LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2301065

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2301065

jeudi 20 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2301065
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 9 juin 2023 sous le n° 2301065,

M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 4 avril 2023 rejetant sa réclamation tendant au dégrèvement des suppléments d'imposition à l'impôt sur le revenu auxquels il a été assujetti au titre de l'année 2019 ;

2°) de prononcer la décharge du montant de 6.569 euros en droits et pénalités et le remboursement des frais exposés ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.000 euros au titre de l'article

L.761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- sa demande datée du 24 janvier 2022, tendant à la prorogation du délai de réponse de trente jours à la proposition de rectification reçue le 22 janvier 2022 a été rejetée par un courriel du 1er février 2022 précisant que la réponse devait intervenir au plus tard le 22 février suivant ;

- la mise en recouvrement de l'imposition fixée au 31 octobre 2022 est intervenue avant la fin de la procédure de rectification contradictoire ;

- les frais de garde d'un montant de 2.434 euros sont justifiés par les attestations de versement de 1.417 euros à l'association La Grenouillère et de de 1.017,60 euros à l'association Les Choupinettes ;

- lui et son épouse devaient faire l'objet d'une imposition commune, avec un quotient familial de six parts.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 octobre 2023, le directeur régional des finances publiques de la Guyane conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'aucun moyen n'est fondé.

Par un courrier du 2 mai 2024, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, acte non détachable de la procédure d'imposition,

II. Par une requête enregistrée le 9 juin 2023 sous le n° 2301072,

M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 4 avril 2023 rejetant sa réclamation tendant au dégrèvement des suppléments d'imposition à l'impôt sur le revenu auxquels il a été assujetti au titre de l'année 2020 ;

2°) de prononcer la décharge du montant de 6.328 euros en droits et pénalités et le remboursement des frais exposés ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.000 euros au titre de l'article

L.761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- sa demande datée du 24 janvier 2022, tendant à la prorogation du délai de réponse de trente jours à la proposition de rectification reçue le 22 janvier 2022 a été rejetée par un courriel du 1er février 2022 précisant que la réponse devait intervenir au plus tard le 22 février suivant ;

- la mise en recouvrement de l'imposition fixée au 31 octobre 2022 est intervenue avant la fin de la procédure de rectification contradictoire ;

- les frais de garde d'un montant de 2.490 euros sont justifiés par l'attestation de versement de 2.490 euros à l'association Les Choupinettes ;

- lui et son épouse devaient faire l'objet d'une imposition commune avec un quotient familial de six parts.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 octobre 2023, le directeur régional des finances publiques de la Guyane conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'aucun moyen n'est fondé.

Par un courrier du 2 mai 2024, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, acte non détachable de la procédure d'imposition,

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Lacau, les conclusions de M. Hegesippe et les observations de

M. B ont été entendus au cours de l'audience publique, le directeur régional des finances publiques de la Guyane n'étant pas représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Par deux requêtes enregistrées sous les n°s 2301065 et 2301072, qu'il y a lieu de joindre pour y statuer par un seul jugement M. B demande, d'une part, l'annulation des décisions du 4 avril 2023 rejetant ses réclamations tendant au dégrèvement des suppléments d'imposition à l'impôt sur le revenu auxquels il a été assujetti au titre des années 2019 et 2020 à la suite d'un contrôle sur pièces, d'autre part, la décharge de ces impositions.

Sur la demande d'annulation :

2. Les conclusions tendant à l'annulation des décisions du 4 avril 2023, actes non détachables des procédures d'imposition, ne sont pas recevables.

Sur la demande de décharge :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

3. Il résulte des dispositions combinées des articles L.57, L.11 et R.57-1 du livre des procédures fiscales qu'un contribuable dispose d'un délai franc de trente jours pour faire connaître ses observations sur la proposition de rectification et que la durée de ce délai peut être portée à soixante jours à sa demande.

4. Il est constant que la proposition de rectification au titre des années 2019 et 2020 datée du 14 janvier 2022 a été reçue par M. B le 21 janvier suivant. Le requérant fait valoir que sa demande tendant à la prorogation du délai de réponse de trente jours qui lui était imparti a été rejetée par un courriel du 1er février 2022, il résulte, toutefois, de l'instruction que cette demande a en définitive été acceptée par un courriel du 15 février 2022, qu'il ne conteste pas avoir reçu. Il a produit des observations par un courrier du 23 mars suivant, adressé postérieurement à l'expiration du délai de soixante jours qui lui était imparti, expirant le

lundi 21 mars 2022, auxquelles l'administration fiscale a néanmoins répondu, alors qu'elle n'y était pas tenue, par un courrier n° 3926 du 11 avril suivant. Ainsi, la mise en recouvrement des impositions fixée au 31 octobre 2022 n'est pas intervenue avant l'achèvement de la procédure de rectification contradictoire.

