LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2201323

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2201323

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2201323
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantPUIGRENIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2022, Mme B C, représentée par Me Puigrenier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 17 janvier 2022 par laquelle le préfet de la Guyane a rejeté sa demande du 14 décembre 2018 tendant à la cession gratuite de la parcelle cadastrée F n° 1248 d'une surface de 19 hectares, 57 ares et 67 centiares, située sur le territoire de la commune de Kourou, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de réexaminer sa demande dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de

100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision du 17 janvier 2022 est entachée d'incompétence ;

- les conclusions de l'enquête administrative du 9 décembre 2019 n'ont jamais été portées à sa connaissance et non pas été annexées à la décision litigieuse ;

- la décision en litige est entachée d'une erreur de droit dès lors que le terme de son bail emphytéotique agricole était fixé à la date du 31 décembre 2022 ;

- le préfet de la Guyane ne pouvait faire usage des dispositions de l'article L. 5141-5 du code général de la propriété des personnes publiques et se fonder sur la circonstance qu'elle ne serait pas agricultrice à titre principal dès lors qu'elle remplissait l'intégralité des conditions de cession gratuite d'une parcelle fixées par les dispositions de l'article L. 5141-3 du même code, seules applicables à son cas ;

- elle est entachée d'erreurs de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que les affirmations du préfet selon lesquelles elle ne serait pas agricultrice à titre principal et qu'elle n'aurait pas respecté son programme de mise en valeur annexé au bail emphytéotique sont erronées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2023, le préfet de la Guyane conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gillmann, conseiller ;

- les conclusions de M. Hegésippe, rapporteur public ;

- et les observations de M. A, représentant le préfet de la Guyane.

Mme C n'étant ni présente, ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, diplômée de la filière agricole, a conclu le 3 avril 1992 avec le Centre national d'études spatiales (CNES) un contrat de bail emphytéotique d'une durée de trente ans allant du 1er janvier 1992 au 31 décembre 2021 portant sur l'exploitation de la parcelle cadastrée F n° 1248 d'une superficie de 19 hectares, 57 ares et 67 centiares située lieudit de la crique des singes rouges sur le territoire de la commune de Kourou. Par une lettre du

18 février 2016, le CNES a informé l'intéressée de la rétrocession de la propriété de la parcelle à l'Etat. Mme C a demandé au préfet de la Guyane, le 14 décembre 2018, la cession gratuite de la parcelle en litige. A la suite d'une enquête de mise en valeur, le directeur de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de la Guyane a émis le 5 décembre 2019 un avis défavorable à cette cession. Par un courrier du 25 octobre 2021, l'intéressée a relancé le préfet de la Guyane et, par une décision du 17 janvier 2022, celui-ci a rejeté sa demande. L'intéressée a formé un recours gracieux le 18 mai 2022 qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de la décision du 17 janvier 2022, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, la décision du 17 janvier 2022 a été signée par M. Gatineau, secrétaire général des services de l'Etat, qui disposait, en vertu de l'article 1er de l'arrêté

n° R03-2021-10-04-00001 du 4 octobre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° R03-2021-261 du même jour, d'une délégation du préfet de la Guyane à l'effet de signer tous les arrêtés, décisions, circulaires, rapport, correspondances et documents, en toutes matières, ainsi que tous les actes en matière contentieuse devant les juridictions administratives et judiciaires, à l'exception desquels ne figurent pas les décisions rejetant les demandes de cession gratuite de parcelles agricoles situées sur le territoire de la Guyane. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et doit, par suite, être écarté.

3. En deuxième lieu, Mme C soutient qu'elle a découvert l'existence des conclusions de l'enquête administrative du 9 décembre 2019 lors de la notification de la décision attaquée, que celles-ci n'ont jamais été portées à sa connaissance et qu'elles n'ont pas été annexées à ladite décision. Toutefois, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que l'enquête de la direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de la Guyane doit être communiquée au titulaire du bail emphytéotique ou être jointe à la décision portant refus de cession gratuite. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que l'enquête a été effectuée le 10 octobre 2019 par une technicienne assermentée du ministère de l'agriculture, d'une volontaire civile à l'aide technique à la direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt et d'un agent foncier de la chambre d'agriculture, en présence de

