jeudi 28 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201847 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 décembre 2022, Mme E A, représentée par Me Marciguey, demande au tribunal :
1°) d'ordonner avant dire droit un supplément d'instruction concernant les éléments sur lesquels le préfet de la Guyane s'est fondé pour considérer que son état de santé pouvait être pris en charge dans son pays d'origine ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2022 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être renvoyée ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, principalement de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, subsidiairement de réexaminer de sa situation et dans l'attente de lui délivrer un une autorisation provisoire au séjour l'autorisant à travailler sous les mêmes conditions.
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnaît mes dispositions de l'article R. 425-11 en l'absence de communication de l'avis émis le 6 avril 2022 par l'Office français de l'immigration et l'intégration ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'aucune fraude n'a été retenue à son encontre ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 février 2023, le préfet de la Guyane conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une décision du 20 octobre 2022, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Marcisieux a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante haïtienne née le 14 novembre 1998 à Léogâne (Haïti), entrée en France en 2019 afin de solliciter le statut de réfugiée. Sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides par une décision du 12 novembre 2019, et rejetée par la Cour nationale du droit d'asile par une décision du 28 janvier 2020, notifiée le 6 mars 2020. La requérante a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade le 23 septembre 2021. Le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé par un avis émis le 6 avril 2022 que l'état de santé de Mme A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences et qu'elle peut voyager sans risque vers son pays d'origine. Par un arrêté du 20 juin 2022, dont Mme A demande l'annulation, le préfet de la Guyane a rejeté sa demande sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays a destination duquel elle pourra être renvoyée.
Sur le moyen relatif l'arrêté dans son ensemble :
2. Eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. L'arrêté contesté a été signé par Mme D, cheffe de de bureau de l'éloignement et du contentieux, qui disposait, en vertu de l'article 2 de l'arrêté
n° R03-2022-05-13-00001 du 13 mai 2022, régulièrement publié, d'une subdélégation de
M. B, directeur général de la sécurité, de la réglementation et des contrôles en cas d'absence ou d'empêchement, de M. C à l'effet de signer les décisions en matière de refus de séjour, d'éloignement et de contentieux. Il n'est pas établi que ces derniers n'étaient pas absents ou empêchés et M. B disposait d'une délégation du préfet de la Guyane prévue par l'article 1er de l'arrêté n° R03-2022-04-08-000008 du 8 avril 2022, régulièrement publié, dont l'article 4 vise notamment les titres de séjour, les arrêtés d'obligation de quitter le territoire avec délai et fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et doit être écarté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ".
4. La circonstance que l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'aurait pas été communiqué à Mme A, alors au demeurant qu'il a été produit dans le cadre de la présente instance, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose une telle communication. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat / () ".
6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
7. En l'espèce, pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité sur le fondement des dispositions précitées, le préfet de la Guyane s'est notamment fondé sur l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration émis le 6 avril 2022, qui a estimé que si l'état de santé de Mme A nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine. Si la requérante, qui a levé le secret médical, fait valoir qu'elle est atteinte de drépanocytose nécessitant un suivi régulier au centre hospitalier de Cayenne ainsi que de possibles hospitalisations d'urgence régulières, les certificats médicaux qu'elle produit, qui font état de son suivi et des médicaments qui lui sont prescrit, ainsi qu'un extrait du Vidal de 2021 détaillant les risques de sa maladie, un rapport de 2017 du Groupe de la Banque mondiale relatif au système de santé en Haïti, un article de presse, au demeurant postérieur à la date de la décision contestée et une liste des pays les moins avancés, ne sont pas de nature, eu égard à leur caractère général et peu circonstancié, à établir que le défaut de prise en charge de sa pathologie serait de nature à entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'elle ne pourrait voyager sans risque vers son pays d'origine et ne sont dès lors pas de nature à contredire l'avis du collège des médecins du 6 avril 2022. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de la Guyane a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé à Mme A doit être écarté.
8. En deuxième lieu, d'une il ressort des pièces du dossier que Mme A a obtenu le statut de travailleur handicapé par une décision du 27 juillet 2022 de la Maison départementale des personnes handicapées de Guyane, qu'elle poursuivait, à la date de la décision contestée, des études de licence d'administration économique et sociales et dispose d'une promesse d'embauche afin de poursuivre un contrat d'apprentissage. Toutefois, la requérante, célibataire et sans enfant, est entrée sur le territoire en 2019 à l'âge de 21 ans et ne soutient, ni même n'allègue, être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, où elle a vécu la majorité de sa vie. Au surplus, Mme A ne justifie d'aucune insertion économique et sociale en France. Dans ces conditions et eu égard la date de son entrée sur le territoire et aux circonstances de son séjour, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait entachée sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle. Un tel moyen doit par suite être écarté.
9. En troisième lieu, si le préfet fait état dans la décision contestée, d'une suspicion de falsification de son acte de naissance révélé par un rapport d'authentification de la cellule fraudes de la police aux frontières, il résulte de l'instruction que, eu égard à la date d'entrée récente sur le territoire français et de sa situation familiale sur le territoire français, célibataire et sans enfants, il aurait pris la même décision de refus de délivrance d'un titre de séjour.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
11. Compte tenu des circonstances exposées au point 7, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaîtrait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
12. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant à l'appréciation des conséquences de la décision en litige sur la situation personnelle de Mme A doit être écarté.
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas () ".
14. Ainsi qu'il a été dit au point précédent, le délai de trente jours accordés à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français correspond au délai de droit commun. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A aurait expressément demandé au préfet à bénéficier d'une prolongation de ce délai. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté comme inopérant.
Sur la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision fixant le pays de destination n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale et le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut qu'être écarté.
16. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
17. Il résulte de ce qui a été dut au point 7 de ce jugement que Mme A ne justifie pas qu'à la date à laquelle le préfet a pris son arrêté, elle ne pourrait bénéficier d'un suivi médical approprié dans son pays d'origine, ni qu'elle était exposée à de tels risques que ceux énoncés par les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit, dès lors, être écartés. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation des conséquences de la décision en litige sur la situation personnelle de Mme A doit également être écarté.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner avant-dire droit la mesure d'instruction demandée, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 20 juin 2022 du préfet de la Guyane doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonctions et celles présentées au titre des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A et au préfet de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Guserix, président,
Mme Schor, première conseillère,
Mme Marcisieux, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
M.-R. MARCISIEUX
Le président,
Signé
O. GUISERIX La greffière,
Signé
M.-Y. METELLUS
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026