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :

S'agissant de la charge de la preuve :

5. Aux termes du premier alinéa de l'article R.194-1 du livre des procédures fiscales " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. ". Dès lors qu'il s'est abstenu de répondre dans le délai qui lui était imparti à la proposition de rectification, M. B supporte, conformément aux dispositions de l'article R.194-1 du livre des procédures fiscales, la charge de la preuve de l'absence de bien-fondé des redressements.

S'agissant du quotient familial :

6. D'une part, aux termes de l'article 6 du code général des impôts dans sa rédaction en vigueur : " 1. Chaque contribuable est imposable à l'impôt sur le revenu, (). Sauf application des dispositions du 4 et du second alinéa du 5, les personnes mariées sont soumises à une imposition commune pour les revenus perçus par chacune d'elles et ceux de leurs enfants et des personnes à charge mentionnés au premier alinéa ; cette imposition est établie aux noms des époux. () 4. Les époux font l'objet d'impositions distinctes : a. Lorsqu'ils sont séparés de biens et ne vivent pas sous le même toit ; b. Lorsqu'étant en instance de séparation de corps ou de divorce, ils ont été autorisés à avoir des résidences séparées ; c. Lorsqu'en cas d'abandon du domicile conjugal par l'un ou l'autre des époux, chacun dispose de revenus distincts. 5. Les personnes mariées et les partenaires liés par un pacte civil de solidarité sont soumis à une imposition commune pour les revenus dont ils ont disposé pendant l'année du mariage () ".

7. D'autre part, en vertu du premier alinéa de l'article 193 du code général des impôts, le revenu imposable est, pour le calcul de l'impôt sur le revenu, divisé en un certain nombre de parts, fixé conformément à l'article 194, d'après la situation et les charges de famille du contribuable. En vertu du I de l'article 194 du même code, le nombre de parts à prendre en considération pour la division du revenu imposable prévue à l'article 193 est fixé à 6 pour les contribuables mariés ayant cinq enfants à charge. Aux termes du deuxième alinéa du I du même article : " Lorsque les époux font l'objet d'une imposition séparée en application du 4 de l'article 6, chacun d'eux est considéré comme un célibataire ayant à sa charge les enfants dont il assume à titre principal l'entretien. Dans cette situation, ainsi qu'en cas de divorce, de rupture du pacte civil de solidarité ou de toute séparation de fait de parents non mariés, l'enfant est considéré, jusqu'à preuve du contraire, comme étant à la charge du parent chez lequel il réside à titre principal. ". Aux termes de l'article 196 dudit code : " Sont considérés comme étant à la charge du contribuable, que celle-ci soit exclusive, principale ou réputée également partagée entre les parents, à la condition de n'avoir pas de revenus distincts de ceux qui servent de base à l'imposition de ce dernier : 1° Ses enfants âgés de moins de 18 ans ou infirmes ; 2° Sous les mêmes conditions, les enfants qu'il a recueillis à son propre foyer ". En vertu de l'article 196 bis, l'année de la réalisation ou de la cessation de l'un ou de plusieurs des événements ou des conditions mentionnés aux 4 à 6 de l'article 6, il est tenu compte de la situation au

31 décembre de l'année d'imposition. Enfin, aux termes de l'article 193 ter : " A défaut de dispositions spécifiques, les enfants () à charge s'entendent de ceux dont le contribuable assume la charge d'entretien à titre exclusif ou principal, nonobstant le versement ou la perception d'une pension alimentaire pour l'entretien desdits enfants ".