Mme C. Par suite, ce moyen doit être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 5141-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Dans le département de la Guyane, les terres dépendant du domaine privé de l'Etat peuvent faire l'objet en vue de leur mise en valeur agricole et de la réalisation de travaux d'aménagement rural : / 1° De cessions gratuites à l'expiration de concessions en vue de la culture ou de l'élevage consenties dans les conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ; / 2° De cessions gratuites aux titulaires de baux emphytéotiques à vocation agricole ; / 3° De cessions gratuites à des agriculteurs installés ; () ". Aux termes de l'article L. 5141-3 du même code : " A compter de la date du 6 janvier 2006 et à l'exception des zones mentionnées au dernier alinéa de l'article L. 5141-2, les cessions gratuites de terres à usage agricole mentionnées au 2° de l'article L. 5141-1 peuvent être consenties aux titulaires de baux emphytéotiques à vocation agricole depuis plus de dix ans. () ". L'article L. 5141-5 de ce code dispose que : " I. - Les cessions gratuites de terres à usage agricole mentionnées au 3° de l'article L. 5141-1 peuvent être consenties aux agriculteurs et aux personnes morales mentionnées au second alinéa de l'article L. 5141-4 qui détiennent des titres d'occupation autres que les concessions. / II. - Lorsque le demandeur de la cession est une personne physique, il doit : () / 3° Avoir exercé pendant la période prévue à l'article L. 5141-4 la profession d'agriculteur à titre principal et exploité personnellement les terres dont la cession est demandée. () ". Aux termes de l'article R. 5141-17 du code : " Les terres qui font l'objet de baux emphytéotiques à vocation agricole depuis plus de dix ans peuvent, hors des zones protégées mentionnées au second alinéa de l'article L. 5141-2, être cédées aux titulaires de ces baux si ceux-ci se sont acquittés de l'ensemble de leurs obligations et dans la limite des superficies qu'ils ont effectivement et personnellement mises en valeur. / La demande de cession est formulée par le preneur auprès du préfet six mois au plus tard avant l'expiration du bail. En l'absence de décision du préfet à la date d'expiration du bail, ce dernier est prorogé de plein droit pour une durée d'un an ".

5. D'une part, Mme C ne peut utilement soutenir que le préfet de la Guyane a commis une erreur de droit en indiquant que le bail emphytéotique expirait le

31 décembre 2021 au lieu du 31 décembre 2022 dès lors qu'il s'est uniquement fondé, pour rejeter sa demande, sur les circonstances qu'elle n'est pas agricultrice à titre principal et qu'elle n'a pas respecté le programme de mise en valeur de la parcelle litigieuse. D'autre part, contrairement à ce qui est soutenu, le préfet ne s'est pas fondé sur les dispositions du 3° de l'article L. 5141-1 du code général de la propriété des personnes publiques ni sur celles du 3° du II de l'article L. 5141-5 du même code. En effet, en rejetant la demande de cession gratuite, il a entendu se fonder sur les dispositions du 2° de l'article L. 5141-1 du code général de la propriété des personnes publiques et sur les dispositions de l'article R. 5141-17 qui conditionnent la possibilité de cession de terres aux titulaires de baux emphytéotiques si ceux-ci se sont acquittés de l'ensemble de leurs obligations. Or, il ressort du contrat de bail emphytéotique du 3 avril 1992 que Mme C s'est notamment engagée à " exercer à titre principal la profession d'exploitant agricole, c'est-à-dire à consacrer plus de 50 % de son temps de travail et en retirer 50 % au moins de ses revenus professionnelles () ". Par suite, la requérante n'est également pas fondée à soutenir que le préfet aurait commis une erreur de droit en se fondant sur la circonstance qu'elle n'exerce pas en tant qu'agricultrice à titre principal, qui constituait une obligation au sens des dispositions précitées, pour rejeter sa demande de cession gratuite de la parcelle litigieuse.

