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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2300317

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2300317

jeudi 19 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2300317
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBARRIQUAULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 février 2023, Mme C B A, représentée par Me Moraga-Rojel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 janvier 2023 par laquelle un agent de la préfecture de la Guyane a oralement refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane d'enregistrer sa demande de titre de séjour, de l'examiner et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision contestée, en tant qu'elle constitue un refus de titre de séjour, a été prise par une autorité incompétente ;

- elle n'est pas motivée ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 424-9 et L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 21 février et 21 novembre 2024, le préfet de la Guyane conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer en produisant une pièce qui a été communiquée.

Par une décision rectifiée du 20 mars 2023, Mme B A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Lebel a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante dominicaine née le 5 novembre 2004, soutient s'être présentée en préfecture le 9 janvier 2023 afin d'y déposer un dossier de demande d'admission au séjour et s'être vue opposer un refus oral d'enregistrement de son dossier de la part d'un agent de la préfecture. Par sa requête, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision du 9 janvier 2023 refusant d'enregistrer sa demande.

2. Il ressort de la fiche de Mme B A au Fichier National des Etrangers (FNE), produite le 21 novembre 2024 par le préfet de la Guyane, que ce dernier lui a remis, postérieurement à la date de l'introduction de la requête, une carte de séjour pluriannuelle valable du 10 novembre 2023 au 9 novembre 2027. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requérante sont devenues sans objet. Il n'y a, donc, plus lieu d'y statuer et l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense doit être accueillie.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B A présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par Mme B A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B A et au préfet de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 5 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Lacau, première conseillère,

Mme Lebel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2024.

La rapporteure,

Signé

I. LEBEL

Le président,

Signé

O. GUISERIX

La greffière,

Signé

C. PAUILLAC

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

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