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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2201200

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2201200

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2201200
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2022, Mme A B épouse C, représentée par Me Pierre, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel le préfet de la Guyane l'a obligée à quitter le territoire français sans délai de départ, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " l'autorisant à travailler sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou, à défaut, de l'article L. 435-1 du même code, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Guyane de réexaminer la situation de Mme B épouse C, dans un délai de quinze jours à compter de la notification, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- l'arrêté pris dans son ensemble est entaché d'incompétence ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel de sa situation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article

L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît de la circulaire n° NOR INTK1229185C du 28 novembre 2012 ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour du territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle et familiale.

Le préfet de la Guyane a produit une pièce le 2 août 2024, qui a été communiquée.

Par un courrier du 14 août 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête étaient susceptibles de faire l'objet d'un non-lieu à statuer, en raison de la délivrance, postérieurement à l'introduction de la requête, d'un récépissé de demande de carte de séjour.

Par une décision du 3 octobre 2022, Mme A B épouse C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Topsi.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B épouse C, ressortissante haïtienne, a déclaré être entrée en France le 11 novembre 2019. Par un arrêté du 20 juillet 2022, le préfet l'a obligé à quitter le territoire français, sans délai, a fixé le pays de renvoi, et a assorti cette obligation, d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par sa requête, elle demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.

2. Il ressort de l'extrait de la fiche de Mme B épouse C au fichier national des étrangers versé au dossier qu'un récépissé de demande de carte de séjour a été délivré le 25 juin 2024 à Mme B épouse C. Au surplus, le préfet a fait droit à sa demande de titre de séjour valable du 25 juin 2024 au 24 juin 2025. Il s'ensuit que le préfet a implicitement mais nécessairement abrogé, postérieurement à l'introduction de la requête, l'arrêté du

20 juillet 2022 par lequel le préfet de la Guyane a obligé Mme B épouse C à quitter le territoire français sans délai de départ, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Dans ces conditions, les conclusions de

Mme B épouse C tendant à l'annulation cet arrêté ainsi que les conclusions à fin d'injonction, sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droits aux conclusions de Me Pierre, sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de Mme A B épouse C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B épouse C, Me Pierre et au préfet de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Marcisieux, conseillère,

Mme Topsi, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2024.

La rapporteure,

Signé

M. TOPSI

Le président,

Signé

O. GUISERIX

La greffière,

Signé

S. PROSPER

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

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