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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2300022

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2300022

jeudi 28 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2300022
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 janvier 2023, Mme B A, représentée par Me Pepin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 juin 2023 par laquelle un agent de la préfecture de la Guyane a oralement refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, principalement de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant à travailler dans un délai de 8 jours et sous astreinte de 50 euros par jours de retard, subsidiairement, au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision contestée, a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2024, le préfet de la Guyane conclut au rejet de la requête.

Par une décision du 27 mars 2023, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Marcisieux a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante congolaise née le 28 octobre 1958 à Kinshasa (République démocratique du Congo), est entrée en France en août 2018. Elle a sollicité la délivrance la délivrance d'une autorisation provisoire au séjour en qualité de parent d'un enfant malade. Elle a ensuite obtenu un rendez-vous en préfecture le 23 juin 2022 afin de déposer une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision de refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour, opposée oralement le 23 juin 2022 par un agent de la préfecture de Guyane.

2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Guyane a délivré à Mme A, postérieurement à la date d'introduction de la requête, un titre de séjour temporaire valable du 12 avril 2024 au 11 avril 2025. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requérante concernant l'arrêté contesté sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances, de faire droit aux conclusions présentées par Mme A au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de Mme A.

Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Schor, première conseillère,

Mme Marcisieux, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.

La rapporteure,

Signé

M.-R. MARCISIEUX

Le président,

Signé

O. GUSERIX La greffière,

Signé

M.-Y. METELLUS

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

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