vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201321 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP MARIEMA - BOUCHET & BOUCHET |
Vu les procédures suivantes :
I/ Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif le 29 juillet 2022 sous le n°2201058, Mme B D, représentée par Me Bouchet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 juin 2022 par laquelle le centre hospitalier de l'ouest guyanais a prononcé une sanction d'exclusion temporaire de fonctions à son encontre pour une durée de quatre mois du 1er juin 2022 au 30 septembre 2022 ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de l'ouest guyanais de reconstituer sa carrière en conséquence ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de l'ouest guyanais la somme de
3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée et l'avis du conseil de discipline sont dépourvus de motivation ;
- elle n'a pas été convoquée au moins 15 jours avant le conseil de discipline et n'a pas pu y présenter d'observations ni se faire assister par un défenseur de son choix, de sorte que la décision attaquée est entachée de vices de procédure ;
- la sanction a un caractère rétroactif qui est illégal ;
- elle méconnaît le droit de grève constitutionnellement garanti ;
- la décision attaquée porte atteinte au principe d'égalité entre agents publics ;
- la sanction est disproportionnée aux faits qui lui sont reprochés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 8 septembre 2022 et le 22 mai 2024, le centre hospitalier de l'ouest guyanais, représenté par Me Fernandez-Begault, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de Mme D la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un courrier du 17 mai 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'éventuel non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 16 juin 2022, en tant qu'elle décide que Mme D ne percevra aucune rémunération correspondant au mois de juillet 2022, dès lors que la décision du
12 août 2022 du centre hospitalier de l'ouest guyanais a décidé que Mme D percevrait ce salaire du mois de juillet 2022.
II/ Par une requête et un mémoire, enregistrés au greffe du tribunal administratif le
26 septembre 2022 et le 25 avril 2023 sous le n°2201321, Mme D, représentée par
Me Bouchet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du centre hospitalier de l'ouest guyanais du 12 août 2022 par laquelle le centre hospitalier de l'ouest guyanais a prononcé une sanction d'exclusion temporaire de fonctions à son encontre pour une durée de quatre mois à compter de sa notification ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de l'ouest guyanais de reconstituer sa carrière en conséquence à compter du 1er juin 2022 ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de l'ouest guyanais la somme de
3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'avis du conseil de discipline est dépourvu de motivation ;
- il ne lui a pas été communiqué ;
- la décision attaquée méconnaît le droit de grève constitutionnellement garanti ;
- la décision attaquée porte atteinte au principe d'égalité entre agents publics ;
- les faits litigieux ne sont pas établis ;
- la sanction est disproportionnée aux faits qui lui sont reprochés .
Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2022, le centre hospitalier de l'ouest guyanais, représenté par Me Fernandez-Begault, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de Mme D la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la Constitution ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de la santé publique ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Schor,
- les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public,
- et les observations de Me Bouchet, représentant Mme D et de
Me Fernandez-Begault, représentant le centre hospitalier de l'ouest guyanais.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D est aide-soignante titulaire depuis le 14 janvier 2017. Elle est affectée au centre hospitalier de l'ouest guyanais (CHOG). Le 10 janvier 2022, elle et quatre de ses collègues n'ont pas rempli leurs fonctions, en signe de protestation contre la persistance du dysfonctionnement d'un ascenseur, signalé le 27 décembre 2021. Par une décision du
28 janvier 2022, le CHOG a décidé de la suspendre provisoirement de ses fonctions pour quatre mois, dans l'attente des suites d'une procédure disciplinaire. Le conseil de discipline s'est réuni le 31 mars 2022 et a émis un avis favorable à une sanction de six mois d'exclusion temporaire. Par une première décision du 16 juin 2022, le CHOG a prononcé à l'encontre de Mme D une sanction d'exclusion temporaire de quatre mois à compter du 1er juin 2022, avec retenue de traitement pendant trois mois à compter du 1er juillet 2022. Saisi en référé sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, par une ordonnance du
11 août 2022, le juge des référés du présent tribunal a suspendu l'exécution de cette décision en tant qu'elle prenait effet à une date antérieure au 20 juin 2022. Par une seconde décision du
12 août 2022, le CHOG a modifié la première décision du 16 août 2022 et prononcé une nouvelle sanction d'exclusion temporaire pour quatre mois avec retenue de traitement à compter de la notification de cette seconde décision, en précisant que le salaire de Mme D correspondant au mois de juillet 2022 lui serait versé à la date de cette même notification. Par les présentes requêtes, Mme D demande au tribunal d'annuler ces deux décisions.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées concernent un même agent sanctionné pour les mêmes faits. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur le non-lieu partiel en ce qui concerne la rémunération de juillet 2022 :
3. Aux termes de l'article L. 11 du code de justice administrative : " Les jugements sont exécutoires ". Aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". Aux termes de l'article L. 521-1 du même code : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ".
