LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2300133

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2300133

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2300133
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 janvier 2023 et le 30 janvier 2023,

M. C D doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 24 novembre 2022 par laquelle le ministre des armées a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 6 mars 2022 portant régularisation d'un trop-versé sur rémunération d'un montant de 3 927, 33 euros.

Il soutient que le ministre des armées a commis une erreur de droit dès lors que le décret du 13 octobre 1959 n'est plus applicable, qu'un arrêt rendu le 28 septembre 2001 par le Conseil d'Etat précise que l'obligation de rejoindre quotidiennement le domicile familial s'impose au militaire et non aux membres de sa famille et qu'il assume seul l'intégralité des frais relatifs à l'entretien et à l'éducation de sa fille, qui est à sa charge fiscale et à qui il verse la somme de

900 euros tous les mois depuis le 2 juillet 2019.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par un courrier en date du 13 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur un moyen soulevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision du 24 novembre 2022 qui présente le caractère d'une décision confirmative de la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire de

M. D née le 22 juillet 2022, les dispositions de l'article R. 421-3 du code de justice administrative n'étant pas applicables à un recours de plein contentieux.

Le ministre des armées a présenté des observations, enregistrées le 19 juin 2024, sur le moyen d'ordre public qui ont été communiquées.

M. A B a présenté des observations, enregistrées le 19 juin 2024, sur le moyen d'ordre public qui ont également été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la défense ;

- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;

- le décret n° 59-1193 du 13 octobre 1959 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gillmann, conseiller ;

- et les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. D est militaire depuis le 2 septembre 1984 et a été promu en tant que commandant le 1er août 2020. Par un courrier du 6 mars 2022, le service du commissariat des armées a informé l'intéressé de l'existence d'un trop-versé au titre de la majoration de l'indemnité pour charges militaires d'un montant de 3 927, 33 euros pour la période du

1er avril 2020 au 31 octobre 2021. M. D a formé, le 22 mars 2022 un recours administratif préalable obligatoire devant la commission des recours des militaires. Par une décision du 24 novembre 2022, le ministre des armées a rejeté son recours. Par la présente requête, M. D doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 24 novembre 2022 par laquelle le ministre des armées a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 6 mars 2022.

2. Aux termes de l'article 1er du décret du 13 octobre 1959 fixant le régime de l'indemnité pour charges militaires, dans sa rédaction applicable au litige : " 1. L'indemnité représentative de frais dite indemnité pour charges militaires est attribuée aux officiers et militaires non officiers à solde mensuelle, ainsi qu'aux volontaires dans les armées, pour tenir compte des diverses sujétions spécifiquement militaires, et notamment de la fréquence des mutations d'office. () ". Aux termes de l'article 5 bis de ce décret, dans sa rédaction applicable au litige : " Les militaires percevant un ou deux taux particuliers de l'indemnité pour charges militaires peuvent bénéficier, sur leur demande, à l'occasion de chacune des affectations prononcées d'office pour les besoins du service à l'intérieur de la métropole et entraînant changement de résidence au sens du décret n° 2007-640 du 30 avril 2007 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les changements de résidence des militaires sur le territoire métropolitain de la France, d'une majoration de l'indemnité pour charges militaires : / -s'ils n'ont pas refusé un logement correspondant à leur situation de famille et dont l'attribution relève du ministère de la défense ; / -si leur famille réside effectivement avec eux dans leur garnison de service ou dans un périmètre tel qu'ils puissent regagner journellement leur domicile dans des conditions normales ; par dérogation, le droit à la majoration peut être maintenu au titre du dernier logement que la famille a effectivement occupé conformément à la condition précitée et qu'elle continue à occuper, alors que le militaire a changé d'affectation sans se faire rejoindre de sa famille ; / -s'ils sont dans l'obligation de louer un logement dont le loyer principal, charges exclues, est supérieur à un loyer plancher. () ".

3. Il résulte de l'instruction que M. D a été affecté le 8 août 2019 à la base école du 2ème régiment d'hélicoptères de combat au Cannet-des-Maures et résidait à Le Luc en Provence. S'il n'est pas contesté que sa fille aînée est à sa seule charge au sens du code général des impôts depuis son divorce, celle-ci était scolarisée à l'université de Poitiers au titre de l'année universitaire 2019-2020 et à l'université de la Sorbonne au titre de l'année universitaire 2021-2022. Ainsi, alors même que le requérant justifie que sa fille a travaillé au sein du groupe Pierre et Vacances au Lavandou dans le Var au mois de juillet 2020, dans un domaine viticole dans le même département en août et en septembre de la même année et qu'elle a pris des billets de train justifiant le trajet vers le lieu de domiciliation de son père en décembre 2021,

janvier 2022, mai 2022 et septembre 2022, ces éléments ne permettent pas d'établir qu'elle résidait effectivement avec son père au sens de l'article 5 bis du décret du 13 octobre 1959. Dans ces conditions, la condition relative à la résidence de la famille dans la garnison de service ou dans un périmètre permettant au militaire de regagner journellement son domicile dans des conditions normales n'est pas remplie. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit que le ministre des armées a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 6 mars 2022 portant régularisation d'un trop-versé au titre de la majoration de l'indemnité pour charges militaires d'un montant de 3 927, 33 euros pour la période du

1er avril 2020 au 31 octobre 2021.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête, que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du

24 novembre 2022.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et au ministre des armées.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Lacau, première conseillère,

M. Gillmann, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. GILLMANN

Le président,

Signé

O. GUISERIX La greffière,

Signé

C. NICANOR

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026