jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201375 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ZZZZRICHARD CLAUDE |
Vu les procédures suivantes :
I/ Par une requête et deux mémoires, enregistrés au greffe du tribunal administratif le
6 octobre 2022, le 13 février 2023 et le 17 juin 2024 sous le n°2201375, M. B A, représenté par Me Richard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 13 septembre 2022 par laquelle le centre hospitalier de l'ouest guyanais a décidé d'interrompre son traitement à compter du 1er septembre 2022 et a considéré que les congés non pris n'ouvrent droit à aucune compensation ou indemnité ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de l'ouest guyanais de reconstituer sa carrière, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de supprimer du mémoire en défense les propos injurieux, outrageants ou diffamatoires en application de l'article L. 741-2 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de l'ouest guyanais la somme de
2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée de vice de procédure car elle n'a pas été précédée d'une mise en demeure ;
- il disposait régulièrement de congés du 30 juin 2022 au 31 décembre 2022 ;
- il est placé en congé de maladie ordinaire depuis le 30 juin 2022.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 6 janvier 2023 et le 15 avril 2024, le centre hospitalier de l'ouest guyanais, représenté par Me Fernandez-Begault, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable car la décision attaquée ne fait pas grief au requérant, et, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 31 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au
1er juillet 2024.
Le centre hospitalier de l'ouest guyanais a été invité, en application de l'article
R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire une extraction du logiciel OCT1ME au 31 décembre 22 ainsi que la signification des acronymes NSC et C45 sur le planning OCT1ME en vue de compléter l'instruction.
Un mémoire présenté pour M. A a été enregistré le 8 juillet 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction.
II/ Par une requête et un mémoire, enregistrés au greffe du tribunal administratif le
10 novembre 2022 et le 13 février 2023 sous le n°2201617, M. B A, représenté par
Me Richard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 25 octobre 2022 par laquelle le centre hospitalier de l'ouest guyanais l'a radié des cadres à compter du 1er septembre 2022 ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de l'ouest guyanais de reconstituer sa carrière, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de supprimer du mémoire en défense les propos injurieux, outrageants ou diffamatoires en application de l'article L. 741-2 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de l'ouest guyanais la somme de
2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée de vice de procédure car elle n'a pas été précédée d'une mise en demeure ;
- un agent placé en congé de maladie ne peut être radié pour abandon de poste ;
- il disposait régulièrement de congés du 30 juin 2022 au 31 décembre 2022 et est placé en congé de maladie ordinaire depuis le 30 juin 2022 ;
- en le plaçant en congé de maladie ordinaire à demi-traitement du 30 octobre 2022 au 4 novembre 2022, le centre hospitalier de l'ouest guyanais a nécessairement renoncé à le radier.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 6 janvier 2023 et le 15 avril 2024, le centre hospitalier de l'ouest guyanais, représenté par Me Fernandez-Begault, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 31 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au
1er juillet 2024.
Le centre hospitalier de l'ouest guyanais a été invité, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire une extraction du logiciel OCT1ME au 31 décembre 22 ainsi que la signification des acronymes NSC et C45 sur le planning OCT1ME en vue de compléter l'instruction.
Un mémoire présenté pour M. A a été enregistré le 8 juillet 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu :
- les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Schor,
- les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public,
- et les observations de Me Marcault-Derouard, substituant Me Richard, représentant
M. A et de Me Fernandez-Begault, représentant le centre hospitalier de l'ouest guyanais.
Considérant ce qui suit :
1. M. A était ingénieur hospitalier, affecté en dernier lieu au centre hospitalier de l'ouest guyanais (CHOG). Par un courrier du 1er juin 2022, il a sollicité son placement à la retraite à compter du 1er janvier 2023. Par un courrier du 4 juillet 2022, le directeur du CHOG a émis un avis favorable à son placement en retraite pour carrière longue, à compter du
1er janvier 2023. Le 29 juin 2022, M. A a annoncé à plusieurs de ses collègues du service technique du CHOG son départ en retraite avec effet immédiat et il a par ailleurs résilié son contrat d'hébergement avec le CHOG avec effet au 30 juin 2022. Par la suite, il n'a plus exercé de fonctions au CHOG entre le 1er juillet 2022 et le 31 décembre 2022. Par un courrier du
2 août 2022, le directeur général du CHOG a informé M. A que s'il n'avait pas repris son poste au plus tard le 8 août 2022, il serait considéré en situation d'abandon de poste, et que cette position entraînerait une radiation des cadres sans procédure disciplinaire préalable. Par un arrêté du 3 août 2022, la même autorité a placé M. A à la retraite à compter du 1er janvier 2023. Par un courrier du 13 septembre 2022, le directeur du CHOG a informé M. A qu'il ne percevrait plus de traitement à compter du 1er septembre 2022, car il était considéré comme ayant rompu de sa propre initiative le lien qui l'unissait au service. Par une décision du 25 octobre 2022, le directeur du CHOG a radié M. A de la fonction publique hospitalière. Par les présentes requêtes, M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 13 septembre 2022 par laquelle le centre hospitalier de l'ouest guyanais a décidé d'interrompre son traitement à compter du
1er septembre 2022 ainsi que la décision du 25 octobre 2022 par laquelle le centre hospitalier de l'ouest guyanais l'a radié des cadres à compter du 1er septembre 2022 et de supprimer du mémoire en défense les propos injurieux, outrageants ou diffamatoires.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2201315 et 2201617 concernent la situation d'un même agent et les mêmes faits. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur le cadre juridique des litiges :
3. Une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié, qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé, l'informant du risque qu'il encourt d'une radiation des cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l'agent ne s'est pas présenté et n'a fait connaître à l'administration aucune intention avant l'expiration du délai fixé par la mise en demeure, et en l'absence de toute justification d'ordre matériel ou médical, présentée par l'agent, de nature à expliquer le retard qu'il aurait eu à manifester un lien avec le service, cette administration est en droit d'estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l'intéressé.
Sur la requête n°2201375 :
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
4. Par la décision attaquée du 13 septembre 2022, le directeur du CHOG indique à
M. A d'une part qu'il est considéré en situation d'abandon de poste depuis le 1er août 2022 et d'autre part que son traitement sera interrompu à compter du 1er septembre 2022. Si par une autre décision du 25 octobre 2022, la même autorité a également prononcé la radiation de la fonction publique hospitalière de M. A à compter du 1er septembre 2022, les deux décisions ont un objet distinct et la décision du 13 septembre 2022, qui n'a pas un caractère purement informatif puisqu'elle a été suivie d'effet et n'est pas qu'une mesure préparatoire de la décision du 25 octobre 2022, fait grief à M. A par elle-même. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le CHOG doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 13 septembre 2022 :
5. Il ressort des pièces du dossier, notamment d'un courriel adressé le 29 juin 2022 par M. A au directeur des ressources humaines du CHOG et d'un tableau de planning individuel du logiciel Octime arrêté à cette date, que M. A a demandé à être absent du service, en congé, de façon ininterrompue à partir du 1er juillet 2022, notamment en congé annuel, récupération du temps de travail, et pose de jours épargnés sur son compte épargne temps (CET). Il ressort toutefois du mail du directeur du CHOG du 30 juin 2022 que cette demande n'a pas été validée et que, à cette date, selon le CHOG, son directeur indiquait que M. A serait en congé du 4 au 22 juillet 2022, en service à partir du 25 juillet 2022 et d'astreinte la première semaine d'août. M. A convenait dès le 30 juin 2022 que sa demande de pose de jours épargnés sur son compte épargne temps n'avait pas été validée. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier, et notamment de l'extraction du logiciel de gestion des temps Octime concernant le requérant et l'année 2022, tableau produit par le CHOG en réponse à une mesure d'instruction, que M. A était en congé du 24 juin au 18 juillet 2022 inclus et non au 22 juillet 2022. Selon ce tableau,
