
- les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public,
- et les observations de M. C, représentant le recteur de l'académie de la Guyane.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a conclu le 23 juillet 2014 avec le recteur de l'académie de la Guyane un contrat d'enseignement avec effet au 1er septembre 2014. Après avoir effectué, à sa demande, une période d'activité à temps partiel, M. B demande au tribunal d'annuler l'avenant du
1er septembre 2022, par lequel le recteur de l'académie de la Guyane a fixé sa quotité de service à 100% à compter du 1er septembre 2022.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 4 juillet 2023 du recteur de l'académie de la Guyane, M. B a été placé en disponibilité pour convenances personnelles à compter du 1er septembre 2023, pour une durée d'un an. Le recteur fait valoir que de ce fait, la requête, qui tend à l'annulation de l'avenant du 1er septembre 2022, serait privée d'objet. Toutefois, l'avenant litigieux a pour objet de fixer la quotité de service à effectuer par le requérant au 1er septembre 2022 tandis que l'arrêté du 4 juillet 2023 a pour sa part pour objet de le placer en disponibilité à compter du 1er septembre 2023. Par conséquent, le recteur de l'académie de la Guyane n'est pas fondé à soutenir que la requête est privée d'objet et l'exception de non-lieu à statuer doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article 2 du décret n°2002-1072 du 7 août 2002 relatif au temps partiel annualisé dans la fonction publique de l'Etat : " L'autorisation d'assurer un service à temps partiel annuel est accordée pour une période d'un an, renouvelable deux fois par tacite reconduction. A l'issue d'une période de trois ans, le renouvellement de l'autorisation de travail à temps partiel doit faire l'objet d'une demande et d'une décision expresses ".
4. M. B et le recteur de l'académie de la Guyane ont conclu le 23 juillet 2014 un contrat d'enseignement avec effet au 1er septembre 2014. Le recteur fait valoir sans être contesté qu'à sa demande, M. B a été placé en activité à temps partiel pour trois ans à compter de l'année scolaire 2019-2020. Ainsi, à la date de la décision attaquée, une période de trois ans venait de s'écouler. Il précise qu'il ne pouvait renouveler l'autorisation d'assurer un service à temps partiel de M. B dès lors que ce dernier n'avait fait aucune demande en ce sens, et qu'il était tenu de replacer le requérant dans une position légale et réglementaire, c'est-à dire, à temps complet. Le recteur de l'académie de la Guyane se trouvait en effet en situation de compétence liée, de sorte que les moyens tirés de l'insuffisante motivation, du vice de forme et de l'erreur manifeste d'appréciation entachant la décision attaquée ne peuvent qu'être écartés.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de
M. B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de
M. B, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au recteur de l'académie de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Rolin, présidente,
Mme Lacau, première conseillère,
Mme Schor, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 24 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
E. SCHOR
La présidente,
Signé
E. ROLIN
La greffière,
Signé
R. DELMESTRE-GALPE
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026