lundi 30 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201417 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL CABANES NEVEU ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 octobre 2022, et un mémoire en réplique enregistré le 6 décembre 2022, Mme A D et Mme B C, représentées par Me Cabanes, demandent au juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la commune de Rémire-Montjoly de retirer ou de résilier l'autorisation d'occupation du domaine communal accordée à la SOCIETE LA ROUTIERE GUYANAISE désormais nommée EIFFAGE TRAVAUX PUBLICS GUYANE, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de retirer l'arrêté 2048/SG-20/3B/2013 du 18 novembre 2013 qui autorisé la société EIFFAGE TRAVAUX PUBLICS ainsi que l'ensemble des
arrêtés portant modification ou renouvellement de cet arrêté, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
3°) de mettre à la charge de la commune de Rémire-Montjoly une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la commune de Rémire-Montjoly les prive de la propriété de la parcelle cadastrée AS 114 et que les décisions attaquées constituent une voie de fait ;
- la mesure sollicitée est utile et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 novembre 2022, la commune de Rémire-Montjoly représentée par Me Bouchet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérantes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". En outre, aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. ".
2. Il résulte des dispositions précitées des articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative que le juge des référés peut prendre toute mesure de nature provisoire et conservatoire, et notamment, prononcer des injonctions à l'égard de l'administration, à condition que l'urgence le justifie, qu'elle soit utile, ne se heurte à aucune contestation sérieuse et ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
3. Mme D et Mme C qui se déclarent propriétaires indivis de la parcelle AS 114 située sur le territoire de la commune de Rémire-Montjoly contestent l'acquisition de ladite parcelle par la commune. Par la présente requête, Mme D et Mme C demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la commune de Rémire-Montjoly de retirer ou de résilier l'autorisation d'occupation accordée à la société Eiffage Travaux Publics Guyane et au préfet de la Guyane de retirer l'arrêté 2048/SG-20/3B/2013 du 18 novembre 2013.
4. D'une part, les requérantes soutiennent que les décisions contestées portent atteinte à leur droit de propriété dès lors que la commune de Rémire-Montjoly prétend, à tort, être propriétaire de la parcelle AS 114, alors qu'elle ne justifierait d'aucun titre de propriété et que l'indivision D n'a pas signé d'acte de vente. Toutefois, la seule circonstance tirée de l'atteinte alléguée au droit de propriété du fait de l'utilisation illégale de ladite parcelle par la commune de Rémire-Montjoly ne saurait justifier l'existence d'une situation d'urgence, ni même de l'utilité de la mesure sollicitée, au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
5. D'autre part, le juge des référés ne peut ordonner sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative que des mesures ne faisant pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative. Il ne saurait en conséquence lui être demandé d'enjoindre à l'administration de retirer un acte administratif même illégal. Par suite, les conclusions de Mme D et Mme C tendant à ce qu'il soit enjoint à la commune de Remire-Montjoly de retirer la convention temporaire d'occupation du domaine communal du 15 septembre 2009 et celles tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Guyane de retirer l'arrêté 2048/SG-20/3B/2013 du 18 novembre 2013, n'entrent pas dans le champ de celles, de nature provisoire ou conservatoire, que le juge des référés peut ordonner sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme D et Mme C ne peut qu'être rejetée, y compris leurs conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme D et Mme C la somme demandée par la commune de Rémire-Montjoly sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme D et Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Rémire-Montjoly sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D, à Mme B C, à la commune de Rémire-Montjoly et au préfet de la Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe, le 30 janvier 2023.
Le juge des référés,
Signé
L. MARTIN
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. PAUILLAC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026