M. A aurait effectué un service de nuit du mardi 19 au vendredi 22 juillet 2022 puis du lundi 25 au jeudi 28 juillet 2022, avant d'être en congé, notamment pour maladie, du 29 juillet 2022 au 31 août 2022, puis radié des effectifs de la fonction publique hospitalière au 1er septembre 2022. Cependant, alors que, dans son mail du 30 juin 2022, le directeur du CHOG indiquait que
M. A était attendu le 25 juillet 2022, cette même autorité indiquait dans le courrier du
8 août 2022 que M. A était attendu seulement une semaine plus tard, le
1er août 2022. Par la décision attaquée du 13 septembre 2022, CHOG a décidé d'interrompre le traitement de M. A à compter du 1er septembre 2022, au motif que ce dernier avait abandonné son poste depuis le 1er août 2022. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment de l'extraction du logiciel Octime pour l'année 2022 concernant M. A, que son congé de maladie ordinaire a été pris en compte et intégré par le CHOG, du lundi 1er août 2022 au mercredi 31 août 2022. En effet, M. A justifie de deux arrêts de travail médicaux prescrits par un médecin généraliste, le docteur C, arrêts couvrant la période du 30 juillet 2022 au
4 septembre 2022. Le 24 août 2022, un autre médecin généraliste, le docteur D, a estimé que l'arrêt de travail prescrit du 4 août 2022 au 4 septembre 2022 était justifié d'une part et que sa prolongation était à prévoir d'autre part. Si dans son mémoire en défense, le CHOG indique qu'il s'agissait d'arrêts de complaisance et que les tests COVID produits par le requérant n'étaient pas valides, il ne produit pas d'élément de nature à justifier ces allégations et ne conteste pas non plus que c'est à sa demande que le Dr D a validé l'arrêt de travail de M. A. Dans ces conditions, M. A doit être regardé comme justifiant de son absence pour une raison d'ordre médical du 1er au 31 août 2022, de sorte qu'en estimant qu'il était en situation d'abandon de poste depuis le 1er août 2022, la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation.
Sur la requête n°2201617 :
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 25 octobre 2022 :
6. Il ressort des termes de la décision attaquée du 25 octobre 2022 qu'elle fait suite au courrier de mise en demeure du 8 août 2022 et au courrier du 13 septembre 2022 indiquant à
M. A qu'il était considéré en abandon de poste. Toutefois, ainsi qu'il a été exposé au point 5, M. A doit être regardé comme justifiant de son absence pour une raison d'ordre médical du 1er au 31 août 2022, de sorte qu'en estimant qu'il était en situation d'abandon de poste depuis le 1er août 2022, la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à soutenir que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des deux requêtes, les décisions du CHOG des
13 septembre et 25 octobre 2022 doivent être annulées.
Sur l'application de l'article L. 741-2 du code de justice administrative dans les deux requêtes :
8. Aux termes de l'article L. 741-2 du code de justice administrative : " Sont également applicables les dispositions des alinéas 3 à 5 de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ci-après reproduites : / " () Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-intérêts () ".
9. Les passages des écritures du centre hospitalier de l'ouest guyanais dont la suppression est demandée n'excèdent pas le droit à la libre discussion et ne présentent pas un caractère injurieux. Les conclusions tendant à leur suppression doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction des deux requêtes :
10. L'exécution du présent jugement implique de réintégrer juridiquement M. A à compter du 1er septembre 2022 et de reconstituer sa carrière. Il y a lieu d'enjoindre au CHOG d'y procéder dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés aux litiges :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, la somme que le CHOG demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge du CHOG une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du centre hospitalier de l'ouest guyanais des 13 septembre et
25 octobre 2022 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au centre hospitalier de l'ouest guyanais de réintégrer juridiquement et de reconstituer la carrière de M. A dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : Le centre hospitalier de l'ouest guyanais versera à M. A une somme globale de
2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes n°2201375 et 2201617 est rejeté.
Article 5 : Les conclusions du centre hospitalier de l'ouest guyanais présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au centre hospitalier de l'ouest guyanais et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Lacau, première conseillère,
Mme Schor, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
E. SCHOR
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
C. PAUILLAC
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Nos 2201375, 2201617
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026