6. En dernier lieu, si les dispositions des articles L. 5141-1 et R. 5141-17 du code général de la propriété des personnes publiques instaurent un avantage au profit des titulaires de baux emphytéotiques à vocation agricole, il résulte de leurs termes mêmes que l'attribution de cet avantage ne constitue pas un droit, mais une simple faculté relevant de l'appréciation discrétionnaire de l'administration. Dans ces conditions, un refus de l'administration d'accorder la cession gratuite d'un terrain dépendant du domaine privé de l'Etat au titulaire d'un bail emphytéotique à vocation agricole satisfaisant aux conditions énoncées à l'article R. 5141-17 du code général de la propriété des personnes publiques ne saurait par lui-même révéler une méconnaissance ni de cet article ni de l'article L. 5141-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

7. Mme C soutient qu'en prenant la décision contestée sur les deux motifs tirés du fait qu'elle n'exerce pas à titre principal en tant qu'agricultrice et qu'elle n'a pas respecté le programme de mise en valeur de sa parcelle, le préfet de la Guyane a commis des erreurs de fait et a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

8. D'une part, s'il est constant que l'intéressée est titulaire de diplômes agricoles, il ressort des pièces du dossier et notamment de procès-verbaux d'audition dans le cadre d'enquêtes de flagrance en date du 15 mai 2012 et du 20 juillet 2020, que Mme C se rend rarement sur sa parcelle, qu'elle habite à Cayenne et qu'elle pratique du maraîche sur sa parcelle " en même temps que [sa] première activité d'agent administratif à l'internat Saint-Joseph de Cayenne ", ce qui est confirmé par les termes de son recours gracieux. Il ressort également des pièces du dossier, qu'en tant qu'affiliée de la mutualité sociale agricole, elle a alterné entre les qualités de chef d'exploitation à titre principal et à titre secondaire entre 1992 et le 17 janvier 2022, qu'elle ne fait plus d'élevage depuis 1999, qu'elle ne retire aucun revenu de son activité agricole et qu'en 2019, le terrain était peu exploité. Dans ces conditions, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur de fait en considérant que Mme C n'exerçait pas en tant qu'agriculture à titre principal alors même qu'elle s'était engagée à consacrer plus de

50 % de son temps de travail et en retirer 50 % au moins de ses revenus professionnels lors de la conclusion du contrat de bail emphytéotique. D'autre part, il ressort également du contrat du

3 avril 1992, que Mme C s'est engagée à respecter un programme de mise en valeur de la parcelle dont elle emphytéote. Il ressort de ce programme que l'intéressée a fixé pour objectif d'exploiter quinze hectares de verger, de culture vivrière et d'autre cultures, ainsi que d'élever cinquante moutons. Il n'est pas contesté que le troupeau de mouton de la requérante a été volé en 1999 et qu'elle n'a plus relancé cette activité depuis cette date. Par ailleurs, la parcelle litigieuse a fait l'objet de trois enquêtes foncières entre 2010 et 2019. Les inspecteurs ont constaté en 2010 qu'il existait dix hectares d'anciens pâturages, 1 000 m2 de vergers créoles plantés autour de la maison d'habitation, des cocotiers situés à l'entrée de la parcelle et que

Mme C a abandonné le projet d'élevage. L'enquête foncière de 2014 mentionne

1 500 m2 de culture et aucune bête. La dernière enquête de 2019 fait mention de six pieds de bananes, quelques arbres fruitiers épars, 300 m2 d'ananas et constate qu'il n'y aucune réelle activité agricole existante sur le terrain. Ainsi, en dépit des difficultés dont Mme C a dû faire face entre 1992 et 2021 sur cette parcelle, qui a fait l'objet de nombreux cambriolages et dont la piste permettant l'accès a seulement été réhabilitée en 2013, ce qui a freiné les investissements, les objectifs du programme de mise en valeur du 4 mai 1991 annexés à l'acte de bail emphytéotique ne sont, pour leurs grandes majorité, non atteints. Par suite, le préfet de la Guyane n'a pas non plus commis d'erreur de fait sur ce point. Enfin, eu égard à l'appréciation discrétionnaire dont dispose le préfet, celui-ci n'a pas non plus commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande de cession gratuite de la parcelle litigieuse sur ces deux fondements.

9. Il résulte de tout de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 17 janvier 2022, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au préfet de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Lacau, première conseillère,

M. Gillmann, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. GILLMANN

Le président,

Signé

O. GUISERIX La greffière,

Signé

C. NICANOR

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions