vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2300621 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP DROUOT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistré les 18 avril 2023 et 15 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Sevillia, demande, dans le dernier état de ses écritures, au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 août 2022 par laquelle la collectivité territoriale de Guyane a implicitement rejeté sa demande tendant au règlement d'une facture d'un montant 8 400 euros au titre de la location de sa villa ;
2°) de condamner la collectivité territoriale de Guyane à lui verser, en exécution du contrat conclu, la somme de 9 502,31 euros, à parfaire à la date du jugement, avec capitalisation des intérêts ;
3°) d'ordonner l'exécution provisoire du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de la collectivité territoriale de Guyane la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 août 2023, la collectivité territoriale de la Guyane conclu au rejet de la requête.
Elle fait valoir, à titre principal, que la requête est mal dirigée et à titre subsidiaire, qu'elle est portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () " ;
2. En l'espèce, M. B conteste la décision du 20 août 2022 par laquelle la collectivité territoriale de Guyane a implicitement rejeté sa demande tendant au règlement d'une facture d'un montant 8 400 euros au titre de la location de sa villa. Il est constant que M. B a mis à disposition sa maison locative au profit de M. Rodolphe Alexandre, président de la collectivité territoriale de Guyane, dans le cadre de sa campagne électorale. Une telle mise à disposition doit être regardée comme ayant fait naître une relation contractuelle tendant à la location d'un bien appartenant à une personne privée. Dans ces conditions, le contrat implicite conclu entre M. B et M. C ne revêt pas le caractère d'un contrat administratif.
3. Il résulte de ce qui précède que M. B saisit le tribunal administratif d'un litige relatif à l'exécution d'un contrat de droit privé le liant avec une personne de droit privé. Par suite, la requête de M. B doit être rejetée, en toutes ses conclusions, comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la collectivité territoriale de Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier
MY. METELLUS
N°
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026