4. Une décision intervenue pour assurer l'exécution d'une mesure de suspension prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative revêt, par sa nature même, un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué sur le recours en annulation présenté parallèlement à la demande en référé. Il en est notamment ainsi lorsque le juge des référés a suspendu l'exécution d'une mesure excluant du service un agent public. Eu égard à son caractère provisoire, une telle décision peut être remise en cause par l'autorité administrative après qu'il a été mis fin aux effets de la suspension ordonnée en référé. La décision de réintégration prise à la suite d'une telle injonction peut ainsi être retirée par l'autorité compétente si le recours tendant à l'annulation de la décision initiale d'exclusion du service est ensuite rejeté. Il en va de même de l'ensemble des mesures prises dans le cadre du déroulement de la carrière de l'intéressé entre sa réintégration et la notification à l'administration du jugement rejetant la demande d'annulation, à l'exception de celles qui se bornent à tirer les conséquences du service fait.
5. Il ressort des pièces du dossier que, par une ordonnance n°2201059 du 11 août 2022, le juge des référés du présent tribunal a suspendu l'exécution de la décision du 16 juin 2022 en tant seulement qu'elle prenait effet à une date antérieure au 20 juin 2022. L'article 3 de cette décision du 16 juin 2022 prévoyait que la rémunération de Mme D ne lui serait pas versée pendant trois mois à compter du 1er juillet 2022 et il n'avait donc pas d'effet à une date antérieure au 20 juin 2022. Toutefois, par une décision du 12 août 2022, le CHOG a décidé de modifier la date d'entrée en vigueur de cette mesure et a prévu, d'une part, que la rémunération de Mme D correspondant au mois de juillet 2022 lui serait versée à compter de la notification de la décision du 12 août 2022 et d'autre part, que sa rémunération ne lui serait plus versée pendant quatre mois à compter de cette même notification. Il en résulte que la décision de verser à Mme D sa rémunération du mois de juillet 2022 ne peut être regardée comme ayant été prise en exécution de l'ordonnance du 11 août 2022, qui ne portait pas sur ce point. Cette décision de versement de la rémunération de juillet 2022 a été notifiée à Mme D le 17 août 2022. En l'absence de recours contentieux, cette décision est devenue définitive le
18 octobre 2022. Par conséquent, la décision du 16 juin 2022, en tant qu'elle prive Mme D de sa rémunération correspondant au mois de juillet 2022, a été partiellement retirée par le CHOG, de sorte que les conclusions correspondantes à fin d'annulation de cette même décision ont perdu leur objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. Le principe d'égalité ne s'oppose pas à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général pourvu que, dans l'un comme dans l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la norme qui l'établit et ne soit pas manifestement disproportionnée au regard des motifs susceptibles de la justifier. Aux termes de l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique : " Les sanctions disciplinaires pouvant être infligées aux fonctionnaires sont réparties en quatre groupes : / 1° Premier groupe : / a) L'avertissement ; / b) Le blâme ; / c) L'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours. / 2° Deuxième groupe : / a) La radiation du tableau d'avancement ; / b) L'abaissement d'échelon à l'échelon immédiatement inférieur à celui détenu par le fonctionnaire ; / c) L'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quatre à quinze jours ; () / 3° Troisième groupe : / a) La rétrogradation au grade immédiatement inférieur et à l'échelon correspondant à un indice égal ou, à défaut, immédiatement inférieur à celui afférent à l'échelon détenu par le fonctionnaire ; / b) L'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de seize jours à deux ans. / 4° Quatrième groupe : / a) La mise à la retraite d'office ; / b) La révocation ".
