mercredi 10 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201264 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL JEREMY STANISLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 septembre 2022, M. B A, représenté par Me Stanislas, demande au tribunal :
1°) l'annulation du refus implicite de la commission nationale d'agrément et de contrôle de donner suite à sa demande d'annulation de la décision de la commission locale d'agrément et de contrôle Antilles-Guyane du 31 mars 2022 portant refus de délivrance d'une autorisation préalable ;
2°) à titre principal, d'enjoindre à la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à la formation professionnelle aux métiers de la sécurité privée, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au conseil national des activités privées de sécurité de procéder à un nouvel examen de sa demande tendant à la délivrance d'une autorisation préalable, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2023, le directeur du conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que la requête est devenue sans objet dès lors qu'il a été fait droit à la demande de M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Il résulte de l'instruction que par une décision du 24 octobre 2022, le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a fait droit à la demande présentée par M. A en lui délivrant une carte professionnelle l'autorisant à exercer des activités privées de sécurité. Par suite, la requête de M. A est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité la somme de 1 200 euros à verser à M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE:
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Le conseil national des activités privées de sécurité versera à M. A une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au directeur du conseil national des activités privées de sécurité.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 10 mai 2023.
Le président,
Signé
L. MARTIN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
M-Y. METELLUS
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