8. M. B et son épouse ont fait l'objet d'une imposition commune au titre des années antérieures aux années d'imposition en litige. Ayant fait l'objet d'une imposition distincte au titre des années 2019 et 2020, M. B, qui a bénéficié d'une part pour le calcul de l'impôt sur le revenu, sollicite l'application d'une imposition commune avec son épouse, en faisant valoir qu'en 2019, il était toujours marié sous le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts. Par ailleurs, il a eu avec son épouse deux enfants nés en 2015 et en 2016, invoque la présence au foyer des trois autres enfants de son épouse nés d'une précédente union, respectivement en 2008, 2010 et 2013, et sollicite le bénéfice de six parts de quotient familial pour le calcul de son revenu imposable.

9. L'administration fiscale fait valoir sans être sérieusement contredite sur ce point que les époux sont séparés depuis le 21 août 2019, que le 16 janvier 2020, l'épouse du requérant a déclaré cette séparation et qu'elle dépose ses déclarations de revenus à compter de l'année 2019 sous une adresse différente, puis que le requérant lui-même a indiqué, lors de sa déclaration de revenus au titre de l'année 2019, être séparé depuis le 21 août 2019. Pour sa part, M. B se borne à produire la copie de l'acte de mariage célébré le 9 novembre 2013 et les actes de naissance des enfants, puis à faire valoir sans autres précisions que lui et son épouse assument " la charge effective d'entretien et d'éducation des enfants ". Le requérant, dont la situation s'apprécie au 31 décembre des années d'imposition en litige en vertu de l'article 196 bis du code général des impôts, n'apporte pas la preuve qui lui incombe qu'il vivait alors sous le même toit que son épouse. En mettant en recouvrement les impositions séparées des époux, l'administration fiscale n'a donc pas fait une inexacte application des dispositions citées au point 6 de l'article 6 du code général des impôts.

10. M. B ne justifie, enfin, ni de la résidence de tout ou partie des enfants à son domicile à titre principal, ni qu'il assurerait l'entretien à titre principal de ces enfants. Il n'apporte ainsi aucun élément pouvant permettre de bénéficier de la présomption prévue par les dispositions du I de l'article 194 du code général des impôts selon lesquelles les enfants sont, jusqu'à preuve du contraire, à la charge du parent chez lequel ils ont leur résidence principale. Il ne peut, dans ces conditions, prétendre au bénéfice des six parts sollicitées pour le calcul de son revenu imposable.

S'agissant des frais de garde :

11. Aux termes de l'article 200 quater B du code général des impôts dans sa rédaction applicable aux impositions en litige : " Les contribuables () peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt égal à 50 % des dépenses effectivement supportées pour la garde des enfants âgés de moins de six ans qu'ils ont à leur charge. Ces dépenses sont retenues dans la limite d'un plafond fixé à 2.300 euros par enfant à charge et à la moitié de ce montant lorsque l'enfant est réputé à charge égale de l'un et l'autre de ses parents. Ce crédit d'impôt vient en réduction de l'impôt sur le revenu dû au titre de l'année au cours de laquelle les dépenses sont effectivement supportées ().".

12. Si le requérant produit pour l'année 2019 une attestation de versement de

1.417 euros à l'association La Grenouillère et une facture de 392,80 euros émise par l'association Les Choupinettes, d'ailleurs adressée à son épouse, puis pour l'année 2020 trois factures d'un montant de 212,80 euros, une facture d'un montant de 448 euros et deux factures d'un montant de 368 euros émises par l'association Les Choupinettes, également au nom de son épouse, ainsi qu'il a été dit au point 10, il ne justifie pas que les enfants concernés, dont l'une est la fille de son épouse née d'une précédente union, étaient à sa charge au sens et pour l'application des dispositions de l'article 200 quater B du code général des impôts. C'est, dès lors, à bon droit que l'administration fiscale a remis en cause le crédit d'impôt de 1.150 euros obtenu au titre des années 2019 et 2020 pour les frais de garde déclarés par M. B.

13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 12 que M. B n'est pas fondé à demander la décharge des impositions en litige.

Sur les frais de procès :

14. L'Etat n'étant pas la partie perdante, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative par M. B, qui n'a d'ailleurs pas eu recours au ministère d'un avocat et ne justifie ni même n'allègue avoir exposé des frais de procès, ne peuvent en tout état de cause être accueillies.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. B sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur régional des finances publiques de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Guiserix, président,

Mme Lacau, première conseillère,

M. Gillmann, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.

La rapporteure,

Signé

M.T. LACAULe président,

Signé

O. GUISERIXLa greffière,

Signé

S. MERCIER

La République mande et ordonne au ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

N°s 2301065, 230107

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions