jeudi 13 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2300384 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 mars 2023, M. A B, demande au tribunal d'annuler la décision du 11 janvier 2023 par laquelle la directrice du centre hospitalier de Kourou a mis fin à ses fonctions de chef du pôle médicotechnique.
Il soutient que :
- la décision attaquée est illégale dès lors que la décision mettant fin au découpage par pôles du centre hospitalier de Kourou qui la fonde, est illégale, d'une part, en raison de l'obligation d'un découpage polaire des établissements de santé en application des textes réglementaires, d'autre part, elle a été prise aux termes d'une procédure irrégulière ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas été précédée de l'avis de la commission médicale d'établissement ni de l'avis du directoire conformément au code de la santé publique.
La procédure a été régulièrement communiquée au centre hospitalier de Kourou qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Une mise en demeure a été adressée le 15 novembre 2024 au centre hospitalier de Kourou.
Par un courrier du 26 décembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte dès lors qu'en application de l'article R. 6146-3 du code de la santé publique, il peut être mis fin dans l'intérêt du service aux fonctions de chef de pôle que par une décision conjointe du directeur et du président de la commission médicale d'établissement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Topsi, conseillère,
- les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, a été nommé à compter du 9 décembre 2019 en qualité de chef du pôle " Soutien aux activités cliniques " au centre hospitalier de Kourou, pour une durée de quatre ans, renouvelable. Par une décision du 11 janvier 2023, notifiée le 16 janvier de la même année, la directrice du centre hospitalier de Kourou a mis fin aux fonctions de chef du pôle médicotechnique de M. B en raison de la dissolution de la chefferie de ce pôle à compter du 31 décembre 2022. Par sa requête, M. B demande au tribunal l'annulation de la décision du 11 janvier 2023.
2. Aux termes de l'article R. 6146-3 du code de la santé publique : " Il peut être mis fin dans l'intérêt du service aux fonctions de chef de pôle par décision conjointe du directeur et du président de la commission médicale d'établissement après avis, pour les centres hospitaliers universitaires, du directeur de l'unité de formation et de recherche médicale et du président du comité de coordination de l'enseignement médical. / () ".
3. En l'espèce, la décision contestée a été prise par la directrice du centre hospitalier de Kourou. À défaut de décision conjointe du président de la commission médicale d'établissement, le moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte est fondé.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête que la décision du 11 janvier 2023 mettant fin aux fonctions de chef de pôle médicotechnique au centre hospitalier de Kourou, doit être annulé.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 11 janvier 2023 portant fin des fonctions de chef de pôle médicotechnique de M. A B, est annulée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier de Kourou.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Topsi, conseillère,
Mme Lebel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2025.
La rapporteure,
Signé
M. TOPSI Le président,
Signé
O. GUISERIX La greffière,
Signé
S. MERCIER
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026