jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2300371 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GOUTILLE MAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 mars 2023, Mme B A, représentée par Me Goutille, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre le 9 mai 2022 par le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine en vue du recouvrement de la somme de 7.041,05 euros correspondant à un indu de rémunération au mois de mars 2022 ;
2°) de lui accorder la décharge de l'obligation de payer cette somme ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2.000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Mme A invoque l'absence de motivation du titre exécutoire et de bien-fondé de la créance.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 septembre 2023, le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'aucun moyen n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Lacau et les conclusions de M. Hégésippe rapporteur public, ont été entendus au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, agent contractuel de l'enseignement technique agricole affectée à compter du 1er septembre 2020 au lycée d'enseignement agricole de Saint-Laurent du Maroni, a été licenciée pour abandon de poste à compter du 15 février 2022. Elle conteste le titre de perception émis à son encontre le 9 mai suivant par le directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine en vue du recouvrement du montant de 7.041,05 euros correspondant à un indu de rémunération au mois de mars 2022 et demande la décharge de l'obligation de payer ce montant.
2. En premier lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Ainsi tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
3. Par un courrier du 4 février 2022, Mme A a été informée qu'une retenue sur sa rémunération allait être opérée pour la période du 1er septembre 2021 au 19 janvier 2022. Par un arrêté du 11 février suivant, le ministre de l'agriculture et de l'alimentation a décidé de procéder à une retenue pour service non fait à hauteur de cent-vingt-neuf jours pour la période du 1er septembre 2021 au 19 janvier 2022. Le titre de perception mentionne un indu sur la rémunération du mois de mars 2022, en se référant à un document annexé sous l'intitulé " avis des sommes à payer ", qui précise, pour chacun des postes, traitement brut, majoration de 40 %, indemnité de suivi d'orientation des élèves, prime d'équipement informatique et prime d'attractivité, les montants initiaux de la dette, puis les restes à recouvrer. Ainsi, Mme A a été mise à même de discuter utilement les bases de la liquidation de sa dette.
4. En second lieu, le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire indique que l'intéressée a indument perçu, pour la période du 1er septembre 2021 au 15 février 2022, six mois de son traitement brut de 1.242,83 euros, la majoration de traitement de 2.982,78 euros, l'indemnité de suivi d'orientation des élèves de 370,80 euros, la prime d'équipement informatique de 176 euros et la prime d'attractivité de 122 euros, puis qu'elle reste redevable du montant de 7.041,05 euros compte tenu des recouvrements opérés sur les cotisations sociales et de la régularisation des prélèvements à la source. En se bornant à soutenir que l'administration n'établit pas qu'elle serait " effectivement redevable " de la somme de 7.041,05 euros, la requérante ne conteste pas sérieusement le bien-fondé de la créance.
5. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est fondée à demander ni l'annulation du titre exécutoire émis le 9 mai 2022 , ni la décharge de l'obligation de payer la somme de 7.041,05 euros. Sa requête doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L.761-I du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Lacau, première conseillère,
M. Gillmann, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
La rapporteure,
Signé
M.T. LACAULe président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
C. NICANOR
La République mande et ordonne au le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire
en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026