7. Il ressort des pièces des dossiers que, outre la requérante, quatre agents ont cessé le travail le 10 janvier 2022, Mmes A, C, E et Nordin. Mmes A et C ont été suspendues de leurs fonctions à titre conservatoire par deux décisions du CHOG du
27 janvier 2022. Aucune sanction n'a été prononcée à l'encontre de Mme C, tandis que, par une décision du 16 juin 2022, Mme A, fonctionnaire titulaire, a reçu une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de ses fonctions pendant 15 jours du
1er au 15 novembre 2022. Par deux décisions du 8 novembre 2022, Mmes E et Nordin, agents contractuelles, ont reçu une sanction disciplinaire d'avertissement. Selon son compte-rendu d'audition de la requérante le 20 janvier 2022, Mme D a indiqué : " Tout le monde était d'accord, je suis arrivée la dernière. Le débrayage était prévu pour le 10 depuis la panne de l'ascenseur (donne la copie du mot adressé sur le cahier et signé par des professionnels). Je suis arrivée en retard ce jour. ". Le CHOG ne produit aucun élément de nature à établir ce rôle particulier de Mme D, qui indique au contraire que la décision de cessation de travail était prise depuis le 27 décembre 2021 et que sa mise en œuvre avait été décidée avant même son arrivée tardive le 10 janvier 2022. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de sa suspension à titre conservatoire pendant 4 mois du 1er février au 31 mai 2022, Mme D a cumulé deux sanctions d'exclusions temporaire de fonctions de 4 mois, de sorte qu'elle a été exclue temporairement de fonctions à partir du 1er juin 2022 jusqu'au 17 décembre 2022, soit pour une durée prévisible de 6,5 mois. Les faits reprochés à Mme D sont de nature à justifier une sanction et d'une gravité certaine, et il ressort en effet du compte-rendu d'entretien que Mme D ne regrettait pas la cessation de travail litigieuse. Cependant, cette circonstance ne suffit pas à justifier, dans les circonstances particulières de l'espèce, une sanction d'exclusion temporaire de fonctions pendant 4 mois. Dès lors, Mme D est fondée à soutenir que les décisions attaquées sont disproportionnées avec les faits qui lui sont imputables.
8. Il résulte de ce qui précède que les décisions du 16 juin et du 12 août 2022 doivent être annulées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des requêtes.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ".
10. L'annulation des décisions du 16 juin et du 12 août 2022 portant exclusion temporaire pendant quatre mois implique que l'administration reconstitue la carrière de
Mme D dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés aux litiges :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme D, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le centre hospitalier de l'Ouest Guyanais demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge du centre hospitalier de l'Ouest Guyanais une somme de
2 000 euros au titre des frais exposés par Mme D et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 16 juin 2022 en tant qu'elle prive Mme D de rémunération correspondant au mois de juillet 2022.
Article 2 : Les arrêtés des 16 juin 2022 et 12 août 2022 sont annulés.
Article 3 : Il est enjoint au centre hospitalier de l'Ouest Guyanais de reconstituer la carrière de Mme D dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Article 4 : Le centre hospitalier de l'Ouest Guyanais versera à Mme D une somme de
2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et au centre hospitalier de
l'Ouest Guyanais.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Schor, première conseillère,
Mme Deleplancque, conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 28 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
E. SCHOR
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
C. PAUILLAC
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Nos 2201058, 2201321
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026